Seigneur-Croc



IV – L’ombre du champion mort
25 août 2011

Mon actuelle priorité. Il n’y a rien d’incohérent, mais je m’échine à relever la qualité de l’histoire et à l’étoffer un minimum. Le personnage de l’intrigue est aussi inspiré d’un de mes personnages de World of Warcraft. Outre le dis personnage, nous assistons à l’introduction discrète d’un personnage de premier plan. je vous laisse bien sur le découvrir. Il y a peu de chose à dire sans sploiler l’intrigue, alors bonne lecture.

Mise à jour : Histoire finie, on envoie !

 

 

Le soldat Oxyor est de retour de sa mission dite impossible. Vieil ami du Seigneur-Croc, il lui est dévoué et fera tout pour lutter contre les morts-vivants qui menacent le pays. Mais la nécromancie à l’art de faire d’un ami un ennemi mortel. Le courage et la volonté de Oxyor suffiront-ils à résister à ce mal terrible ?

 

 

 

 

 

Le Seigneur-Croc et l’ombre du champion mort.

 

I Visite surprise !

 

L’homme entra en défonçant la porte à terre.

« Seigneur-Croc, ça fait un bail.

-Ravi de vous revoir, Général Oxyor »

Le monarque et le nouveau venu semblaient très proches, à la grande incompréhension d’Aoeste. Inquisatus, qui passait dans le couloir, vit la scène et s’approcha d’Aoeste pour lui chuchoter :

« Généralissime, venez avec moi, laissons-les tranquilles.

-Mais, qui est-ce ?

-Je le connais, venez je vous dit, je vais vous expliquer. »

Le généralissime et l’archevêque sortirent, ils allèrent dans un coin de la grande cours.

« L’homme que vous avez rencontré est Oxyor.

-Ca, j’avais compris.

-C’est le seul caporal, à l’époque où ce titre existait, à vaincre le Seigneur-Croc dans un combat à mains nues sans amure et sans magie.

-Vaincre le Seigneur-Croc ? Mais c’est rigoureusement impossible ! Du moins d’après ce que j’ai vu !

-Haha ! Ça fait …5 ans  que ça c’est produit ! Le Seigneur-Croc progresse sans cesse.

-Parlez-moi de son histoire, de ses capacités, de comment il est devenu général et comment il a put vaincre le Seigneur-Croc.

-Bien, je vais donc te raconter son histoire : »

 

« Petit, il vivait dans un marais, où des insectes géants menaçaient, il était le dirigeant de cet étrange endroit. Il habitait dans un abîme et rêvait de pacifisme, il chassait la nuit, et surtout la pleine lune. Les insectes de 2 mètres, agressifs comme pas permis l’attaquaient jour et nuit. Il se battait à mains nues, il peut traverser la chair de son plat de mains. A l’âge de 8 ans il tua un insecte de 9 mètres à mains nues. Il n’aime pas les insectes, et c’est proche d’une phobie, on en trouve les cadavres où il a marché. Il n’aime pourtant pas tuer, alors il allume des chandelles, plantées et solidement fixées aux épaules. Il vint un jour allumer un cierge, en notre-dame du pardon, priant pour la forêt vierge, à la rédemption. Ce n’est pas pour effrayer les plus grands aventuriers qu’il tue les pires monstres de ce monde. Derrière son armure de mailles, et sa froideur dans le ton, la démence le travaillait, le pauvre garçon. Il rencontra un jour le Seigneur-Croc dans son marais, il cru être agressé et le prit de vitesse et l’étala sans problèmes. Mais le Seigneur-Croc est fort, il se releva et le maîtrisa facilement, il fit reprendre raison à ses pensées anormales. Il ne voulait que la paix, de la nourriture et de l’eau, vivre, juste vivre ! On prétendait qu’il était un monstre assoiffé de sang et qu’il tuait les villageois la nuit, mais il n’en était rien. Il entra dans l’armé de Trachéom et fut rapidement nommé caporal, il fut envoyé au front pendant 4 ans, dans une mission impossible. Il réussi finalement et revint. Il prétendait à une arme plus puissante, à savoir, une arme du Seigneur-Croc qu’il n’utilisait jamais, la lame océanique. Il défia le Seigneur-Croc, la mise était soit l’épée, soit une autre mission encore pire que celle d’avant, et Oxyor perdit… Le jour de son départ, l’empereur se moqua de lui en lui disant que sa monture était ridicule, il mit une superbe avoine à son seigneur qui valsa contre le mur d’enceinte. C’était mérité, et le Seigneur-Croc le savait très bien, mais il ne pouvait pas laisser passer ça, alors ils se sont encore défiés sans mise. Là, le Seigneur-Croc a demandé :

-Qu’est-ce que tu veux ?

Et l’autre, il a regardé les autres, et il a dit :

-Moi j’veux pas repartit en enfer même si vous le viviez chaque jour, que la brute sans cheveux me rende mon pendentif, j’veux passer des jours heureux à combattre près de vous, et voir votre épée foireuse dans mon foureau.

Il s’est fait massacré, mais alors qu’on pensait que c’était fini, il s’est relevé et il a traversé le buste du Seigneur-Croc, qui tournait le dos par négligence, au niveau du cœur. Après il lui a cassé la figure et pour finir, et lui a mit un coup de pied dans le nez si violent qu’il a traversé le mur d’enceinte et l’armurerie.

-Comment le Seigneur-Croc a-t-il put survivre ?

-Il a le cœur à droit, et non à gauche comme le pensait Oxyor, et il est fort notre seigneur ! Il a était nommé général sur le champ, puis il est parti dans une autre mission périlleuse, et on a plus eu de nouvelles depuis, mais le voila revenu ! Et c’est formidable car il s’entend très bien avec le Seigneur-Croc.

-Passionnant…vraiment ! Je comprends maintenant.

-Vas maintenant, mon fils.

-Pardon ?

-…Je suis archevêque, tu te rappelles ?

-Ah oui ! Au revoir mon père »

 

Alors que le Seigneur-Croc et Oxyor continuaient de parler de tout et de rien, un officier entra calmement.

« Seigneur-Croc, je dois vous parler.

-Plus tard.

-Au sujet des morts-vivants.

-Si c’est pour me dire qu’ils attaquent vous pouvez partir, j’ai mit des soldats, d’ailleurs pourquoi j’en envoie ? Une vieille de 106 ans peut se défendre.

-Cessez de plaisanter, je vous prie.

-Je suis sérieux, une vieille de 106 ans a réellement repoussé la vingtaine de morts-vivants qui attaquait ses navets.

-Ce ne sont pas ces créatures puériles.

-Alors mettez un capitaine par ci par là si ça peut vous rassurer.

-Mais enfin…

-Mais bon sang, tirez-vous de votre plein gré ou je vous fais passer par la fenêtre sans même l’ouvrir.

-Ils ont failli tuer un capitaine.

-Par contre moi je suis sur que je vais réussir à vous tuer.

-Mais… »

Le Seigneur-Croc se leva et saisit l’homme à la gorge.

« Bon, ça suffit, dégagez ou je… »

Son fendoir dans le dos commença à chauffer. Il était brûlant.

« D’accord, Okzim, c’est important ! Bon, alors ?

-Seigneur…peut-être que si vous me lâchiez la gorge…je pourrais…vous répondre…

-Ah oui en effet. »

Il le lâcha.

« Des morts-vivants ont attaqué la chapelle de l’espoir du renouveau.

-Il y avait pourtant 3 soldats d‘élites là-bas…

-Il y avait certes, beaucoup d’ennemis, mais même, c’est inquiétant.

-En effet…

-On pense qu’il se dirige vers la chapelle de l’espoir de la vie.

