Seigneur-Croc



V – Par-delà les ténèbres
25 août 2011

A l’origine nommée « Le misérable à la longue lame », le titre fut changé car l’histoire fut finalement été modifiée, puisque le personnage désigné par le titre ne va finalement jamais exister. Je viens de finir de la réécrire. Après m’être relu, je dois reconnaître que je suis déçu par ma propre histoire, je pense à la réécrire, mais j’ai réécrit le 1, je vais m’attaquer au 2, et j’ai corrigé le 3, 4 et 5. Je commence à saturer pour la première saison, et j’aimerais m’atteler à la deuxième. Je sais que c’est remettre le boulot à plus tard, mais j’ai tellement d’idée pour la saison 2 ! Des nouveaux personnages inattendu, de nouveaux ennemi, de nouveaux objectif (V’la que je me vend moi-meême sur mon propre site…)

Enfin bref, voici le 5. Les suivantes seront bientot là, puisqu’elles n’ont même pas besoin d’une retouche. Mais tout balancer en bloc, je le sens pas.

 

 

 

Une belle journée d’automne à Koljeizer. Peu de vent, les feuilles qui deviennent oranges, et qui tombent. Le sol est recouvert de feuilles mortes, recouvert de cadavre végétal. Les enfants jouent dans les tas de feuilles, dans les tas de morts qui jonchent le sol. Quel spectacle morbide.

« Je haïs l’automne, comment les gens peuvent-ils aimer ça ?! »

Le Seigneur-Croc jura en donnant un énorme coup de Fendium dans le vide. L’immense lame provoqua une énorme bourrasque qui repoussa les feuilles mortes un peu plus loin.

« Et bien ? Fit l’amirale en arrivant. Vous avez mal dormi ou quoi ?

-C’est rien. J’aime pas l’automne, c’est tout.

-Vous n’aimez aucune saison. L’hiver ça caille et la neige bloque les routes, le printemps il pleut tout le temps, et l’été on crève de chaud et y’a des moustiques partout.

-J’aime pas les feuilles mortes, c’est comme contemplait une forêt abattue et dire ‘Wa c’est bô !’. Débile.

-Y’a qu’à abattre tout les arbres de Koljeizer, ça sera régler.

-Je sens une dose mortelle de sarcasme.

-C’est votre solution fétiche, non ? Détruire le problème à la base.

-Vous avez des tendances suicidaires ? Cassez-vous ou je vous vais ramasser toutes les feuilles mortes de Trachéom à Klasor avec un cure-dent ! »

L’amirale lui jeta un regard hautain, puis partit.

« C’est vous qu’avez mal dormi.

-J’ai rêvé qu’Aoeste vous avez tué.

-Tu parles d’un rêve à la con. D’ailleurs il est où ?

-Il fait une intervention. »

 

L’armée du courroux enfonça violement la porte du bâtiment. Une pluie de balle les repoussa.

« Ils ont des armes à feu de contrebande ! Oxy, go ! »

Øxymor s’avança, imperturbable, sous le feu ennemi. Une grenade tomba à ses pieds. Il l’écrasa et l’empêcha ainsi d’exploser. Il saisit au visage un des criminels.

« Fuis ! »

Et le laissa repartir. Il fit demi-tour.

« Mais qu’est-ce tu fous ?! Hurla Aoeste. C’est le cerveau qu’est mort en premier chez toi ?  Armée du courroux, boucliers, chargez !

-Non. »

Le champion mort fit un signe de main. Le fuyard s’effondra, libérant une immense quantité de bactéries et de maladies affilié à la nécromancie. Les criminels commencèrent à se décomposer. Tout ceux qui tombaient étaient relevés en goule, et attaquaient tout ce qui semblait pouvoir l’être. Le chaos régnait désormais dans les lignes ennemies.

« Vous pouvez y aller, la maladie a cessé d’être contagieuse.

-Escadron de la justice, en avant ! »

Aoeste chargea en tête, suivi par des troupes en armures légères armées d’arme à deux mains. Ils enfoncèrent le front ennemi sans peine. Toute résistance fut écrasée, et les survivants furent regroupés au milieu du champ de bataille.

« En tant que généralissime et chef de l’armée du courroux, je vous arrête pour trafic d’armes à feu, meurtre de soldat en l’exercice de leur fonction et pour résistance aux forces de l’ordre et refus de reddition, votre condamnation est la mort !

-Vous ne pouvez pas prouver que c’est nous ! On veut un procès !!

-C’est ça… Exécutez-les. »

Les lanciers les achevèrent impitoyablement.

« Mission accomplie. »

 

Il retourna dehors et leva les yeux vers le ciel nuageux.

« On va être mouillé… Faut que j’me magne de rentrer. »

Il fit deux individus se chamailler.

« Je t’ai dit que c’était à droite !

-Oui.

-Arrête de dire ‘oui’ à tout ! C’est de l’autre coté !!

-Non.

-Mais tu m’fais ch… »

En fait, seul l’un d’eux s’excitait pour rien. L’autre restait passif. L’énervé alla à la rencontre d’Aoeste.

« Eh, général… Euh… Super général ? C’est quoi ces gallons ?

-Généralissime.

-Ah, la classe.

-Je suis le généralissime de Koljeizer, aux ordres du Seigneur-Croc et…

-Ouais bon tu vas pas me raconter ta vie. C’est où Trachéom ?

-… Continuez tout droit, à la sortie du village, prenez la route sur votre droite. J’y vais également, on peut faire route ensemble.

-Ouais bon plan. Bon tu viens Esgey ?

-J’arrive. »

Ils discutèrent le long du trajet. Cet individu surexcité se prénommé ‘Essef’, il venait avec son frère Esgey voir l’empereur car il faisait ‘partie de la famille’. Aoeste n’en croyait pas un mot, mais ne perdait rien à les guider.

 

Le Seigneur-Croc frappa, esquiva et contre-attaqua. Il fit deux tours sur lui-même pour se donner de l’élan et frappa sur le mannequin d’entrainement qui se cassa.

« Monseigneur, fit le maréchal Aomushni, vous avez de la visite.

-Quoi ? C’est qui ?

-Un certain Essef et un Esgey.

-De… De quoi ? Eux ?! Qu’est-ce qu’ils foutent là ?

-Comptez-vous les recevoir ?

-Oui oui, c’est mes frangins.

-Dois-je…

-Euh, cassez-vous. Je vais les recevoir ici.

-Dans la salle d’entrainement ? Soit. »

Il sortit. Le Seigneur-Croc  s’essuya le visage avec une serviette. Lorsqu’il releva la tête, Essef était devant lui.

