Seigneur-Croc



III – L’assaut de l’empire Otrajyd
25 août 2011

Cette histoire a pour particularité de se dérouler parfois hors des frontière de Koljeizer. Elle introduit aussi un certain nombre de personnages, et est ma première historie non linéaire. Elle ne casse pas des briques, et je ne compte pas la réécrire (Du moins, c’est pas ma priorité. Mais ça pourrait le devenir.)
Les personnages commencent à sérieusement affluer, ce qui est une excellente raison de consulter la fiche de chaque personnages dans la rubrique ‘Personnages’. J’espère néanmoins que l’histoire vous plaira.

 

L’empire Otrajyd est le pays le plus  bélliqueux d’Ethariane. C’est une nation de conquérant qui se moque presque de gagner, tant qu’il croise le fer. Et le pays du Seigneur-Croc, Koljeizer, est particulièrement faible, c’est une proie de choix. Il sera bien dur de faire face à une telle menace.

 

 

 

 

 

 

 

Le Seigneur-Croc et l’assaut de l’empire Otrajyd

 

I Le mystérieux syndicat

 

Le Seigneur-Croc contemplait son pays du haut de Trachéom. Un espion lui avait apprit le développement d’un syndicat illégal à Ufké mais cela ne l’inquiétait point. Il sauta du toit du château et atterrit en fracassant le sol sous le nez d’un soldat.

« Monseigneur ! Vous m’avez fait peur !

-Y’a de quoi ! J’ai fait un saut de 300 mètres !

-Bonne journée, monseigneur !

-Repos soldat. »

Le monarque tomba dans une embuscade comme il en avait l’habitude. Deux hommes sortirent des arbres. Ils étaient gros.

« Zêtes pas contents que j’ai laissé Sarasin en vie pas vrai ? Bah renoncez dès maintenant sinon je vous laisse pas en vie, vous. »

Ils attaquèrent et furent anéantis en quelques secondes.

Une balle s’écrasa sur son torse, une balle d’arme à feu !

« C’est…Une arme à feu ? C’est interdit à Koljeizer ! Sortez de votre cachette ! »

Une autre balle s’écrasa pathétiquement sur son front.

« Un sniper ? Mais où est-il ? Hum… »

Il ramassa une pierre et regarda autour de lui et la lança sur une montagne proche. Loin de l’atteindre tant il visait mal, il déclencha néanmoins une avalanche et parvint à le faire fuir. Le Seigneur-Croc partit à la poursuite de l’assaillant pour savoir d’où il venait et où il avait eu cette arme mais n’en eu pas le temps car une dizaine d’homme et de femme sortirent des fourrés.

« Pff vous voyez bien que les balles n’ont pas d’effet sur moi ! »

Il esquiva de justesse une balle différente des autres qui s’écrasa sur un rocher. Au lieu de le traverser, la matière dans un rayon de 20 cm autour du point d’impact disparut, projetée en de multiples éclats.

« C’est quoi ça ?

-Ta mort !

–Ben ça m’dit pas c’est quoi.

Ces balles sont bénites par l’archevêque.

-L’archevêque ? Inquisatus?

-Non, mais pas l’archevêque que vous connaissez, mais celui de… Un autre !

-Dis-le moi sinon… »

Il esquiva une autre balle. L’arme qu’utilisait l’attaquant ressemblait à un fusil à pompe, sa cadence était faible et sa force de frappe… Destructrice.

« Bon tu me casses les pieds avec des balles à la cons. Depuis quand on peut associer magie et technologie ? Ca défie une loi divine ! C’est pas rien bord… »

Sarasin surgit soudain de derrière l’attaquant et le asséna un coup qui lui transperça le crâne par derrière, répandant la cervelle sur le chemin.

« Sarasin ! J’les interroge comment, môa ?

-Ben… J’sais pas. »

A ces mots tout les autres hommes s’écroulèrent, la blessure était à chaque fois la même, un coup derrière le crâne. Le sang et la cervelle jonchaient le sol.