-Envoyez 8 officiers et 4 généraux. Et faites-moi penser à changer le nom de ses chapelles, l’espoir de la vie, du renouveau, de la rédemption, du pardon, de la miséricorde, de la lumière…

-Ah non ! La chapelle de l’espoir de la lumière n’existe pas !

-En effet, et tant mieux il m’semble que c’est prit, bon allez-y.

-J’irais aussi. Lança Oxyor.

-Hein ? Défendre une chapelle où il y a 2 prêtres ? Mais y’en a des tas comme ça ! Tu ne pourras pas toutes les protéger, il faut laisser faire mes hommes.

-J’irais à la chapelle de Saint Êvalys.

-L’orphelinat ? Pourquoi pas…

-Il y a 546 orphelins, 137 nourrisses, 12 prêtres, 7 cuisiniers, des gens bons que ne méritent pas la mort, alors j’irais les protéger.

-Si tel est ton désir, alors c’est d’accord, voila un horâs, n’hésite pas à me demander de l’aide.

-Je vous remercie.

-vas mon ami, et vous, officier Mancer…Tirez-vous. »

Ils sortirent.

 

 

 

 

 

 

 

II Agression de l’espoir

 

Les morts-vivants ravageaient les chapelles de l’espoir. La vie, du monde nouveau, du pardon, prochaines cible : La chapelle Saint Êvalys, c’était évident, on a marqué les attaques sur la carte ci-dessous :

 

 

 

Oxyor et 189 soldats attendaient l’arrivée des ennemis à la chapelle de Saint Êvalys. La bataille allait commencer. Les arbres pliaient sous le vent, un silence morne se faisait entendre. La terre crépitait sous les pieds des soldats. Le ciel était gris, trop pour être transpercé par le soleil, mais pas assez pour pleuvoir. Un hurlement de bête enragée résonna sous l’horizon. La panique se répandait peu à peu dans les rangs des soldats, certain se cachaient entre les murs de la chapelle, d’autres désertaient. Un paysan surgit d’entre les buissons, il avait perdu son bras, de grandes plaies ornaient son buste et ses membres restant, il était défiguré par la peur et la douleur, il suppliait les soldats de le sauver et parlait sans cesse d’un loup bipède ressemblant fortement à un homme qui avait tué sa femme et ses enfants. Une lance apparut dans le ciel et perça le cœur du paysan, les morts-vivants arrivaient. Personnes ne les voyait, on les entendait, on les entendait rôder autour de la chapelle, on sentait l’odeur de la chair moisie de ces immondices. Les soldats tremblaient et claquait des dents, tous, sauf un : Oxyor, concentré et à l’écoute, prêt à bondir sur le premier ennemi. On entendait les bruits de pas squelettiques se déplacer comme si on contournait la chapelle en direction de la route d’intervention d’urgence de Trachéom, une feinte bien menée, faire croire que les attaques avaient pour but d’attaquer la chapelle d’ Êvalys, passer à coté de Trachéom pour contourner. Toutes ses idées flottaient dans l’esprit d’Oxyor, une feinte, voila ce que c’était ! Il fallait prévenir le Seigneur-Croc de cela, mais il fallait quelqu’un de fort qui ne se fasse pas tuer en chemin, et quelqu’un d’autre qu’Oxyor, car c’était le seul à ne pas frémir d’angoisse. Il désigna le plus puissant général qui parti sur le champ. Pendant ce temps, le stress tombait chez les soldats, persuadés de ne plus être attaqués. Le général tomba dans une embuscade et terrassa les ses agresseurs, il parvint au château et informa le Seigneur-Croc qui donna l’ordre de protéger le château. Le général partit et revint en trombe.

« Seigneur !! Crystal a disparut !!! »

Le monarque disparut et réapparut dans la chambre impériale. Personne, il donna l’ordre à Sarasin de parcourir les alentour à la recherche de sa bien-aimée. Inquisatus devait utiliser ses pouvoirs de la lumière pour tenter de la détecter. Elle fut repérée aux mains d’un nécromancien, rapidement terrassé par l’empereur. Un horâs illumina le ciel, Oxyor est dans le besoin !

 

Persuadé de ne plus être attaqués, les soldats se sont fait surprendre, Oxyor et quelques généraux s’étaient enfermés dans la chapelle avec les orphelins et les sœurs. Les morts-vivants, avec un bélier avec lequel ils défonçaient la porte, étaient des milliers. Déjà elle était brisée, mais tenait encore. Le Seigneur-Croc surgit à l’horizon, puis s’arrêta et rebroussa chemin, Oxyor en était tétanisé. Il était abandonné, pris de rage et de tristesse, il ouvrit la porte aux morts-vivants et poussa un grand cri de défi en les attaquant de toutes ses forces. Submergé par le nombre, il voyait le mort arriver, il voyait les orphelins et les sœurs mourir bientôt, mais le Seigneur-Croc ressurgit à l’horizon, Crystal dans les bras. Il la posa et partit aider son ami. Une masse de morts-vivants se jeta sur lui pour le ralentir alors qu’Oxyor se faisait mutiler de part en part. Le monarque n’hésita pas a libéré ses 3 premiers sceau pour sauver son ami mais il avait trop de morts-vivants pour passer, il invoqua l’armegeddon sans attendre, les ennemis volaient dans tout les sens. Oxyor allait mourir quand le Seigneur-Croc fit la chose la plus puissante qu’il pouvait faire pour son ami, même si cela revenait à la chose que l’empereur maîtrisait le moins bien, la magie. Il pointa Oxyor de sa paume et murmura quelque chose, un grand rayon lumineux en sorti et détruisit les morts-vivants en prenant soin de laisser en vie tout ce qui l’était, le rayon remonta et creusa un cratère sur la 2e lune de ce monde. La chapelle était sauvée, un cri fit se retourner le Seigneur-Croc, il vit Crystal assaillie, quand un cri de douleur se fit entendre dans la chapelle, Oxyor avait un pieu plus quand qu’un arbre dans le torse, un gigantesque trou sanglant remplaçait son cœur, son foie, ses poumons et tout autre organe présent dans l’abdomen attaché aux jambes par un mince filet de chair au niveau des côtes, il avait encore en lui un dernier souffle de vie, le Seigneur-Croc n’hésita pas, il partit sauver sa femme et quand il revint à la chapelle, les morts-vivants avaient exterminé toute vie dans la zone, il détourna le regard, pour ne pas voir Oxyor, allongé par terre, transpercé par les lances et morts-vivants, avec son trou béant dans la torse. Les orphelins et les sœurs se relevèrent, sous forme de morts-vivants ! Le Seigneur-Croc déplorait cet acte, mais il fit exploser la chapelle Saint Êvalys dans une grande colonne de flammes et brûla tout ce qui pouvait lui faire obstacle, sauf Oxyor, épargné, même si il devait être un mort-vivant, l’empereur ramena le corps à l’archevêque qui lui annonça qu’avec un creux pareil dans le ventre, il était impossible de le ressusciter, chose à laquelle le monarque répondit qu’il le savait très bien, mais qu’il voulait pouvoir enterrer son ami sans qu’il devienne mort-vivant.

« Impossible ! Aucun sort de peut le protéger d’un relevé par un nécromancien.

-Je ne peux me résoudre à la brûler !

-Alors tenez-le loin des nécromanciens !! Et fichez-moi la paix j’ai du travail avec tout ses blessés !

-Il n’y a…vraiment aucun moyen ?