« Essef ! Quelle surprise ! Que me vaut cette visite ?

-Je porte de mauvaise nouvelle.

-La vache, t’as une tête d’enterrement.

-Ben justement…

-Vous êtes seuls ? Père est pas là ?

-Il arrive dans une demi-journée, il voyage en carrosse.

-Une demi-journée ?! Faut que je me casse dès maintenant !

-Eh ! J’dois te dire…

-Ouais super, j’ai aucune envie de revoir ce crétin qui nous sert de père à tout les trois, aller.

-Tu ne pourras pas y couper !

-Pari tenu.

-Mais… Bordel écoute-moi ! »

Essef dégaina une épée et se jeta sur son frère, aussitôt celui-ci sortit le Fendium et empala son adversaire.

« Ca te ressemble pas. Tu passe ton temps à te marrer normalement, et Esgey, tu dis rien ?

-Non.

-Il m’fait la gueule ?

-Il t’en veut encore d’être parti sans nous prévenir. Moi je m’en tape, mais lui… Bon tu peux me virer ton arme du bide ? »

L’empereur arracha le Fendium à la chair de son frère et rengaina. Les intestins se recréèrent, puis les abdominaux, et enfin l’épiderme, sans laisser la moindre cicatrice.

« Bon, faut partir, sinon père va nous emmerder. »

Il sortit. Essef soupira.

« Père le lui dira. »

Il s’étira et prit Esgey dans ses bras.

« Faut qu’tu lui pardonne, c’est jamais bon, les guerres fraternelles.

-C’est lui qui l’a déclarée. Je ne fais que me défendre.

-Tu ne défends que ton orgueil. Bon, je vais aller manger un morceau en attendant père, ok ?

-Comme tu veux. »

Esgey ne bougea pas.

 

Dans leur chambre, le Seigneur-Croc et sa femme se préparaient à partir, voire à fuir.

« Mais tu vas la fermer ?!

-J’essai ! Pousse plus !

-T’es marrant toi ! Aller on insiste ! »

En fonçant d’avantage, l’empereur réussi enfin à fermer sa valise qui menaçait d’exploser. Crystal soupira et prit son sac. Accompagnée de son mari, Ils partirent comme des brigands.

« J’espère qu’on va pas tomber sur ce fossile qui me sert de père !

-Ce vieux crétin n’est pas fichu de se bouger le derche. »

Il prit une mine pathétique et dit lentement d’un air sénile :

« Deeee moooon teeeeemps, oooooon neeee seeee teeeenaaaait paaaas coooooomme çaaaa ààààà taaaableeeeuuuuh ! »

Il ouvrit la porte en pouffa, et reçu une superbe avoine en plein visage.

« De mon temps, on n’insultait pas ses aînés, fils indigne !

-Arch ! Sale c…

-Ne t’enfonce pas. Calmons nous et discutons, je suis porteur de mauvaise nouvelle.

-Rien à cirer de toi et ta troupe de troubadours fanatiques en armure !

-Cela concerne ta mère.

-Ta femme n’est pas ma mère ! Et tu n’es pas mon père, vieux débris ! »

L’Archempereur, père adoptif du Seigneur-Croc. Deux mètres vingt-cinq, les cheveux gris, long jusqu’au bas du dos et soyeux. Une barbe de quelques jours et un léger bouc, une moustache grisonne et un visage creusé de rides. Un regard hautain qu’il ne perd jamais, les sourcils épais et froncés.

« Escé, je t’ordonne de…

-Tu n’as aucun ordre à me donner sur mes terres, et je t’interdis de m’appeler comme ça ! »

Crystal soupira, elle savait comment cela se terminerait.

« Je te bannis à jamais de Koljeizer et je…

-Silence !! »

Arch lui saisit la gorge et le souleva. Impossible à l’empereur de se dégager, alors qu’il était armé du Fendium. L’Archempereur avait une carrure à faire pâlir un dieu grec malgré ses 80ans, et il était la 3e puissance mondiale.

« Escé. Ta mère adoptive, ma femme… L’aimais-tu ?

-Ouais, j’l’aimais bien. Elle me considérait comme son fils, au moins. Pas comme une arme humaine !

-Elle est morte. »

Le Seigneur-Croc cessa de se débattre.

« Quoi… Quand ?

-Il y a une semaine.

-P… Pourquoi ? On lui a fait du mal ?

-Non, elle est morte d’une maladie incurable. Un cancer foudroyant muté des poumons. Elle a eu un peu mal, comme un picotement, puis elle a suffoqué et est morte. En plein repas, sans aucune raison visible. Je suis venu te l’annoncer en personne. Même si tu ne portes pas mon sang, même si tu m’as trahi, et même si je t’ai renié et déshérité, tu fais parti de ma famille.

-Je ne peux pas le croire. »

Arch le lâcha, ou plutôt le rejeta face contre le mur.

« Je repars. Mes dignes fils Essef et Esgey vont rester un peu, ils ont besoin de réconfort.

-Alors c’est pour ça ? Les réconforter, t’en es plus qu’incapable. T’es qu’un sale cœur de pierre. Alors, dans ton intelligence  calculatrice et manipulatrice, tu me les colles ? Tu me donnes envie de vomir.

-Tu vas les rejeter ?

-Tu me prends pour qui ? Pour ton reflet dans une glace ? Dégage, ils restent. »

L’Archempereur tourna les talons et quitta les lieux. Au passage, il bouscula le maréchal Aomushni.=, et il avait pas l’habitude.

« Ce… Seigneur ? L’Archempereur ? Peut-on m’expliquer ?

-Silence, nabot ! Lui répondit l’octogénaire.

-B… Bien. »

Pour rappel, le maréchal fait 2m10.

« Seigneur-Croc, le généralissime Aoeste Okrepin a prit sa semaine de vacances. Il a quitté le pays.

-Hein ? Ben pourquoi ?

-Demandez-le-lui vous-même, moi je l’ignore. »

Il fit un salut militaire et sortit.

« Qu’est-ce qu’il est allé faire ? »

 

 

 

Une semaine plus tard, un grand bruit résonna dans la pièce, la poussière dans l’air étouffait l’homme qui dormait. Il se leva et dissipa cette fumée nauséabonde.

« Pardonnez-moi maître, j’ai commis une erreur.

-Combien de fois je t’ai dit de fermer cette porte ? »

Quelqu’un toqua à la porte. L’autre porte. L’homme ouvrit.