« T’as fini de leur faire gicler la cervelle ?

-Petite nature !

-Tss… »

Il jura entre ses dents.

« Avé lui péter la gueule à celui la. »

Le Seigneur-Croc fit signe à Sarasin de le suivre et prit la route de Trachéom

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II La révélation

 

« Bon, lança le monarque, Nous irons à Ufké ! Voyagez léger ! Rendez-vous devant la passerelle nord. »

Les soldats s’exécutèrent, soldats ? Non ! Les personnes en question étaient l’amirale, le maréchal, Aoeste et Sarasin. Ils partaient à Ufké pour trouver le syndicat et peut-être mettre la main sur la production d’arme à feu.

« Amirale, c’est quoi cette armure ? J’ai dit de voyager léger ! Virez-moi ça ! Et depuis quand vous portez des armures vous ? C’est la première fois que je vous vois dans quelque chose de métallique !

-Et ben en fait… J’ai rien d’autre ! dit-elle en rougissant.

-Pas vrai ça ! »

Le Seigneur-Croc se passa la main sur la figure, désespéré. On aurait vraiment dit une adolescente.

« Trouvez quelque chose à vous mettre sur le dos ! Maréchal… Votre chemise est en lambeaux.

-Je me suis fait agresser par un fauve.

-Et vous vous êtes fait toucher ? Quel naze. Bon c’est une expédition militaire, alors… Mais les médailles, c’est obligé ?

-Oui ! Dit-il fièrement.

-… Ben d’accord. Aoeste rien à redire. Rien de lourd. Sarasin, tout en cuir, parfait !

-J’ai que du cuir !

-Tant mieux ! Amirale où allez-vous ?

-Je vais me changer, puisque mônsieur veut pas que je porte une armure.

-Vous avez 30 secondes

-mais…

-28 ! »

Elle partit et revint.

« Voila, très b… C’est à Crystal ça !

-Euh…

-Ouais m’en tape. Tant que c’est pas volé. En route… Et ça vous va pas du tout.

-C’est à cause de ma poitrine, j’ai des trop gros…

-La ferme !

-Ben c’est vrai. »

 

 

Arrivés à Ufké, ils repèrent la maison dans laquelle était le syndicat, une voix tonitruante discourait. C’était celle du président du syndicat, à coté de sa femme, en très belle tenue et visiblement principal centre d’intérêt des hommes de la pièce.

« …Le Seigneur-Croc, et j’ai du mal à dire seigneur, à laisser en vie un assassin qui a tué plusieurs d’entre nous ! Nous devons le renverser ! On a du mal à distinguer le bon du pire le faux du vrai avec lui ! »

La porte explosa furieusement :

« Bon circuler, vous autre. Toi, le gros, tu restes. J’ai des questions.

-Voici notre adversaire politique !

-Votre adversaire agressif, en fait. J’vais pas hésiter à vous ‘tataner la gueule à mort’. Quand à la majorette à coté… Qu’elle se tire. »

La foule s’enfuit, la femme du syndicaliste en chef cria :

« Une majorette ? Moi ?!

-Qui d’autre ? Pouffa l’amirale dans son coin.

-Mais tu t’es vue ! Ah elle est belle l’Armée de Trachéom ! Si les Amirales sont comme ça, et les maréchaux limite torse nu ! On nous cache bien des choses au château ! Rien qu’à imaginer la reine ! »

L’empereur se crispa. L’amirale chuchota :

« Monseigneur, je reconnais que je suis vexé. Je peux ?

-Vous pouvez. Elle insulte la reine. »

L’amirale la désigna du doigt, un pic de glace se forma et l’empala.

« Ma femme ! Sale monstre ! Hurla le président

-Tais-toi crétin ! J’ai habillement évité les points vitaux, elle s’en sortira, sauf si tu ne parle pas.