-Si, mais je n’y peux rien, être sous l’emprise d’un nécromancien dépend de sa volonté, si elle est assez forte, jamais on ne le relèvera

-Mais…

-Seigneur-Croc, avec tout le respect que je vous dois, j’ai autre chose à faire que de sauver quelqu’un de mort, je sauverais les vivants d’abord. »

Et il partit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III Porté par la volonté

 

Les morts-vivants avaient été expulsés du pays après 3 mois de guerre, le cadavre d’Oxyor était toujours indemne, ne pourrissant pas, ne changeant pas. Le Seigneur-Croc partit l’enterrer enfin, là où la chapelle saint Êvalys était autrefois, il y fit construire une autre chapelle, la chapelle Saint Oxyor. Le corps était dans un cercueil au milieu de la petite pièce, à l’entrée de la seule salle de la chapelle, on pouvait lire : OXYOR

 

Gravé au dessus de la porte. Après les funérailles, les gens partirent. Tous, sauf un, un seul qui contemplait la chapelle. Il entra et ouvrit le cercueil. Regardant le cadavre, il posa sa main dessus qui brilla d’une lumière bleue soudainement, il murmura :

« Par la nécromancie…je te relève. »

Une lumière éclatante éclaira le cimetière comme en plein jour. Oxyor se releva.

« Je suis ton maître, Oxyor, à genou. »

Il ne répondit pas, regardant fixement celui qui l’avait relevé.

« Mets-toi à genou devant ton maître !

-Mon maître…est le Seigneur-Croc…

-Il t’a trahit ! Il a préféré sauver sa femme de quelque squelette que toi et ta chapelle.

-Des morts-vivants…

-Ce que tu es…

-Ils ont tué…les orphelins…et les sœurs ?

-Ouiiiiiii…

-Qui les contrôle ?

-Des gens…comme moi… »

Le mort empoigna la gorge de son maître.

« Tu mourras pour ta magie noire et tes méfaits. »

Il appuya, sans resserrer son étreinte, sur la gorge, sa main ressortit de l’autre coté du mur, ensanglantée.

« Je n’ai…plus de maître !! »

Ses yeux brillaient d’une lumière bleue, qui devint rouge peu à peu… Le lendemain, le Seigneur-Croc retourna à la chapelle Saint Oxyor, il discutait calmement avec Sarasin et Aoeste, quand il vit de plaque qui ornait la porte, brisée, modifiée. Il courut lire et vit du sang sur la plaque, il le nettoya et lut, avec une rayure profonde faite avec précision à l’épée : ØXYMOR

 

« Mais qui a put faire ça ? demanda Sarasin »

Aoeste ressortit de la chapelle

« J’suis pas sur, mais j’crois que celui qui l’a fait c’est…Oxyor lui-même.

-Moi j’crois qu’Oxyor existe plus, lança Sarasin, maintenant, C’est Øxymor. »

 

 

 

Quelques jours plus tard, un paysan prétendait avoir vu un homme en armure noire avec des bougies sur ses épaules au alentour d’Oecyss.

« C’est Oxyor ! Lança le Seigneur-Croc, fouillez la zone ! »

Les fouilles débutèrent en va            in, les soldats exténués par ses rechercher au travers des hautes herbes et des forêts abandonnèrent. Mais, alors que Sarasin allait leur expliquer calmement qu’il fallait revenir avec des informations ou ne pas revenir du tout quand un soldat se leva.

« Seigneur Sarasin…

-Qu’est-ce qu’il y’a ?

-Je ne suis pas sur de ce que j’avance, mais un quartier de Oecyss semble désert.

-Intéressant, pourquoi n’avons-nous pas eu de plainte ? Sont-ils tous morts ? J’irais.

-Bien. »

 

Sarasin arriva sur place et y vit Oxyor ou Øxymor qui le fixait avec assurance.

« C’est toi, Sarasin ? Je m’attendais au Seigneur-Croc, qui m’a abandonné.

-Je ne vois pas de quoi tu parles, mais le mieux c’est de venir avec moi pour s’expliquer.

-Es-tu venu te battre contre les morts-vivants lors de la bataille pour la chapelle Saint Êvalys ?

-Euh ? Non pourquoi ?

-Es-tu venu à mon secours en voyant mon horâs.

-Le Seigneur-Croc y allait, il était inconcevable qu’il périsse face à des morts-vivants.

-Alors, tu m’as abandonné ! »

Il fonça sur Sarasin qui l’évita avec facilité.

« Inutile de lutter, tu es inférieur à moi. Lança Sarasin.

-La mort apporte parfois bien des choses. »

Une boule de vent glacial bleu azur brillant tournait lentement dans sa main.

« Je suis devenu plus fort que toi.

-Mais pas autant que moi ! »

Le mort se retourna, le Seigneur-Croc était sur le toit d’une maison.

« Inutile de penser me vaincre, Oxyor.

-Désormais, je suis Øxymor, Øxymor l’abandonné.

-Je ne t’ai pas abandonné, j’ai échoué à te sauver, ça je le reconnais. Maintenant, reviens à Trachéom, regagne mes rangs, si même la nécromancie ne peut te contrôler, je ne vois pas ce qui le ferait.

-Je ne veux pas te joindre.

-Ne m’oblige pas à te tuer…

-C’est sur que me tuer 2 fois, c’est de l’abus !

-Calmes-toi mon ami.

-Je ne suis pas ton ami ! Je te tuerais ! Mais je veux d’abord te voir, impuissant face à moi, tenter vainement de ne serait-ce me porter un coup. »

Il parti en courant.

« Sarasin, soupira le monarque, rattrapes-le !

-A vos ordres ! »

Il partit et arriva à la hauteur de Øxymor.

« Tu peux espérer me vaincre, lança-t-il, mais pas me distancer ! »

Ils passèrent devant l’amirale, intriguée, elle se retourna et eu la surprise de voir le Seigneur-Croc à 10 cm d’elle.

« Amirale, faites apparaître une image d’eux, et mesurez leur vitesse.

-Je vais essayer.

-Je t’en sais capable. »

Une image d’eux apparut sur une pierre, marqué à coté, Øxymor 257 Km/h et Sarasin 247 Km/h.

« Merci. »

Øxymor passa à 377 Km/h et Sarasin le rattrapa, à vitesse égale.

« Peuh ! Lança le héro mort, tu es rapide, mais la mort est plus forte que la vie !

-Tu insinues que la nécromancie est plus forte qu’un vivant, comme tu l’étais ?

-Cours toujours ! »

Il passa à 755 Km/h en un temps record, et Sarasin le rattrapa en marche arrière.

« Tu me nargue ?

-T’as trouvé ça tout seul ? »

Ils accélèrent sans cesse, il était au alentour de 1000 Km/h.

« Ça suffit ! Cette fois, tu seras largué ! »

Un gigantesque bang sonique se fit entendre dans la zone, avec, juste avant quelques paroles :

« Pour m’avoir, il faudrait que tu passes le mur du son ! »

Un autre bruit similaire, suivit d’une traînée jaune se leva.

« Il l’a fait ! Il est super sonique ! »

Il s’arrêta, épuisé. Sarasin le rejoignit.

« Peuf, peuf, on est loin, lança le mort.

-Oui, même le Seigneur-Croc mettrait au moins 45 secondes à venir !

-C’est ce que je voulais savoir… »

Le champion mort dégaina son épée et blessa Sarasin au bras. Immédiatement, la blessure devint purulente et s’infecta gravement.

« Qu-qu’est-ce tu m’fais ?

-Sens la caresse glacée de la mort. »

La gangrène commença à rendre le bras inutilisable. Sarasin prit un lanière de cuir et fit un garrot, et tout en esquiva les coups d’Øxymor, s’amputa de la chair contaminée. Il était lourdement entravé, mais Inquisatus pourrait le remettre en état. L’assassin jeta une bombe fumigène à terre, classique mais efficace, pour obstruer la vue de son adversaire. Il passa derrière lui et élança son poignard, en vain. L’armure lourde qu’il portait ne se briserait pas si facilement.