« Aoeste… Hou la la je ne suis pas bien réveillé…

-Pourquoi cela ?

-Je te vois un livre à la main.

-Très drôle, écoutez, j’ai besoins de vos connaissances… »

Celui qui avait provoqué l’explosion apparut :

« Maître Dimention n’a pas de temps à perdre avec un incompétent dans ton genre !

-La ferme !! Répondirent Dimention et Aoeste. »

L’acolyte repartit en grommelant.

« Parles, jeune homme.

-Moi, le généralissime Aoeste Okrepin, je viens mander la jouissance de vos connaissances des ombres pour mon usage personnel !

-Ben tiens ! Et pourquoi j’te laisserais agir égoïstement, j’te prie ? Répondit le démoniste en baillant.

-J’attend une réponse.

-Oui, bon, que veux-tu savoir ?

-Parlez-moi de ceci. »

Il tendit le livre qu’il avait à la main.

« J’ai tenté de me documenter à la bibliothèque à son sujet avant de l’ouvrir. Mais je n’ai rien trouvé, alors je suis venu.

-En pleine nuit ?

-Il fait jour.

-Bon, montres-moi ça. »

Il prit le livre, l’examina comme si il n’y avait aucun intérêt à voir ça, puis il ouvrit grand les yeux, regardant la couverture et commença à invoquer un sort de feu dans sa main libre.

« Que faites-vous ?

-Il y a longtemps que je répète au Seigneur-Croc de nous débarrasser de cela, le fait que tu te le sois procuré montre son danger, je vais le détruire. »

Aoeste saisit le poignet couvert de flamme de Dimention et dit :

« Je vous l’interdit, d’après le peu que je sais, il y a une grande puissance là-dedans, et je la veux !

-Le tome a déjà agit sur toi sans que tu l’ais ouvert.

-Sottises ! Parles moi de ce livre.

-C’est le tome d’outre ténèbres, interdit à la lecture, trop dangereux, il recèle d’une ombre plus maléfique encore que le plus noire des créatures des enfers, il doit être détruit.

-Que se passerait-il si je l’ouvrais ?

-Vous vous procureriez une grande puissance qui vous détruirait de l’intérieur.

-Alors c’est poubelle ?

-Il existe un autre tome, semblable à celui-la, et sans dangers, il se trouve quelque part à Koljeizer, on raconte à l’Ouest de ces terres. Je n’en sais pas plus.

-Je… Je vais garder ce tome.

-Il n’en est pas question.

-Je le garderais.

-Je vous le reprendrais… De force ! Je suis bien plus fort que vous. Et même si vous me mettez la trempe de mes beaux jours le Seigneur-Croc viendra te désosser à ma place, vu ? »

Aoeste serra les dents.

« Et merde !!!!!! »

Il jeta avec force le livre par terre et s’éloigna.

 

 

II Complot

 

 

 

Aoeste demanda soutien à Sarasin à Øxymor et à Dimention pour trouver l’autre tome, seul l’assassin accepta. Ils partirent à la levée du jour. Après des heures de marches, les arrivèrent dans une vallée déserte.

« C’est ici qu’aboutit Koljeizer, si ton tome de machin chose est plus loin, il faudra nager…

-Je le sais bien, Sarasin, il est dans cette vallée c’est sur !

-Alors je te laisse chercher.

-Tu n’en veux pas toi, de ce pouvoir obscur qui combat l’ombre ? De cette puissance qui effraie le Seigneur-Croc lui-même ? De ce pouvoir sans limites ? De cet univers à la portée de la main ? »

Sarasin se figea.

« Je n’ai pas peur des démons, sauf s’ils m’apportent des présents. Ton truc, là, ca sent le faisan, et tu vas être le dindon de la farce. T’es en train de me raconter qu’il y a quelque part ici, un objet qui fait flipper l’empereur lui-même, et que personne a eu l’idée d’aller le chercher avant toi ? Un conte pour enfant est plus réaliste que ton histoire.

-Si j’ouvre le tome de l’outre ténèbres, j’aurais des réponses.

-Ouais, et si tu meurs, tu sauras ce qu’il y a après la mort. Ton raisonnement, c’est de tomber dans un piège pour savoir s’il est là. C’est débile ! Bon, j’passe une journée à chercher ton fourbi et j’rentre me coucher. »

Il partit à toute allure dans la vallée.

 

 

Dans sa chambre, il se remémorait le jour où l’Archempereur l’avait adopté. Un soldat entra dans la chambre impériale et sortit le Seigneur-Croc de ses songes.

« Seigneur, je viens vous annoncer une choses terrible !!

-Il y a là un risque quelconque ?

-Non, mais…

-Alors sors !!

-Il s’agit…

-Dégage ou je te coupe en deux !!

-…De votre fille !! »

L’empereur se figea.

« Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a ma fille ?

-Et bien… »

 

Une gigantesque explosion balaya la pièce. Une colonne de lumière traversa le plafond et les deux étages du dessus. Et l’Amirale qui était au dessus se ramassa une étagère sur la figure.

« Qu’on me trouve le coupable !! Qu’on me trouve Sarasin !!

-Il n’est point ici, répondit Øxymor, imperturbable.

-Va me le chercher.

-Je ferais comme vous l’ordonner. »

Il sortit. Le Seigneur-Croc enragea sur place, jusqu’à ce que Crystal vienne le calmer.

« Chéri… technique des scènes de ménages : La grande tarte dans la gueule ! »

Elle le gifla. L’empereur reprit ses esprits.

« Ouille ! Excuse, je me suis laisser emporter. On m’a dit que… Que… Autant te le dire : Que Sarasin avait prit la virginité de notre fille. »

Crystal soupira.

« Et tu crois une rumeur pareille ? Emeraude ne voudrait jamais d’un type tel que lui, Sarasin est un génie, il sait qu’il risque sa peau à approcher notre fille, et t’as aucune preuve.

-Il en est capable le fourbe ! Il le peut ! »

Dimention arriva.

« Eh, l’explosion c’est pas moi !

-Tien, t’es là toi ? Tu sais où est Sarasin ?

-Avec Aoeste, pourquoi ?

-Une rumeur, il aurait prit la virginité de notre fille !

-P… Pfff… »

Il tenta de contenir un fou rire.

« Je… Je ne pense pas qu… Pffouha ha ha haha !!! »

Il se tordit en gloussant.

« Vous le croyez, vous ?! Pfoua ha ha ha !! »

Il se reprit.

« Aoeste est allé chercher le tome d’outre lumière. Un artefact visiblement caché là où il n’a rien à foutre. Et il a mit la main sur le tome d’outre ténèbres, vous vous remettez ?