-Je parlerais ! Je parlerais !

-Bien, lança le Seigneur-Croc, d’abord où as-tu eu ces armes ?

-C’est l’empire Otrajyd, il m’a envoyé ici soulever le peuple contre vous, pour que vous ne puissiez obtenir de recrues civiles…

-Pourquoi des recrues civiles ?

-Il va… Vous déclarer la guerre dans un mois. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une campagne d’appel aux armes fut menée, mais l’empereur s’en moquait. Mais vraiment. Maintenant, un événement prioritaire arrivait aux yeux du monarque. Il partit pour Eocyss. L’armée entière de Trachéom attendait quelque chose. Aoeste questionna :

« Seigneur-Croc, qu’attendons-nous ?

-T’es pas au courant ? On attend les personnes que j’aime le plus au monde, d’après toi pourquoi l’armée entière est-elle ici ?

-Je ne sais pas ! C’est pour cela que je le demande. »

Un carrosse entouré d’officiers apparut, l’armée de Trachéom l’entoura.

« Vous voici… Murmura l’empereur.

-Qui donc ? »

La porte s’ouvrit et un jeune garçon d’une dizaine d’année en jaillit et s’accrocha au cou du monarque en criant ces mots :

« Papaaaaaaaaa !! »

Une jeune fille d’une quinzaine d’année sortit, suivit d’une femme plus âgée qui lui ressemblait trait pour trait.

« Hein ? Votre famille ? »

Aoeste, bien qu’au courant, voyait devant ses yeux une chose invraisemblable. Un homme aussi violent, avoir une famille. Ca restait un choqua.

« Maréchal, ‘pouvez me les présenter ?

-Généralissime, le petit garçon est le fils du Seigneur-Croc, il se nomme…

-J’vais faire les présentations.

-Bien monseigneur.

-Voici donc ma femme, en tenue blanche et bleue, elle se nomme Crystal et je tiens a elle plus que tout au monde, effleure un seul de ses cheveux et tu… Tu imagines la suite. La fille à ses cotés est Emeraude, ma fille, elle a 15 ans. Elle est dotée d’une grande intelligence et a le cœur sur la main. Le jeune garçon est Rubis, mon fils, attention bien que ma femme et ma grande fille ne se battent pas, Rubis lui peut terrasser un capitaine.

-Une fille d’une grande intelligence et un fils plus fort qu’un capitaine à 10 ans, quelle famille regorgeant de talents.

-Oui, et… Rubis lâche cette épée ! C’est celle du maréchal ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IV L’archevêque de l’ombre

 

Un messager toqua à la porte.

« Occupé !! »

Il faillit tomber de surprise.

« Keskispass ? »

Sarasin venait d’apparaître derrière lui.  Il entrouvrit la porte, aussitôt, le Fendium traversa la porte.

« J’suis avec ma femme ! »

Les deux partirent, le messager glissa juste la lettre sous la porte défoncée.

 

« Pas un moment tranquille… Rouspéta l’empereur.

-Allons, tu as des ennuis avec l’empire Otrajyd, c’est pour ça. Viens plutôt me faire un câlin. »

L’empereur posa sa tête sur le ventre de sa femme.

« Tu m’as manqué.

-On m’a dit, oui.

-… Désolé. J’ai vraiment… Pété les plombs.

-Maintenant que je suis là, tu vas te calmer, hein.

-Oui, mon n’amour.

-Tu vas…

-Tout ce que tu veux.

-Tu veux être gentil avec Kiérol ?

-… Euh.

-Quoi ?

-C’est une situation compliqué, je suis marié, et avec toi, tu sais, et elle, elle veut, enfin tu vois…

-Mais Kiérol est une femme super ! Ca me dérangerait pas que tu la prennes pour seconde épouse.

-Sec… Mais pas du tout !

-Je crois que le chien de ma tante ment mieux que toi.

-Ce… On est obligé de parler de ça ?