« Il te faudrait une force plus grande et une arme plus puissante pour fendre mon armure !

-En fait, faudrait ma force avec mon arme, non ? »

Le Seigneur-Croc venait d’arriver.

« Assez joué, Oxyor, rends-toi, ou je te tuerais.

-Essaye donc ! »

L’empereur se jeta sur lui et plaça un coup d’une extrême violence sur le buste du champion mort. Celui-ci fut éjecté, et l’armure se fissura.

« Convaincu ? Je suis le plus fort.

-Dans ce cas, j’irais là où tu n’iras jamais, dans une autre dimension !

-Ça manque d’originalité.

-Mais ça reste efficace.

-Ouais, pas faux. »

Il ouvrit une brèche dans le vide et y plongea. Sans réfléchir, l’empereur et l’assassin sautèrent dedans. Ils tombèrent dans la neige. Un homme les pointa avec un fusil et leur hurla quelque chose d’incompréhensible. Les héros se regardèrent.

« Pardon ? »

D’autres hommes arrivèrent et leur posèrent des questions à tour de bras, sans obtenir de réponses. Ils parlèrent encore. Les hommes pointèrent leurs armes sur les héros, Sarasin se leva, on lui tira dessus, il n’eut rien, il tua tous les ennemis sauf un, qui semblait être le chef. Le Seigneur-Croc, toujours le derrière dans la neige depuis son arrivée ici, se décida à se lever.

« T’es qui toi ? Demanda le Seigneur-Croc. »

Jargon incompréhensible.

« Il ne parle pas notre langue. Lança Sarasin.

-Merci, j’avais vu.

-Euh désolé. On le tue ?

-Non. Il est probable qu’on en rencontre d’autres qui parlent sa langue, et c’est le seul à pouvoir leur parler, il a vu de quoi nous sommes capables et avisera les autres, il vient avec nous.

-Et Øxymor ?

-Oxyor ? Je ne sais pas où il est. »

L’homme supplia.

« La ferme ! »

Il continua encore.

« Silence !!! »

L’homme comprit que Sarasin voulait qu’il se taise. Ils partirent pour le village le plus proche. Ils virent de la fumée et trouvèrent une grande ville avec des voitures, des lampadaires, des soldats, mais pas de magiciens. Un policier local vint vers eux et leur demandèrent quelque chose, l’homme se mit devant eux et lui répondit d’un ton paniqué :

« Ils sont super fort ! Les balles ne leurs font rien ! Ils ne parlent pas la langue !

- Insensible aux balles ?

- Oui !

- Je sais pas ce que t’as bu, mais j’y gouterais bien. On les emmène au commissariat. »

L’homme paniqué se tourna vers eux et leur dit :

« Suivez-nous »

Bien entendu, ils ne comprirent pas. Alors l’homme leur fit signe de venir, ils firent ce qu’on leur demandait.

« Tenez-vous tranquille. »

Lança le policier. Le Seigneur-Croc écoutait attentivement, essayant de deviner ce qu’ils disaient. Un interprète vint et demanda au policier :

« Besoin d’aide?

-Oui il ne parle pas notre langue.  »

Sarasin s’approcha de l’interprète et dit :

« Nous ne savons pas où nous sommes, vous nous comprenez ? »

L’interprète de répondit pas et chuchota au policier :

« Je ne parle pas leur langue.

-Je ne sais pas que faire d’eux !

-… C’est du clochard.

-Il a tué des camarades.

-Quoi ? Des assassins ? Le choix est vite fait ! »

Il pointa son pistolet sur l’empereur.

« La mort ! »

Il appuya sur la détente. La balle fut expulsée avec puissance du canon, fendit l’air d’un bang sonique, et se cogna contre le front de l’empereur avant de tomber par terre.

« Aïe ! C’est puissant ton truc ! »

Il saisit l’arme et la broya d’une poigne de fer.

« Sarasin, on a plus rien à faire ici. On va trouver Oxyor et le ramener de force !

-Hum… Je pense qu’il est arrivé dans cette ville comme nous, un peu avant. Il ne doit pas être loin. »

Il s’assit sur une table en tailleur, l’air pensif.

« Il a une armure, tout le monde a dû le voir. C’était un ancien enfant abandonné qui vivait dans un marais, il a de forte chance qu’il ait fuit la ville. On devrait commencer par la forêt. La nécromancie a fait de lui quelqu’un de très violent, si on trouve des cadavres, ou moins, des cadavres réanimés, c’est par là. La troisième option est qu’il cherche toujours à nous tuer, et il a besoin de trouver comment. Si y’a un arsenal dans la ville, il y sera. Mais n’oublions pas qu’il n’utilisera aucune arme à feu, et la ville semble trop moderne pour avoir des épées. Si les épées sont historiques, on va dans les musées. Je récapitule : La forêt, les musées ou ce qui recèle d’armes, et enfin, une hécatombe. »

L’empereur avait finit de massacrer tous ceux qui avait osé l’attaquer.

« J’espère que c’est pas la dernière. Aller Sarasin, on y va.

-Moui, moui. »

Sarasin sauta sur ses pieds et ils quittèrent le commissariat.

 

 

Dehors, ils tombèrent sur un panneau où figuraient des lettres d’un alphabet inconnu.

« Tu piges ce qu’il dit ?

-Hum… J’ai la date d’aujourd’hui ! Ah non, c’est l’année. On est en 1986.

-… On est où ?

-Y’a fort à parié qu’on est même pas sur notre planète d’origine. Le mieux est encore de retrouver Øxymor.

-Oxyor !

-Ne reste pas dans l’erreur, il a changé son nom parce qu’il croit que tu l’as trahis.

-C’est Oxyor, qu’importe son délire psychédélique !

-Et ça veut dire quoi, psychédélique ?

-… J’sais pas. »

Sarasin soupira et prit la direction de la forêt, passant à coté du panneau marqué en russe : ‘Tchernobyl’

 

 

Il n’y avait aucune trace du champion mort. Pourtant, avec un assassin d’élite tel que Sarasin, ils auraient dû en trouver.

« Rien… Toujours rien… De toute évidence, il n’est pas allé dans la forêt. Les animaux sont trop calmes pour avoir vu un mort-vivant en armure.

-Oxyor a toujours deux chandelle planté sur ses épaulières ! Cherche de la cire fondue !

-Ca y rien à foutre dans une forêt, de la cire. Tu t’en doutes que si j’en avais vu, je l’aurais dis. Mais l’info est précieuse. Si on voit des lueurs, hein… »

Ils retournèrent en ville.

« On va se coltiné des musées ? Demanda Sarasin d’un ton désapprobateur.

-Des endroits publics ? Un mort-vivant en armure ? Ca colle pas, y’aurait déjà eu une foule en fuite si c’était le cas.

-Pareil pour une hécatombe.

-Tes théories sont fausses alors.

-Laisse mes théories en dehors de ça, y’a pas que les musée ou y’a des armes de notre époque.

-Avant qu’on trouve des armes blanche d’une qualité supérieur à sa propre épée…

-Mais oui !

-De quoi ?

-Il ne cherche pas d’arme, mais une énergie. Toutes cette lumière qu’on voit, l’élétricité, trouve sa source quelque part. Si l’autre dégénéré s’en empare, il peut devenir très puissant !

-La technologie le dépouillera immédiatement de sa force.