-Ah oui. J’avais refusé de le détruire car sa puissance peut nous être utile en dernier atout.

-Ben c’est lui Mongolito qui l’a… pardon, le généralissilissime-sime. Faut surveiller ça de près.

-Je refuse d’accorder du temps à ça. D’abord, ma fille, ensuite, mes frangins qui portent le deuil.

-Ah oui ?

-Ma mère est morte.

-Je… Désolé de l’apprendre, toutes mes condoléances.

-Merci, elles me touchent. Quand Sarasin reviendra, qu’on me l’amène, faut parler. Je vais aller voir mes frères. »

Dimention se retira. Crystal inspecta les dégâts.

« Ouah, y’a du boulot pour tout réparer. Un jour, le château va s’effondrer.

-Mais non. »

 

 

Essef et Esgey étaient dans leur chambre, assoupis. Le Seigneur-Croc entra.

« Salut.

-Yo, fit Essef.

-Ah, t’as retrouvé un peu le moral, ça fait plaisir. Bon, faut ce changer les idées. »

Il prit une épée en bois et se jeta à corps perdu sur ses frères. Ses derniers saisirent des objets similaires, pied de tables, vase, rideaux, chaise, piano à queue. C’est comme ça qu’un guerrier se changer les idées. Après un moment à chahuter comme des gamins, on les prévient que Sarasin était rentré, seul. Il arriva avec un air décontracté.

« On m’a dit de venir mais on m’a pas dit pourquoi.

-Tu t’es rendu coupable d’un grand crime, ordure !!

-Ah, le lustre hein ? C’est moi, mais franchement c’est qu’un lustre !! »

L’empereur lui sauta à la gorge mais manqua sa cible.

« Enfoiré, à cause de toi…

-Quoi encore ?

-…A cause de toi ma fille n’est plus vierge !! »

Sarasin le figea à la limite de la crise de rire.

« Nan mais calme-toi là, c’est pas moi.

-Qui d’autre peut passer la garde d’Aoeste, qui gardait la chambre, dans une discrétion absolu ?

-Bah, Aoeste ! »

Le Seigneur-Croc se calma brutalement.

« Comment savoir la vérité ? COMMENT ???

-Qui t’as dit que ta fille n’était plus vierge ?

-Un soldat.

-Hé hé…Comment il l’a su ?

-On a du le lui dire.

-Mais qui a découvert ça le premier ? »

Le monarque ouvrit la bouche mais aucun mot de sortit.

« Elle a un gynécologue ? Demanda Sarasin.

-Non…

-Hé hé, ça m’étonnerait qu’elle le dise elle-même.

-Mais…

-Bon calme-toi, penses à ta tension.

-Tu ne vas pas me faire la… »

Le Seigneur-Croc se figea, la respiration coupée, Sarasin venait de lui donner un terrible coup de genou dans l’estomac et son empereur s’étala pathétiquement.

« J’enquêterais à ce sujet, reposes-toi ! Et réfléchis la prochaine fois au lieu de me rentrer dedans. Il y a une explication à tout, reste juste à savoir pourquoi cette rumeur s’est répandue. Les deux comiques, là, Geyhef et Sécé ?

-Esgey et Essef.

-Ouais, ouais, veiller à ce qu’il fasse pas de connerie. Je vais voir la fille. »

 

 

Emeraude lisait paisiblement un nouveau livre de philosophie d’une complexité sans exemple. Sarasin entra et referma la porte derrière lui.

« J’ai à te parler.

-Je sais déjà de quoi.

-Alors comment on l’a appris ? »

Emeraude retint un rire maladroitement.

« C’est un mensonge. J’ignore de qui.

-Merci pour cette évidence. Le truc, c’est qu’une rumeur pareille, ça a une origine qui craint.

-La question est « pourquoi ce mensonge » ? Qui tient à énerve mon père à ce point ?

-Je l’ignore. Quelqu’un qui veut le chaos… Pourquoi pas Archinturcus ?

-Pourquoi pas un autre ? Qu’importe. Mais faire de toi le coupable, c’était pas crédible.

-Tu me connais mal… Tu sais que les filles vierge, moi…

-Je te connais bien…  Tu sais que mon père, lui…

-Il le prendrait mal, c’est sur. Je ne donnerais pas cher de ma peau. »

Il sortit en finissant :

« Il y a anguille sous roche. Le cas Aoeste, les frères qui déboulent, ta grand-mère qui meurt.

-J’ai une grand-mère ?

-Ben, les arches, tout ça.

-Ah, oui. Hihihi, ils sont vieux. »

Il ria comme une fillette de huit ans. Sarasin resta pensif, il en savait encore trop peu.

 

 

 

III Trahison

 

 

Essef accompagnait son frère empereur vers une destination inconnue,  et il parlait, parlait, à n’en plus pouvoir.

« Oui, tu sais, ce jour là, j’avais vu une fille super sympa, mais elle était débile, le truc c’est que par accident, elle avait décroché un lustre pour qu’il tombe sur d’autres gars, et comme elle était débile, c’est elle qui l’a ramassé, et… »

L’empereur lui ordonna mainte fois de ce taire, sans résultats.

« Hé, tu pourrais écouter ton frère, enfin t’es pas mon frère, mais tu pourrais m’écouter ! Hého ! Excuse-moi d’exister ! Hé ! Ça te trouerait le ventre d’écouter le fils de ton père adoptif ?? »

Le Seigneur-Croc explosa, il se retourna et planta Essef sur le sol d’un coup d’épée.

« Arrête ça sert à rien. Lança l’immortel.

-Ah ouais ? »

Il planta nombre d’épée dans les bras, la nuque, les jambes, partout dans le corps d’Essef si bien qu’il fut immobilisé, et pour finir, il lui arracha la mâchoire inférieure, mais c’était pas vraiment la peine car elle reprit sa place rapidement.

« Pas bouger ! Lança l’empereur.

-Enfoiré ! Décroche-moi ! Hé ! »

L’empereur partit en lançant :

« J’enverrais quelqu’un te décrocher… D’ici 3 heures ! »

 

L’empereur sortit du château, seul, comme il en avait l’habitude. Les cieux gris menaçaient la région, à travers la lumière de la foudre on pouvait distinguer une sorte de serpent volant. Semblable à un dragon chinois. Le monarque alla vers Uniphy, le pas tranquille et la tête haute. Mais lorsqu’il arriva, il vit un attroupement formant un cercle autour de quelqu’un qu’il ne voyait pas, il demanda ce que cela signifiait à voix haute de façon à ce que tout le monde entende, mais personne de prêta attention au Seigneur-Croc, alors celui-ci se plaça au centre du cercle d’un bond et demanda :

« Qui es-tu ? Que veux-tu ? Et que viens-tu faire ici ? »

L’homme était masqué par la capuche de sa robe écarlate. Si bien qu’on ne distinguait pas son visage.