-Je te casserais les pieds une autre fois alors. »

L’empereur ramassa du bout de son épée le lettre et lu :

« Hum… Je vois… hum… Bon, demain je vais à l’abbaye rose de givre.

-Vas-y aujourd’hui c’est ça presse.

-Nan, là je suis avec ma femme. J’irais demain. Demain. DE-MAIN, tu sais ce que ça veut dire ? Tu m’as trop manqués pour que je me barre déjà. »

 

 

Le Seigneur-Croc entra dans la cathédrale d’Inquisatus, mais il ne s’y trouvait pas. Il demanda à un évêque :

« Je cherche une personne plus haut gradée qu’un archevêque, où puis-je en trouver ?

-Je ne sais point messire, demandez donc à l’inquisiteur, au bout de la cathédrale, à dans le couloir de droite.

-Merci bien

-Ce n’était rien. »

Il entra dans la pièce et lança

« Inquisiteur !

-Oui ? répondit une personne en entrant dans la pièce.

-L’archevêque est-il sous vos ordres ?

-Non ! Je suis moins gradé que lui !

-A qui dois-je m’adresser ?

-Demandez au grand inquisiteur, à l’étage

-Merci ! »

Il monta les escaliers et lança :

« Grand inquisiteur !

-Oui ? répondit un homme, assis sur sa chaise.

-L’archevêque est-il sous vos ordres ?

-Quel archevêque ?

-Tous

-Non mon fils, demandez au…

-Au très grand inquisiteur ?

-Mon fils, les inquisiteurs et les évêques sont, certes de la même religion, mais différents.

-Tsss pas le temps de choper ce malade, je dois combattre l’empire Otrajyd. »

Il sorti de la cathédrale et tomba sur un homme en robe mauve, avec une capuche.

« Seigneur-Croc ?

-ça ne se voit pas ?

-Je suis venu vous porter un message de l’archevêque Archinturcus.

-Il ose se prétendre encore archevêque ?

-Plus pour longtemps, passons, voici le message : « Seigneur-Croc, vous retournez probablement ciel et terre pour me trouver, alors plutôt que de vous laisser patauger pathétiquement dans tout le pays, je vous donne un rendez-vous, à la prochaine pleine lune… »

-C’est quand ça la prochaine pleine lune ?

-Mercredi prochain, je continue : « Venez seul à l’église abandonnée de Klasor, ou je ne me montrerais pas, je n’estime pas être en danger face à vous ou votre armée, mais je ne tiens pas à être espionné. »

-Bien, parlons de toi, qui es-tu ?

-Je suis un ombremage au service de l’archevêque Archinturcus.

-Un ombremage ?

-Je ne suis pas autorisé a divulgué d’autres informations, maintenant, je me retire, mais je peux vous le dire, l’archevêque a à sa solde de nombreux ombremage et des nécromanciens. »

L’homme tourna le dos.

« Tu pense que je vais te laisser filer ?

-Bien entendu, car vous n’êtes pas capable de m’en empêcher.

-Quoi ? »

Le Seigneur-Croc fondit sur l’homme qui s’évapora en une épaisse fumée noire.

 

 

Le Seigneur-Croc donnait une conférence de guerre pour savoir quelle stratégie mettre en œuvre pour contrer l’empire Otrajyd.

« L’empire Otrajyd est la plus grande puissance militaire de la planète ! Hurlait sans cesse le stratège.

-Mais bon sang tu veux fuir ? Demanda le monarque, si c’est ça personne ne te retiens, tire-toi !

-Mais comment vaincre l’empire Otrajyd ? C’est la plus grande…

-Force militaire de la planète je sais ! Mais je recruterais et je protègerais mon pays !

-Et si les hommes désertent ?

-Si nous sommes 10 000 à défendre ce pays, je serais parmi eux, et s’il n’y en a qu’un, ce sera moi !

-Même l’empereur Aménophyss est plus fort que vous !