-Tu as raison, une force électrique d’origine non naturelle réduirait à néant ses chances de nous vaincre. Et à part la foudre, je vois pas. Qu’est-ce qui fait de l’électricité ?

-Je sais p…

-Un barrage hydroélectrique, pas vu de barrages ici. Une usine à charbon, je vois pas de fumée noire dans le ciel.

-TU as pensé à la longue distance ?

-Quoi ? C’est possible ? »

Ils restèrent pensifs.

« C’est quoi cette fumée blanche là-bas ? Demanda l’empereur.

-Des ordures qui brûlent, à tous les coups.

-Allons à la rivière, on a peut-être loupé un barrage.

-Mouais, t’as raison. »

 

 

Ils suivirent le cours d’eau, marchant dans la neige et le vent arctique.

« Il caille ! Se plaignit Sarasin.

-Ah ?

-Je viens d’un pays très chaud, limite désertique. C’est pour ça que j’ai la peau mate. Ici, c’est pas mon domaine

-Je viens de Wyrim, un haut plateau. A Wyrim, quand il fait froid, il fait -20°C. »

Une voix s’éleva.

« C’est tiède. »

Øxymor se tenait devant eux, son épée sur l’épaule.

« La main glacé de la mort m’a donné des pouvoirs liés aux givres. Pour moi, quand il fait froid, c’est 230 degré en dessous de zéro ! Aurore austro-boréales ! »

L’empereur planta son Fendium devant lui pour se protéger du froid. Sarasin s’enroula dans sa cape, en vain, puis déchira la nuit pour s’enfuir.

« Ah ah ! Viens me chercher ! »

Le mort-vivant déguerpit et disparut en suivant le fleuve.

« Sarasin, reviens ! »

L’assassin réapparut.

« Faut le suivre ! »

Ils partirent à sa suite et entrèrent dans le bâtiment qui générer cette fumée blanche, irrigué par l’eau.

« C’est quoi ici ?

-Technologie. Cracha haineusement le Seigneur-Croc. Faut qu’on le retrouve. »

Ils avancèrent. Des gens cherchèrent à les arrêter, mais furent rapidement mis au tapis par les guerriers, qui choisirent de les épargner. Ils s’enfoncèrent dans les escaliers, sans savoir où ils arriveraient. Soudain, ils virent deux lueurs flamboyantes et faibles. Les chandelles d’Øxymor.

« Arrête ! Ordonna le Seigneur-Croc. Utiliser cette énergie te rendrait aussi inoffensif qu’un nouveau né. C’est de la technologie.

-Faux ! Répliqua le champion mort. La radioactivité est un phénomène naturel !

-La quoi ? »

Sarasin leva les yeux au ciel, puis déclara :

« Je vois c’est quoi, mais j’sais ni à quoi ça sert, ni se qu’il compte en fiche. »

Le mort-vivant perça violement le réacteur.

« Je vais utiliser cette force contre vous !

-Est-ce que j’ai mon mot à dire ? Nan parce que… »

Un violent séisme secoua la zone. Øxymor plongea ses mains dans le cœur du réacteur, mais les sortit rapidement, ses gants en acier avaient légèrement fondu.

« Cette force… Je n’arrive pas à la contenir.

-Faut pas être trop gourmand, railla l’assassin.

-Je dois y arriver ! »

L’empereur fit signe à son ami de rester en retrait. Des éclairs verts parcoururent la zone.

« L’armée des morts ! »

Rien ne se passa.

« En même temps, y’a pas de mort-vivant à relever ici, c’est tout clean.

-Rafale hurlante ! »

Un souffle glacé repoussa les deux combattants.

« La puissance… Trop forte. »

Le réacteur commença à exploser.

« Sarasin, on se tire !

-Sans blague ?! »

Le duo battit en retraite. Le guerrier mort resta encore un moment devant la puissance nucléaire, mais finalement, dû renoncer. Il hurla :

« Je t’aurais, Seigneur-croc ! Je trouverais un moyen de t’écraser ! »

Il sortit. Dehors, il tomba sur son empereur.

« Oxyor… Tu as fais assez de dégâts… Retourne à mon service…. Ou je serais contraint de t’abattre !

-Jamais !

-Dois-je en conclure que tu choisis la mort… Pour la deuxième fois ?

-Vous ne me tuerais pas deux fois !

-Je ne t’ai pas abandonné ! Je… »

Øxymor ouvrit un nouveau portail menant visiblement à Trachéom et s’engouffra dedans. L’empereur et Sarasin suivirent.

 

 

 

 

 

 

IV Les Arches

 

Lorsque que le monarque se retrouva derrière le portail, il se rendit compte que ce qu’il avait vu, c’était Trachéom, vu de haut, et par conséquent, il se retrouva à 1 kilomètre du sol. Sarasin était déjà plus bas, et Øxymor un peu plus bas encore. Ils encaissèrent la chute facilement. Øxymor ouvrit une autre brèche.

« Il va pas remettre ça ?? Hurla Sarasin

-Si ! Je remets ça ! »

Au travers de la brèche, on voyait un collège, l’empereur tomba à genou devant le portail. Sarasin freina sa course pour ne pas y entrer sans son seigneur et lui hurla :

« Qu’est-ce que tu fiches ? Il faut le poursuivre !!

-Je… n’irais jamais là-bas…

-Quoi ? Øxymor va se tirer ! Et le portail va se refermer ! Saute !

-Jamais »

Sarasin tenta de raisonner le monarque par la force en le saisissant par l’épaule pour le projeter dans la brèche. Mais ce dernier se retourna en dégainant son Fendium. Un combat venait de commencer.

 

Le combat fut court, L’empereur assomma l’assassin sans peine. Aoeste arriva, attiré par leur présence. Il vit Sarasin à terre et regarda autour de lui quel ennemi pourrait faire ça.

« Seigneur ! C’est quoi ce portail ? Pourquoi Sarasin est comme ça ?

-Ce portail est l’endroit où Øxymor s’est enfuit, Sarasin, c’est moi qui l’ait assommé.

-Pourquoi ?

-Je ne veux pas aller dans ce portail, et il voulait m’y forcer.

-Mais…Mais… Et Oxyor ? Vous laissez tomber votre ami ?

-Je ne PEUX pas le suivre.

-Pourquoi ?

-Silence ! »

Le monarque étala son généralissime d’un coup de poing en pleine figure. Aoeste lança un horâs détruit en plein vol par le Seigneur-Croc, l’archevêque Inquisatus accourut. Avant de demander des explications, il chercha, comme Aoeste, un quelconque ennemi pouvant mettre Sarasin et Aoeste dans cet état au travers de la garde de l’empereur. Il fut frappé par derrière par ce dernier.

« Seigneur-Croc… Que faites-vous ?

-Je n’irais pas ! Rétorqua-t-il.

-Aller où ? Aïe ! vous êtes cintré !

-Vous irez ! Lança Aoeste, il faut sauver Oxyor ! Même si je dois vous y forcer, même si je dois mourir pour Oxyor ! »

Après une brève explication, les héros saisirent la situation. Il fallait faire face au Seigneur-Croc pour sauver son ami. Inquisatus mit sa main sur son pendentif et dit à Aoeste :

« Remets-le moi vite après notre victoire, si Archéom se bat bel et bien de votre coté.

-Libérer Archéom ? Vous n’y pensez pas sérieusement ?

-Si ! »

Et il arracha son pendentif, garda son calme Assez longtemps pour le donner à Aoeste qui le cacha dans sa poche. Puis ses vêtements devirent noirs, et la luminosité baissa.

« Enfin libre ! Hurla Archéom, vous allez tous mourir !