« Je suis Charles Bano…Murmura l’étranger. Et vous ? »

Il parlait bas. On pourrait le croire rongé par une maladie, il s’exprimait comme un mort-vivant sans sa mâchoire inférieure.

-Je suis l’empereur de ce pays, le Seigneur-Croc !

-C’est dont vous…

-Cesse de parler sur ce ton, on jurerait que tu connais la réponse à tes propres questions !

-N’ayez crainte, sire Escé, je ne veux point vous nuire. »

L’empereur dégaina son fendoir et plaça sa pointe sous la gorge du dit Charles Bano.

« Seul un membre de ma famille a le droit de m’appeler ainsi.

-Certes, je n’en suis pas, il est vrai, mais, sire, pourquoi, d’après-vous, ces personnes sont-elles autour de moi ?

-Je l’ignore, pourquoi ?

-Je les… Guéris ! Je suis un homme de la lumière, voyez-vous, et je viens à l’instant de sauver 8 lépreux et 17 infectés de la peste.

-La peste n’existe plus ! Cette maladie n’est possible que…

-Par la frappe de peste d’un nécromancien… Extrêmement contagieuse, n’est-il pas ?

-…Il y aurait un… Une seconde, pour que la peste se propage, il faut un niveau respectable en nécromancie, et ce niveau de peste n’est dissipable que par de la magie de la lumière digne d’un évêque. En serais-tu un ? Serais-tu l’évêque Michaël Isika ? Qui devait venir ici ?

-Isika? Oui… Je le connais…. Murmura l’étranger. Il est mort de la peste, il ne pouvait la dissiper.

-Qui es-tu ?? Réponds où je t’exécute sur-le-champ !!

-Je suis… »

Il retira sa capuche, dévoilant ses cheveux soyeux, ses oreilles d’une grande beauté et son visage mutilé par les ombres, sa peau grise qu’on jurerait morte, et ses yeux jaune âcre sans pupille. Il déclara d’une voix vive et forte, remplie d’assurance et de fierté.

« …Je suis l’inquisiteur Bano, né à Arvykon, élevé à Arvykon, et qui devint inquisiteur à Arvykon. Cette ville, dévastée par le passage des morts-vivants que ce crétin d’Oxyor n’a su arrêter…

-Ne parles jamais d’Oxyor ainsi ! Lança l’empereur furieux.

-Je suis venu te le dire, ton pays est frappé par la peste, la plus puissante peste qui ait existé.

-Qui l’a déclenchée ?

-Tu ne t’en doutes pas ?

-On me vouvoie.

-Par Archinturcus, j’aime ce pays, j’aime Koljeizer, et je peux sauver des milliers de vie ici ! »

Il sortit de sa poche une carte du pays.

« Tu ne le sais pas, car les gens sont morts, et un mort de dit mot, mais regardes, regardes l’étendu de la peste ! La peste assassine, la peste de sang ! »

 

 

L’empereur n’en revenait pas, comment pouvait-il ignorer une pareille horreur ?

« Comment as-tu obtenu une puissance assez grande pour guérir pareil fléau ?

-La lumière soigne tout, à quiconque sait l’utiliser. Moi, L’inquisiteur Charles Bano, dit le croisé de lumière, je viens rejoindre tes rangs pour sauver mon pays !!

-Bien… Si tu le dis…

-Un peu que je le dis !

-ça va, on a compris.

-Amènes-moi à Inquisatus, je lui enseignerais le soin de la peste de sang.

-Parles-moi d’abord de la peste de sang, que fait-elle exactement à l’organisme ?

-Elle pollue et détruit les globules rouges, comme c’est un virus, en infectant le globule, elle le force à le faire produire des semblables de ce virus. Les nécromanciens possèdent le sort de « Frappe de peste » qui contamine, mais si la maladie est répandue ils peuvent user du « Requiem sanglant », qui consiste à faire exploser tout les virus, une seule explosion provoquerait chez l’homme paysan non entraîné une brûlure de la peau, un peu comme une boule de feu de rang très inférieur. Sur une personne comme toi, c’est à peine bon à salir tes vêtements, mais quand on sait qu’il y a jusqu’à 35 milliards de virus dans le corps 24 h après la contamination, on comprend que cela inquiète du monde. De toute façon, sans globules rouges, tu n’irais pas loin, vos forces seront minées. Ma technique de dissipation, à savoir « Inquisition bactérienne » transforme les virus en déchet qui sera éliminée naturellement par la voie urinaire. Cette inquisition un peu spéciale demande une faible quantité d’énergie et une durée d’à peine 5 secondes, il est donc possible de sauver un grand nombre de personne en peu de temps.

-D’accord d’accord arrêtes j’ai mal à la tête ! On rentre au château.

-Je reste ici pour sauver des vies, amènes-moi Inquisatus.

-Qui sait soigner cette maladie ?

-Moi et Archinturcus à ma connaissance.

-D’accord je reviens. »

 

 

Une ombre rôder autour de l’empereur, et il le savait.

« Montrez-vous, crétins, ça fait une plombe qui vous êtes grillés.

-Je suis seul.

-Aoeste, ou plutôt Généralissime Okrepin, je vois que vous êtes dans une nouvelle armure d’une grande splendeur. Pourquoi tu me rôdes autour ? »

Le regard du Seigneur-Croc était remplit de méfiance.

« Aoeste ? »

Ce dernier ricana.

« Je suis venu vous ravir le trône, et vous ne m’en empêcherez pas.

-C’est ça, c’est ça. Dit le monarque comme s’il n’était pas menacé. J’ai un truc à dire à Inquisatus, alors on verra plus tard.

-Erreur, vous n’irez nulle part ! »

Aoeste chargea en s’enflamma entièrement.

« Hein, du feu ? »

Il dégaina le Fendium et para une attaque.

« Le courroux infernal !

-Infernal ? Oh, t’es un justicier !

-Je suis un conquérant ! »

Aoeste repoussa l’empereur, lévita, et s’envola.

« Oh, redescend, sale fils de skoulala ! »

Aoeste invoqua un météore de flamme qui plongera vers l’empereur. Ce dernier planta son Fendium dans la terre et se cacha derrière pour se protéger.