-Il est mort, assassiner par son fils.

-Ah ?

-Son fils fut tué par son frère, tué par son cousin… Je sais plus qui est sur le trône. C’est juste un sacré foutoir, ce pays.

-Certes… Nous avons nos chances. »

 

 

La lune était pleine, le Seigneur-Croc alla à la rencontre de l’archevêque Archinturcus. Il entra dans l’église déserte. Il vit l’homme debout face à l’autel, lui tournant le dos. Les dessins religieux avaient été effacés. L’empereur s’approcha assez pour parler à voix normale, mais il hurla :

« Archevêque Machin-Truc-Muche !

-Archinturcus.

-Je vous arrête et vous condamne à la peine capitale pour avoir soutenu un groupe de terroristes !

-Alors tuez-moi.

-J’y compte bien ! »

L’empereur fondit sur le religieux et la lame de son puissant fendoir fut bloquée par un étrange bouclier qui entourait l’archevêque.

« Mais…Qu’est-ce ?

-Une malédiction…ou une bénédiction, je ne peux être atteint que par magie, et c’est pas votre fort.

-J’ai des bases ! Je manipule les éléments !

-Seule l’ombre peut venir à bout de ce bouclier, les éléments ne vous seront d’aucune utilité.

-Alors il me faut un manipulateur de l’ombre pour te tuer ! Lâche !

-Mais les ombremages et les nécromanciens sont de mon coté.

-Hum…Je te tuerais, les nécromanciens et les ombremages ne sont pas les seuls à manipuler l’ombre.

-Les prêtres le peuvent en effet, mais à moins d’être d’une force inouïe, ils ne me vaincront pas.

-Je ne pense pas à un prêtre… »

Il partit, au seuil de la porte, il hurla :

« Je reviendrais dans deux jours, et tu perdra la vie !

-C’est ça, je t’attends. »

Et le monarque partit.

 

 

« Amiral, manipulez-vous les ombres ?

-Hein ? Euh non…

-C’bien s’qu’il m’semblait. »

A peine la question posée, il s’assit sur son trône et appela un officier.

« Officier Mancer, allez me chercher Dimention.

-Euh…Vous êtes sur ?

-T’as peur ?

-Euh non…J’y vais. »

L’officier partit d’un pas mal assuré.

« Pas peur, c’est ça.

-Il va chercher qui ?

-Dimention.

-Oui mais c’est qui ?

-Un puissant ami. »

 

 

De son coté, l’officier Mancer était devant une porte en fer noire, devant, des cendres jonchaient le sol. Il toqua avec crainte. Une voix déformée lui répondit :

« Entrez ! »

Il poussa la porte et vit un petit être dont le visage était rongé. Il semblait vieux.

« Je… Je viens chercher Dimention…

-Et pourquoi donc ?

-Je ne sais point…

-Tu te moques de moi ?

-Je vous assure que non ! Je ne fais que suivre les ordres !

-J’ai bien envie de prendre ta vie pour t’apprendre à t’informer… »

Une autre porte s’ouvrit.

« Jikhio, cesse donc ! On ne tue pas pour apprendre à cette personne quoi faire, elle risque pas de la mettre en œuvre !

-Maître, pardonnez-moi…

-Silence ! Tu n’as pas un démon à invoquer des fois ?

-Si maître j’y retourne…

-Que veux-tu mon brave Mancer ?

-Le Seigneur-Croc vous demande.

-C’est à quel sujet… Vous ne le savez pas bien sur. Bon, j’y vais. »

Ils sortirent. Aussitôt après, le laboratoire explosa. Mancer se jeta à terre, figé de terreur, prêt à voir débarqué des démons horrifiants.

« Je t’ai dit cent fois de ne pas mélangé de la démono-delta avec de la nécro-gangrène !

-Vous avez mal étiqueté les fioles !