-ARCHÉOM ! Cesse ! Nous t’avons libéré pour que tu combattes à nos cotés le Seigneur-Croc !

-Le Seigneur-Croc ? Me libérer pour que je me batte contre le Seigneur-Croc ? C’est quoi la blague ?

-Il n’y en a pas, il faut le vaincre !

-De votre part…

-Nous n’avons pas de pendentif, et seul le Seigneur-Croc pourra en refaire un ! Combats à nos cotés ! »

Archéom afficha un sourire moqueur et provoquant, puis lança :

« Ca m’va ! »

Sarasin, Aoeste et Archéom combattirent donc le Seigneur-Croc, qui n’hésita pas à libérer le 3e sceau dès le début. Aoeste fut rapidement balayé, suivit de Sarasin, mauvais encaisseur. Archéom tenait encore le front seul, aussi fort soit-il, le Seigneur-Croc était supérieur dans son état de berserk et libéré de trois sceaux. La seule solution pour le calmer était Crystal. Mais inutile, elle choisirait le camp de son mari. Oxyor n’a aucune valeur à ses yeux. Sans le soutien de Sarasin et d’Aoeste, il était impossible à Archéom de gagner, alors une explosion mineure de fumée noire apparue, laissant échapper un rire sournois.

« Hé bien, Archéom, qui aurait cru que le plus grand Ombremage et le plus grand Démoniste seraient un jour unis dans le combat contre le Seigneur-Croc ?

-Le plus grand démoniste ? Frimeur, t’es encore loin !

-T’es pas vraiment le plus grand ombremage, tu le sais, ça !

-Je le suis ! SI j’étais entièrement libre… »

C’était Dimention, avec ses démons. Ensemble, ils devaient leur empereur, celui qui avait vaincu l’empereur otrajydien, le Seigneur-Croc ! Les sorts d’ombre fusèrent, aussi bien de Dimention que d’Archéom. Son fendoir dansait au travers de l’ombre, faisant gicler le sang, Okzim, fidèle au Seigneur-Croc, avait jugé que l’empereur avait ses raisons d’agir ainsi, et activa ses sorts. Le portail était toujours ouvert, à la grande incompréhension générale.

 

Au bout de maintes tentatives de raisonnements, Archéom tomba, Dimention, à moitié mort, devant le monarque à peine blessé. Finalement, Aoeste cria :

« On se débrouillera sans le Seigneur-Croc ! TOUS DANS LE PORTAIL !! »

Le champion Sarasin, le généralissime Aoeste, et Archéom y sautèrent, Dimention, menacé par son seigneur, ne bougea pas. De l’autre coté du portail, Archéom fut remis sous contrôle.

 

Ils étaient devant un collège, semblait-il, Inquisatus, Aoeste, et Sarasin. Ils virent un groupe d’adolescents qui encerclaient un enfant d’une douzaine d’année. Le groupe semblait menacer l’enfant, ils l’insultaient sur sa taille, ils lui disaient qu’il était moche, alors que c’était faux. Le garçon protéger une fillette, cachée derrière lui. Aoeste voulut intervenir, mais Inquisatus l’en empêcha.

« Attends, nous sommes dans le passé, il ne faut rien changer, autrement, le futur changera.

-Oh, misère ! Lança Sarasin. »

Ils s’éloignèrent rapidement.

« Il faut changer nos vêtement, dit Sarasin, surtout toi, Aoeste, cette armure c’est hyper discret ! Et votre robe j’en parle même pas, archevêque. »

Un homme sortit de nulle part et mit une dague sous la gorge de Sarasin.

« Qui est un Arche ?

-Pardon ?

-Qui est un Arche ? »

Sarasin brisa la lame à coup de dent et passa derrière l’homme, lui fit une clé de bras à la limite de lui briser et demanda :

« C’est quoi un Arche ?

-Tu ne sais pas ce que c’est qu’un Arche ?

-Racontes-moi ça, ou tu va savoir c’est quoi « Souffrir » !

-Bien d’accord d’accord, lâches-moi.

-J’aime autant pas. Parles !

-Pas si tu ne me lâches pas.

-D’accord je te lâche le bras dans 5 secondes »

Il plaqua la main contre le haut du crâne par sa clé de bras et lui cassa. Il hurla à la mort, pleurant toutes les larmes de son corps.

« Maintenant je ne te tien plus, PARLES !

-Les… Les Arche sont des paladins qui chassent l’ombre de nos terres, on les aime pas par ici.

-Pourquoi ne pas aimer des paladins ?

-Dès qu’ils ont besoin d’un truc, ils nous le volent « pour la lumière », et si on résiste ils nous tuent pour « Hérésie ».

-Ok, Archevêque…

-J’en étais sur, tu es un Arche !

-Non, c’est un Archevêque, un super évêque en gros.

-Mensonges ! A moi ! A l’Arche en nos terre ! »

Des paysans arrivèrent en courant, fourche à la main.

« Ecoutez, y’a deux moyen de régler ça, un : on se calme, on explique que y’a pas d’Arche ici, mon ami soigne le bras du paysan et on est tranquille. Deux : Je le tue, je vous tue, et on s’en va, vous choisissez quoi ? »

Les paysans foncèrent sur les héros. Ils tombèrent soudainement dans une giclée de sang derrière leur crâne.

« Bon, ça c’est fait.

-Sauvage, en s’expliquant calmement, ils serait devenu notre alliés !

-On discute avec des guerriers ou des partis, pas avec une foule enragée. Car comme le disait le grand philosophe Archèmide, ‘Attaquer avec furie, c’est frapper la mer à coup de fouet’.

-Passionnant , rétorqua Inquisatus, mais il faut retrouver la trace d’Øxymor.

-T’es marrant toi ! Si même le Seigneur-Croc peut pas l’vaincre, moi je le cherche pas !

-On est pourtant bien là pour ça non ?

-Ouais ! Lança Aoeste.

-Il faut obtenir une audience auprès des Arches, si s’est bien des paladins, ils pourront nous aider dans la lutte contre Øxymor, qui est un mort-vivant. Relança Inquisatus.

-On sait même pas où ils sont ! Répondit Sarasin. »

Un paysan de la foule de mort abattue par Sarasin se releva.

« J’en ai loupé un, je reviens…

-Non attends ! Il nous conduira, il faut juste le convaincre ! Lança Aoeste.

-Je suis très persuasif par moment… »

Il saisit l’homme par le col et le plaqua contre un arbre, on entendit une cote se casser.

« Ecoute moi bien toi, conduit-nous jusqu’au Arches, sinon je te réserve un destin très peu enviable !

-Aïe d’accord ouille lâchez-moi…

-Tu n’a pas vu ce qu s’est passé la dernière fois que quelqu’un m’a demandé de le lâcher ?

-Sarasin arrêtes, ordonna Inquisatus. S’il nous conduit, il n’aura rien, je commence par le soigner. »

Il fit ce qu’il avait dit.

« Guides-nous ! Ordonna Inquisatus.

-Ouais t’as intérêt ! Renchérit Sarasin. »

 

L’homme les guida vers des hautes montagnes et dit qu’il ne voulait pas s’approcher davantage. Sarasin lui cassa le bras encore une fois et il accepta à contrecoeur de s’approcher encore. Ils arrivèrent dans une vallée très étroite. Un immense mur leur barrait la route, il était fendu en deux laissant un passage d’a peine deux mètres de largeur pour y pénétrer. Sarasin caressa la fissure.

« C’est fait par une lame. »

Ils arrivèrent devant une forteresse, des remparts immenses et des gardes, et quelques mètres avant le premier rempart, une ligne rouge. Imprudent et provocant, Sarasin mit le pied derrière la ligne rouge et de nombreux soldats se jetèrent sur lui, il les évita facilement et les assomma.