« Mais il est dingue ! Et surtout, super fort ! D’où il tire cette puissance ?… Je crois que je sais. »

Il jeta un œil. Aoeste était en armure blanche, mais une sorte d’aura maléfique laissait apparaître les couleurs en négatif. Le blanc en noir, le vert en rose (Les arbres roses…).

« L’outre ténèbres… C’est pas bon… »

Une grande flamme s’écrasa entre Aoeste et l’empereur.

« Vas-y, Escé, on le retient ce môme.

-« On » ?

-Esgey est avec moi.

-Essef, je ne sais que trop que vous êtes fort, mais son armure blanche immaculé le montre clairement. Il a ouvert le tome d’outre ténèbre.

-L’outre-ténèbre en blanc ?

-Le principe est évident pour celui qui le sait, la mise en négatif dans un rayon d’une mètre autour de soit le montre, lors de ça, on verra l’armure en noire. »

« Peuh ! Lança Essef, qu’il essaye de me tuer juste pour voir ! Et qu’il essaie de tuer Esgey aussi ! Toi tu n’es plus en mesure d’utiliser tes sceaux, on est plus fort que toi, laisses-nous faire.

-…D’accord. Rétorqua le monarque, bonne chance.

-Aller fonce chercher quelqu’un pour le libérer ! »

 

 

Esgey arriva en marchant calmement dans son armure bleue givre.

« On fonce dans l’tas !!! Hurla Essef.

-Vas-y si tu y tiens. » Répondit Esgey sans se déplacer.

Aoeste se recouvrit soudain de l’aura d’outre-ténèbre.

« C’est ça l’outre-ténèbre ? Pensa Essef, ça impressionne. »

Il s’enflamma complètement, et s’empala sur l’épée d’Aoeste.

« J’te tiens mon gars ! Lança-t-il en attrapant le poignet du généralissime. Esgey maintenant !! »

Esgey ne bougea pas, mais on pouvait sentir la température chuter. Il finit par dégainer son épée lorsque la température devait approcher les -20°. Il cria :

« Frappe de givre !! »

D’un grand coup, il abattit son épée sur l’épaule d’Aoeste, aussitôt la plaie se couvrit de glace et celle-ci remonta le long de la gorge d’Aoeste.

« Ridicule. Dit Aoeste tout bas.

-Quoi donc ? demanda Essef.

-Vous !! »

Il remonta son épée et trancha la tête d’Essef en deux, qui se reforma aussitôt.

« Frappe glaciaire !! » Hurla-t-il en décapitant Essef. La tête de ce dernier fut prisonnière d’un bloc de glace et le corps tomba dessus sans pouvoir se reconstituer.

« Il ne reste que toi, Esgey.

-Hum…Tu sais que je suis dit plus fort qu’Essef ? A proprement parler cela semble impossible vu qu’il est immortel. Mais de ce fait il est imprudent, moi je réfléchis. Et surtout… »

Il se dédoubla subitement.

« J’ai mieux que le feu, mieux que la glace. J’ai des techniques de toutes sortes !! »

Aoeste pointa son épée vers Esgey.

« Pathétique ! »

Il fondit soudainement sur l’un des deux Esgey et le décapita. Il se retourna vers l’autre.

« Je suis immortel au même titre que Essef ! Lança le deuxième Esgey. »

Sans l’écouter, Aoeste terrassa son adversaire, puis fixa la dépouille en disant :

« Tel est le châtiment de possesseur d’outre-ténèbre. »

Une épée bleutée manqua de le tuer grâce à une esquive instinctive.

« C’est comme ça qu’est née ma légende… »

Le revenant fut décapité.

« …Quand y’en a un qui tombe l’autre en redemande ! »

Aoeste encaissa une puissante attaque de l’autre corps qui venait de se réanimer.

« J’vais te casser la tête et jeter ta dépouille à le dérive. »

Le revenant fut décapité.

« Et que l’exécution polaire se poursuive !! »

Un corps venait encore de revenir à la vie. Il put blesser Aoeste avant d’être tué, puis ce fut au tour de l’autre corps de se relever pour blesser l’ennemi avant de mourir. C’est en travaillant en alternance que les deux doubles purent repousser Aoeste dans ses derniers retranchements à l’usure.

« Ça… Suffit les clowns… Lança Aoeste, je vais vous exterminer tous les deux !! »

Il leva son épée et les deux Esgey furent foudroyés. Il remarqua ensuite de l’eau à ses pieds, Essef venait de faire fondre la classe et avait libéré sa tête pour se reconstituer.

« J’vais t’apprendre moi, à traiter mon frangin de cette manière !! »

Il dégaina une épée qui s’enflamma au même titre que lui-même le fit, la boule de feu humaine et d’acier fut arrêtée au niveau de l’aura d’outre-ténèbre d’Aoeste.

« Il suffit. Lança le traître. Ton heure a sonnée !

-Me tuer ? Tu me fais rire !

-L’eau étouffe le feu !! »

Un vague déferlante s’abattit sur eux sans prévenir. Mais Essef garda son calme.

« Tu as fait une grave erreur. »

Il plongea sa main dans l’eau et la fit chauffer à la limite du possible, soit 5 000° ! A cette température, la main d’Essef se dégradait et ne pouvait être déplacée. De la vapeur d’eau recouvrit rapidement la cour de Trachéom. De la glace saisit Aoeste.

« Je te tiens !! Lança Esgey, rien de plus facile de faire glacer la vapeur ! »

 

 

 

 

 

 

IV L’outre-chaos.

 

 

Pétrifié dans un bloc de glace colossal plus grand qu’un glacier, Aoeste était parfaitement immobilisé.

« Il nous aura fait courir ce gars-là. Lança Essef.

-Ne te relâche pas ! Répliqua son frère, on ne sait pas ce que l’outre-ténèbre nous réserve encore.

-S’il sort de là je lui donne une médaille !

-Et si je le maintiens là-dedans j’en ai une ?

-Ouais ouais on verra plus tard. Déjà il faut attendre le… »

La glace se fissura. Puis on entendit :

« Woua c’est quoi ça ?? »

C’était le Seigneur-Croc, accompagné par l’archevêque Inquisatus. Il regardait la glace fendue d’un air abruti.

« C’est Aoeste dedans ? Demanda-t-il.

-Oui, il nous aura donné du fil à retordre.

-Pourquoi c’est fissuré ? »

Le visage inondé de sueur d’Esgey laissa paraître, malgré son casque, un semblant de désespoir.