-Ah ? Mince ! Tant pis. »

Il alla à la rencontre du monarque. Le Seigneur-Croc lui conta son récit et ils partirent à la rencontre du traître.

 

 

Ils arrivèrent et virent l’archevêque, debout, devant son autel. Il se retourna lentement.

« Tu as finalement trouvé un manipulateur de l’ombre de haut niveau ?

-Oui, moi ! Rétorqua Dimention.

-Nous allons voir ça

-Dimention je te laisse faire, je ne servirais à rien. Murmura l’empereur

-je sais. »

Dimention dessina un arc de cercle de sa main qui se recouvrit de matière noire. Lorsque l’arc de cercle fut finit, la matière noire prit la forme d’un cône avec une traînée qui partit s’écraser sur le bouclier de l’archevêque.

« C’est tout ?

-Ho non ! »

Il recommença mais la matière noire semblait plus forte, le bouclier de l’archevêque céda mais l’archevêque encaissa m’attaque sans ressentir la moindre douleur. Le combat prit une envergure démentielle : Dimention utilisait les ombres et les flammes, il immola l’archevêque et lui affligea nombre de malédiction, tandis que l’archevêque ne cessait de se soigner grâce à sa lumière et lançait de faible attaque de lumière.

« Archevêque laissez tomber, vous ne gagnerez pas en ne faisant que vous soigner.

-Tu as raisons ! Je laisse tomber la lumière ! »

Le visage du traître s’effrita et se déforma. Ses vêtements jaune devirent noire. Son bâton béni devint la perche illusoire, une arme de haute puissance. Le nécromancien incanta un sort et de nombreux morts-vivants sortirent du sol.

« Dimention ! Je m’occupe de ses larves, éclate-moi ce traître !

-J’sais bien ! »

Dimention ouvrit un portail duquel sortirent de nombreux démons. Le Seigneur-Croc prit une chaîne à laquelle était accrochée une lame en forme de courbe. Il la fit tournoyer et terrassa les morts qui sortaient du sol au fur et à mesure. De son coté, Dimention avait assez à faire avec Archinturcus. Ils se lancèrent des sorts plus puissants les uns que les autres. Aucun des deux ne pouvant prendre l’avantage sur l’autre, ils lancèrent leur sort le plus puissant :

« Ombreflamme !

-Éclair du vide ! »

Les deux sorts s’entrechoquèrent violement. L’éclair du vide semblait pénétrer lentement l’ombreflamme. Soudain, l’éclair du vide passa au travers de l’ombreflamme et traversa le cœur de Dimention, tandis que l’ombreflamme vint s’écraser sur la tête d’Archinturcus. Les corps des deux manipulateurs de l’ombre, au travers d’immenses éclairs, semblaient engloutit de puissances. Une vaste lumière illumina la salle, rendant la visibilité nulle. Quand la lumière se dissipa, un seul des deux manipulateurs était debout. Mais il n’y avait pas d’autre corps sur le sol. Le Seigneur-Croc, dont les yeux étaient encore affaiblit par l’illumination. Il distingua l’arme, ce n’était pas la perche illusoire, Dimention avait donc gagné ! Mais la tenue n’était pas rouge, comme celle du démoniste, ni noire comme seul du nécromancien, mais verte. Les morts-vivants ne  s’étaient pas effondrés, les démons invoqués étaient toujours présents. Les deux êtres avaient… Fusionné !

 

 

L’homme restait debout, regardant le monarque.

« Qui es-tu ?

-Je ne suis ni Archinturcus, ni Dimention, je suis…Le Nécro-démoniste !

-…Qu’est-il arrivé à Dimention ?

-Il fait parti de moi.

-Et Archinturcus ?

-Je suis Archinturcus…sous une nouvelle forme.

-Si…Si je te tue, Dimention…

-Il mourra ! Il faudrait que je renonce aux pouvoirs que j’ai obtenus en l’absorbant.

-Libère-le !

-Pourquoi ? Je suis encore plus fort

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