« Pour ceux qui sont encore conscient, je demande audience à votre chef. »

L’un d’entre eux se releva en se tenant la tête et dit :

« Bon d’accord, ne vous débattez pas, nous allons vous emmener voir notre supérieur…Thiry le croisé.

-D’accord, fais vite. »

Des soldats sortirent de la caserne et pointèrent leurs lances en directions des héros, Sarasin les coupa toutes, et prétendit que s’il était encore menacé, il irait leur chef lui-même à travers leurs cadavres.

 

Ils entrèrent dans un grand bâtiment où des gardes du corps leur barraient la route.

« Laissez-nous passer, nous devons voir le croisé. Lança Sarasin.

-Non.

-Non ?

-Non.

-Alors c’est non ?

-Oui c’est non.

-Non de non ?

-Oui.

-C’est vraiment vrai ?

-Bon, ta gueule. »

Il voulut saisir sa dague et tout le monde dégaina son arme, lances, épées, masses, haches…

« Dernier sommation, laissez-nous passer, c’est un ultimatum !

-Non ! »

Il sauta à la gorge de l’un d’entre eux et lui coupa, puis trancha le cœur d’un entre, poignarda un troisième en passa dans son dos, et fini par sa danse de l’assassinat ombragé. Un homme en armure rayonnante sorti de la chapelle.

« Je suis le croisé, laisses mes hommes, ils n’ont rien fait.

-Si, ils me bloquent.

-Ils t’empêchaient de me voir, maintenant que je suis devant toi, tu n’as plus de raisons de les tuer.

-en effet… »

L’un des soldats se releva et dit :

« Ah… Toi qui nous a anéantit, le croisé nous vengera, il est plus fort que toi ! Beaucoup plus fort ! »

Sarasin voulut le sauter à la gorge mais le croisé l’en empêcha, le croisé et Aoeste ainsi qu’Inquisatus.

« Ce n’est pas en tuant leurs hommes qu’on obtiendra les faveurs des Arches, crétin ! Lança l’archevêque.

-On peut les y forcer !

-Il suffit ! Hurla Aoeste, tu as massacré assez de gens comme ça !

-Ah la ferme le nain. »

Le généralissime fondit sur l’homme qui déchire la nuit, soutenu par l’archevêque et par le croisé.

« Ah je vois, je te blesse, le contrecoup s’active et l’archevêque te soigne. Futé, mais il faut être stupide pour s’attaquer à toi, et pas au soigneur. »

Il fondit sur l’archevêque avec la ferme intention de le tuer. Soudainement, Sarasin freina, comme si une chose plus importante que sa vie allait survenir.

 

Un homme surgit de nulle part et attrapa les poignets de Sarasin, ce dernier se débattit mais l’homme ne bougea pas, comme une statue de marbre. Aucun geste, aucun plissement, comme si Sarasin n’avait pas la force de faire fléchir ses muscles. L’homme était vieux, il avait une de la barbe mais quelques millimètres à peine. Gris Blanc, ses cheveux étaient longs. Sa présence était plus oppressante que celle du Seigneur-Croc, et il semblait aussi plus fort.

« Il suffit, qui que tu sois, lança l’homme, aussi fort sois-tu, tu n’es pas de taille face à moi. »

Il étala Sarasin d’un geste fluide et le fit enfermer dans une prison d’où il ne pouvait partir, même s’il déchirait la nuit.

 

Aoeste et Inquisatus furent conduits à la forteresse, l’homme qui avait arrêté Sarasin était assit sur un trône. Autour de lui, des personnes les regardaient de haut.

« Bien, déjà, bienvenu à Archékelbezyn. (Se prononce arché kel bé zine)

Vous avez une requête à nous soumettre je crois.

-Oui, dit Aoeste, déjà je m’étonne de ne pas voir le croisé parmi nous…

-Pourquoi cela vous étonne-t-il ?

-on m’avait dit qu’il était fort, et ici, je vois des personnes qui le sont sûrement aussi, alors pourquoi n’est-il pas là ?

-Le croisé n’est qu’un puissant soldat, ici, nous sommes en présence des plus grands Arches, je vous laisse vous présenter. »

Une femme en robe blanche ornée de bleu s’avança et dit :

« Je suis l’archiprêtre Bénidia, je suis la moins forte.

-Je suis l’archidruide Hézinkyn et je suis le 4e plus fort.

-Je suis l’archimage Ymybétrial et je suis le 5e plus fort.

-Je suis l’archipaladin Maor, et je suis le 3e plus fort.

-Je suis l’archombremage Destéom, et je suis me 2e plus fort.

-Et moi, lança l’homme sur le trône, je suis l’Archempereur, et je suis le plus fort de tous. Les présentations sont faites de notre coté, qui êtes-vous ?

-Et bien…Vous n’allez pas le croire mais…nous venons du futur…

-Bien, poursuivez.

-Sans blagues vous y croyez ?

-Vous me mentez ?

-Non !

-Continuez, j’en vois défilé des choses bizarres, le dernier truc qui pourrait me surprendre, c’est qui l’archiprêtre et l’archidruide se marie, ils se détestent !

-Hum bon, donc, je suis le généralissime Aoeste, de…

-Et moi l’archevêque Inquisatus et il serait dangereux pour le futur de nommer l’endroit d’où nous venons.

-Je comprends, que voulez-vous ?

-Notre ami Oxyor a été tué dans notre monde, il fut relevé sous le nom d’Øxymor et a tué le nécromancien qui l’avait relevé. Il s’est enfuit dans ce monde, et notre seigneur n’a pas voulu venir, et quand on a voulut l’y forcer, il nous a anéantis.

-Anéantis ?

-Anéantis ! Moi, Aoeste, Sarasin…

-Et Dimention. Renchérit Aoeste.

-DIMENTION ?? Le démoniste ???

-Euh oui…

-Vous êtes ses amis ???

-Bah oui…Mais le Dimention du futur…

-Baliverne ! Dimention est un mécréant ! Il rase et pille les villages ! Et vous êtes avec lui ! Je vous condamne à mort ! Destéom, Hézinkyn, tuez-les ! »

Il sortit de la pièce d’un pas coléreux. Lorsqu’il ouvrit la porte pour sortir, on put voir un petit enfant derrière, celui qui était entouré par le groupe lors de leur arrivée, il semblait blessé. Inquisatus dit :

« Ô Archempereur, ton fils est notre seigneur ! »

Il se figea.

« Mon fils ?

-Oui, celui que je vois derrière cette porte !

-Vraiment ?

-Il régnera sur Koljeizer, dans son château, Trachéom, et portera le nom de Seigneur-Croc. Je serais son ami, il me rencontrera à son adolescence, il rencontrera le généralissime Aoeste, car il a réussi à faire couler de son sang, alors qu’il n’était pas entraîné. Il rencontrera Sarasin, l’homme qui déchire la nuit, lorsque, lors de la cérémonie pour nommer Aoeste généralissime, il tuera le démon Kieja. Ton fils fera nombre de parties d’échec avec moi et il ne m’a jamais battu ! Il a toujours eu une obsession pour le grade de généralissime non ? Son ami, Oxyor, est actuellement dans ce monde, je ne sais où, et le Seigneur-Croc demande son ami. Il faut que vous nous aidiez à le contrôler, et à lui ôter sa vengeance de son esprit.

-Parles-moi encore de son futur !

-Il sera marié… »

Un grand silence suivit.