« Parce qu’il va sortir… »

Esgey s’effondra de fatigue.

« Inquisatus fait quelque chose !

-Oui oui… Répondit l’intéressé. »

Il incanta un sort de soin et remit Esgey sur pied.

« Inutile de se battre, on ne l’aura jamais ! Lança Esgey, fatigué mentalement. Essef et moi-même on a tout donné. Rien à y faire. »

La glace continuait de s’effondrer.

« La mort… Mérite d’être vécue… Lança-t-il en lâchant les armes. »

Le glacier explosa et on entendit un vague :

« Frappe de peste !! »

Essef fut projeté en arrière. Sa plaie était entourée d’un liquide verdâtre.

« Il est contaminé ! »

Le Seigneur-Croc se plaça devant Aoeste, bien que ce dernier ait vraiment grandi, l’empereur faisait toujours deux têtes de plus que lui.

« Aoeste, tu as malmené mes frères, même si tu te rendrais, tu vas morfler !!

-Non ! Hurla Inquisatus, ne détruit pas tes sceaux !! Le contrecoup serait colossal, et même si tu les détruisais, tu ne pourrais pas le vaincre !

-Eh merde… »

Le monarque afficha une expression de peur profonde que l’on a rarement vu.

 

Un éclair illuminé traversa le ciel gris terne. La vive lumière blanche que l’on voyait aveugla nos héros.

« Salut à vous, belle compagnie, vous m’attendiez ?

-Sarasin ?? Laisse tomber ! Cria l’empereur, si mes frères, à eux deux, n’ont pas pu en venir à bout, c’est ni toi, ni qui que ce soit d’autre qui en viendra à bout !

-On pari ?

-C’est pas le moment de parier !

-Assez parlé, place à l’action !

-Arrête bon sang !

-Ferme la bouche tu fais courant d’air avec la porte des chiottes !! »

Sans attendre de réponse, il fondit sur Aoeste, l’aura lumineuse qui le baignait faiblement éclata dans une déferlante de lumière qui fit un grand reflet sur la mer. Le champion de Trachéom hurla :

« Par l’outre-lumière !! »

 

La lumière chassait les ténèbres autour d’Aoeste, et cette aura maléfique autour de lui s’amincit. L’assassin disparut, Aoeste se retourna d’un coup, mais Sarasin réapparut devant lui et non derrière.

« Suppression lumineuse ! »Hurla-t-il en frappant son ennemi par derrière d’un grand coup de chacune de ses armes.

« J’vais t’éviscérer ! » Lança-t-il en provoquant une hémorragie dans le rein du généralissime. Le bruit du sang s’abatant sur le sol le fit remarquer qu’il avait de l’eau jusqu’aux genoux.

« Sarasin, tu es rapide, dit Aoeste, mais moi je suis…foudroyant ! »

L’eau s’électrisa d’un éclair mauve et Sarasin eut tout le plaisir de déguster cette étrange énergie.

« J’ai toujours combattu pour la lumière, mais voila que je me trouve en possession d’une énergie ténébreuse, et toi, à l’inverse, tu as combattu dans l’ombre, et tu possède le pouvoir de la lumière. Ironisa Aoeste, c’est le monde à l’envers.

-C’est pas fini ordure !! »

Il fondit sur son ennemi, ils échangèrent nombre de coups. Après cette éprouvante série de blessure, Aoeste demanda à Sarasin qui était dans le même état que lui :

« Tu as détruit le tome d’outre-lumière ?

-De quoi je me mêle !

-Alors tu ne l’as pas fait ! Crétin ! En le détruisant, on anéantit TOUT le sceau qui retient cette force ! Moi, je l’ai détruit, c’est pour quoi je te suis supérieur !

-Le détruire ?

-Je pari que le tien est sous ton matelas ! Ha ha ha ! Tu as toi-même anéantit ta seule chance de gagner !

-Tu fais erreur… Il est là ! Dans ma poche, et désormais dans ma main ! »

Il sorti son poignard.

« A moi la grande puissance de l’outre-lumière !!

-Non ! Je t’en empêcherais ! »

Aoeste fondit sur lui, mais il était trop tard, Sarasin avait transpercé de son arme le légendaire tome d’outre-lumière.

« Tu es vraiment un crétin… Murmura Aoeste. Vraiment… »

Sarasin était à genou devant les restes qui avaient explosés.

-Où est… Ma force… ?

-Tu t’es fait avoir, il ne faut surtout pas le détruire ! Sinon, adieu le pouvoir. Ta cupidité t’a perdu, Sarasin ! Il est temps pour toi de mourir !

-Ah… »

Sarasin tremblait de peur, il en pleurait. Il se releva et s’enfuit, L’outre-ténèbre ne pouvait permettre à Aoeste de le rattraper. Mais aussi rapide que soit Sarasin, il n’égalait pas la foudre…Il fut anéantit par un éclair avant d’entendre le tonnerre.

 

 

V La grande débande

 

 

Tout était fini, il fallait fuir. Aoeste s’approcha de la dépouille de Sarasin et sembla en extraire une lumière.

« L’outre-ténèbre, et l’outre lumière sont en moi. Désormais, c’est l’outre-chaos que je maîtrise !! »

Il se retourna, ni le Seigneur-Croc, ni personne n’était là, tous avait fuit.

« A moi Koljeizer, et à moi Trachéom ! »

 

 

Aoeste prit le pouvoir, personne ne pouvait s’y opposé, il engagea les plus ignobles pillards pour poursuivre l « Ancien Seigneur-Croc », qui désormais n’était plus seigneur, mais manant, il n’était plus l’ « empereur », mais « Escé », c’est tout. Il put tout de même anéantir les envoyés d’Aoeste. Ce dernier gouvernait d’une main de fer, il avait fait exécuter tous ceux qui appréciaient Escé, sauf l’amirale et le maréchal, qui s’était enfuis, au même titre qu’Øxymor.

 

 

Escé partit donc, il força la frontière, ou plutôt demanda poliment à ses anciens gardes de le laisser passer, ce qu’ils acceptèrent. De toute façon, résister n’aurait pas arrêté l’évadé. Sa destination : Archékelbezyn.

 

Sarasin proposa de prendre la mer, mais Escé lui répondit la route était trop longue.

« Je connais un coin où on pourrait emprunter le chemin des airs. » Avait-il dit seulement.

 

 

Ils arrivèrent à une chaîne de montagne, un canyon la traversait. Ils entrèrent et virent après quelques heures de marche un chevalier avec une lance devant un rempart et une porte en bois.

« HALTE !!! Cria-t-il.