« …Avec la princesse Crystal, il aura une fille, Émeraude, elle sera dotée d’une grande intelligence et aura le cœur sur la main, un fils ensuite, Rubis, le seul de sa famille qui sera un combattant, il pourra terrasser un capitaine à 10 ans. Lorsqu’il vaincra l’empire Otrajyd, il perdra son ami Okzim l’archimage…

-Mon fils sera ami avec ce monstre ?

-Oui, Okzim sera tué par un haut-ombremage… Mais sous forme fantomatique, il viendra enchanter l’épée de ton fils, le Fendium.

-Mon fils aura…le Fendium ?

-Oui ! Forgé par les volcans. Arraché à l’océan ! Tout le blabla, mais on sait bien que c’est faux hein. L’archevêque Archinturcus attentera à sa vie pendant la bataille contre l’empire Otrajyd, dans notre monde, il s’est enfuit.

-Tu as dit qu’il régnerait sur Koljeizer, depuis Trachéom.

-En effet.

-Trachéom est contrôlé par Archéom ! Il n’y a que moi et mes Arches qui pouvons l’en déloger !

-Pourtant, votre fils à lui tout seul enfermera Archéom, et prendra le contrôle de Trachéom.

-Enfermé ?

-Oui, Archéom est une sorte de double personnalité vous savez.

-je le sais, je ne suis pas stupide, mais Archéom doit être tué, et la personne qui l’abrite aussi, c’est un monstre ! »

Inquisatus pensa que le moment était très mal choisit pour dire qu’Archéom était la double personnalité de lui-même.

« Que m’arrivera-t-il dans le futur ? Demanda l’Archempereur.

-je ne sais pas. Mais votre fils ne vous rendra plus de visite et ne parlera plus de vous, peut-être partira-t-il car il ne vous supportera plus, ou peut-être êtes-vous mort. »

L’Archempereur semblait foudroyé.

« Quelle est votre requête déjà ?

-Trouver et neutraliser Øxymor, c’est un mort-vivant très fort, lui ôter de l’esprit sa vengeance et cela nous suffira.

-Donnez-moi des informations pour le retrouver et je le localiserais.

-Il fait 1 mètre 78, il est en armure noire à pointes sur les épaulières, et il a généralissime des cierges accroché à ça, sinon il aura de la cire dessus.

-Arches, déployez-vous ! »

Les troupes sortirent de la forteresse à la recherche d’Øxymor, pendant ce temps, l’archevêque racontait encore le futur du fils de l’Archempereur. Finalement, il convoqua l’archiprêtre et l’archipaladin et leur demanda un heaume.

 

Quelques jours plus tard, on retrouva la trace d’Øxymor, l’Archempereur alla lui-même l’arrêter. Il le ramena à son château, dans la salle du trône, où l’archidruide s’efforça de l’immobiliser. L’’archiprêtre apporta le heaume et dit :

« Voici le heaume de la sombre lumière, nom en oxymore hé hé ! »

Absence de rires.

« …Bref, à partir du moment où le heaume sera sur sa tête, l’énergie nécromantique qui l’anime sera refoulée, il perdra en force, mais il se contrôlera et n’aura plus envie de tout casser. Mais il doit le mettre de son propre chef, je vous laisse vous débrouiller sur ce point.

-Je vais ouvrir un portail pour vous renvoyer chez vous, lança l’archimage en incantant un sort. »

Le portail s’ouvrit, on y jeta Øxymor, Aoeste et inquisatus suivit, puis on jeta Sarasin avec la cage. Ils arrivèrent à Trachéom, devant l’empereur qui était sur le toit, il les regarda, dégaina son fendoir et dit :

« Je n’irais pas !

-C’est bon, tranquille ! Lança Sarasin, on y est allé plus besoin d’y retourner, attrapes plutôt Øxymor. »

L’empereur se retourna et le bloqua à l’aide de ses amis, Inquisatus expliqua le fonctionnement du heaume et le monarque dit.

« Lâchez-le ! Les héros le lâchèrent, Øxymor ! Mets ce heaume je te prie, tu pourras rejoindre nos rangs.

-Je ne rejoindrais pas l’homme qui a laissé mourir des orphelins et des sœurs.

-Non mais quel con !! Hurla le Seigneur-Croc avec une rage débordante.

-Tu nous abandonnés !

-Je rêve !! Tu prétends que par ma faute si Évalys est tombé, et tu as tord ! Lorsque tu m’a vu, j’allais arrivé et j’ai fais demi-tour, pour sauver ma femme, le temps que je le fasse et que je revienne, la porte pouvait l’encaisser, mais toi, tu l’as ouverte et tu t’es jeté dans les morts-vivants ! Et par TA faute, ils sont morts, j’avais 18 fois le temps de venir avec mon armée si tu n’avais pas ouvert cette fichue porte ! Tu es seul responsable de leur mort ! Tu es un incapable et tu as agis inconsidérément !! Alors maintenant… »

Il laissa tomber au sol toutes ses armes, fendoir, épées jumelles du tonnerre, etc. Il s’approcha d’Øxymor, qui pointait sa lame vers lui, et lorsqu’il allait s’embroche de lui-même sur la lame, il s’arrêta enfin et dit :

« Écoutes, si tu veux me tuer, fais-le, mais si tu ne le fais pas… Ne pointe pas ton arme sur moi !

-Vous ne savez pas ce que j’ai enduré ! Cette mission suicide ! Ce… Cette mort ! Cette nécromancie si douloureuse ! »

Il arracha son casque.

« Regardez mon visage ! Regardez-moi bien ! Je ne ressemble plus à un humain ! »

Le Seigneur-Croc tendit la main, il concentra une boule d’énergie couleur chair qui semblait drainer la peau. Elle ce fripait, devenait vielle. Il était défiguré, bien pire qu’Øxymor !

« Je vais te dire… J’ai pas mal morflé moi aussi ! Je dois mettre un sort de dissimulation pour me cacher, sinon même ma femme qui m’aime tant aurait peur de moi ! J’ai plus de cicatrice que de peau sur mon corps, j’ai eu plus d’os broyé que de cheveux dans ma vie, j’ai remplacé mes yeux 18 fois le droit, et 21 le gauche ! J’ai reçu 36 greffes de bras droit et gauche, et 12 de jambes. J’ai été torturé 405 fois dans ma vie ! Si on peut encore appeler ça une vie… Alors arrêtes de te plaindre pour ton visage, toi aussi tu peux avoir un  sort, et j’ai enduré plus que toi… Ca ne m’empêche pas d’avoir le sourire ! »

Il écrasa la boule d’énergie et reprit son aspect normal. Le champion mort tremblait, hésita, déstabilisé par le discours de son seigneur. Il baissa sa lame, la jeta, et tomba à genou, en larmes. L’empereur lui tendit le casque et dit :

« Mets ce heaume, et fais-toi pardonner ton erreur ! Rejoins mes rangs, combats pour la gloire, une erreur peut toujours être rattrapée. »

Le mort saisit le casque et dit :

« Je vous prie… De pardonner… Tout ce que j’ai fais avant !! »

Il s’effondra en sanglots.

 

 

 

 

 

V Même les morts ont un coeur

 

De retour à Trachéom, Øxymor rentra dans sa chambre pour calmer ses larmes, comme à son habitude dans ces moments, le Seigneur-Croc montant en haut de son château pour contempler son pays. Sarasin le rejoignit et dit :

« Je ne savais pas que ton père était l’Archempereur, mais pourquoi t’es pas venu ? Ça je ne l’explique pas.

-Je me suis embrouillé avec mon père et j’ai quitté la maison, il était vraiment agaçant.

-C’est tout ?

-C’est tout.

-Et c’est une raison pour nous mettre dans cet état ?

-Largement.

-Haha… Si tu le dis… »

 

 

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