-Que désirez-vous, chevalier ? Demanda poliment Escé.

-La suite de cette vallée n’est autorisée qu’aux êtres nobles et sages, et pour cela, je vais vous soumettre une énigme. Si vous y répondez correctement, vous pourrez aller plus loin.

-J’accepte, chevalier, énoncez votre énigme !

-Qu’est-ce que suis son cour sans quitter son lit, et sur quoi on s’énerve lorsqu’il en sort ?

-… Un fleuve !

-Effectivement, félicitation ! Passez, nobles voyageurs. »

La porte en bois s’ouvrit, les héros passèrent en remerciant le chevalier. Un peu plus loin, un bien plus grand rempart de dressait avec deux grande porte en fer. Devant, un géant avec une masse titanesque.

« HALTE, cria-t-il, ne passe que ceux dont l’esprit est vif. Tel le chevalier, je vais vous soumettre une énigme bien plus dure. Si vous n’y répondez pas ou que vous vous trompez, je vous tuerais, soyez prêts !

-Nous vous écoutons, géant. Énoncez votre énigme.

-J’attire nombre de personnes, pourtant ma fureur les emporte dans la tombe, qui suis-je ? »

Le héro marqua un temps d’arrêt. Il réfléchit et dit :

« Tu es… Un volcan !! Les cendres d’un volcan fertilisent la terre et attire les agriculteurs, mais leur fureur est dévastatrice.

-Exact, bravo ! Répondit le géant. Vous pouvez passer. »

Les deux portes s’ouvrirent dans un grand bruit. Les héros passèrent. Plus loin encore, se dressait un gigantesque rempart bordé de flammes. Il était en fer, comme les portes de métal rouges incrustées de rubis. Un grand dragon leva la tête et apparut de derrière le rempart, il en jaillit et s’agrippa à une montagne en éjectant les plus gros rochers. Il hurla :

« Personne à l’esprit noir ne passe, soumettez-vous à mon énigme ou mourrez !

-Bien, nous acceptons, énoncez votre énigme !

- Je suis d’une grande violence, les animaux et les bâtiments comme les plantes s’envolent sur mon passage, mais mon œil et mon cœur sont calmes, qui suis-je ? »

Escé réfléchit. Encore et encore, sans trouver.

« Vous ne savez pas ?? Hurla le dragon doré.

-Une minute, je vais bien trouver ! C’est…vous êtes…Hum… »

L’expression d’Escé s’éclaircit soudainement.

« Vous êtes un ouragan ! Son œil, au cœur de l’ouragan, est calme, mais l’ouragan lui-même est dévastateur, emportant animaux, végétaux et bâtiments !

-Toutes mes félicitations, Seigneur-Croc, vous passez encore une fois.

-Merci Yrahu, mais… Je ne suis plus… Seigneur-Croc… Je suis juste… Escé.

-Pardon ? Oh, aller, viens, nous avons à parler.

-Avant cela, je voudrais te soumettre une énigme à mon tour.

-Parlez, j’écoute.

-Qu’est-ce qui est petit… Carré… Et vert ?

-Hum… Je dois avouer… Que je n’en ai pas la moindre idée !

-Un petit carré vert ! »

Le dragon rit légèrement.

« Bien vu, bien vu, venez, je vous en prie. »

Le rempart s’ouvrit dans un bruit monstrueux.

« Soyez le bien venu…à Drak’thoeur !! »

Des dragons partout, de grandes murailles, pas un humain, mais des habitats pour eux. Deux grands verts se battaient, sans vraiment se blesser. Un dragon d’or les surveillait sans intervenir. Les dragons d’or étaient plus grands que les verts. Cet impressionnant spectacle émerveilla la troupe. Un autel siégeait au centre de la cité, à son sommet brûlait une grande flamme.

 

« Et bien mes amis, lança le dragon, qu’attendez-vous ? On ne va pas vous manger ! »

 

Les héros entrèrent. Après un grand festin, Escé explosa à ses amis dragons les faits d’Aoeste. Ils se concertèrent et décidèrent de mener Leur ami à son père. Le voyage allait commencer quoi  un dragon de petite taille vint et dit :

« ILS attaquent ! »

Un jeune dragon vert hurla des mots parfaitement incompréhensifs d’une voix paniquée. Du haut de ses 7 mètres, un dragon d’or traduisit :

« Les dragons noirs attaquent…

-C’est normal ? Demanda Sarasin sans même se soucier de la réponse.

-Non, on ne s’aime pas, et ils n’ont aucunes raisons de nous attaquer. Auriez-vous, vous, tuer un dragon rouge, noir ou autre ? »

Personne de répondit et Escé prit la parole :

« Sarasin,  t’as pas descendu un dragon ?

-Bah, tu sais, moi je tue pour la frime, enfin je tuais, tu te rappelle, je voulais te tuer pour pouvoir m’en vanter, alors les dragons j’en ai eu, mais pas des rouges ou des noirs, des p’tits dragons par rapport à ceux d’ici, à peine trois mètres pour les plus grands.

-Ce genre de dragons solitaires n’est pas un raison pour une attaque, aurais-tu tué un dragon rouge, noir, bleu…

-Ah oui ! J’en ai descendu un grand comme ça pendant la baston… La guerre contre l’empire Otrajyd. Je l’ai, mais alors, anéantit ! D’abord je lui ai…

-Je me moque du pourquoi et du comment, tu as probablement tué un dragon azur mineur. Les dragons azur sont en voie de disparition.

-Le mien avait des cornes jaunes et…

-Quoi ? Tu as tué un dragon azur mineur royal ! Bon sang de bonne écaille ! Le sang va couler aujourd’hui, à moins qu’on ne leur livre ce… Meurtrier !

-Assassin, je préfère assassin. »

Répliqua Sarasin sans une once d’inquiétude, mais au contraire un parfait mépris et une insouciance insultante.

« Et essaie de m’attraper et tu vas te retrouvé dans le même état que l’autre dragon azur machin chose, et c’était pas beau à voir… »

Un grand coup de  patte le balaya, exposant toutes la force du dragon.  Sans vraiment se soucier de son camarade, Escé sauta de falaise en falaise pour finir en haut d’une montagne et apercevoir l’attaque. Elle ne semblait pas massive, mais rien ne disait qu’il les voyait tous. D’un saut, il tomba en bas et dit :

« Si vos voisins apprennent que vous nous avez aidé, ça va pas leur plaire, nous allons prendre la mer, envoyez un dragon à Uézarf, nous irons là-bas. Maintenant, faites semblant de nous chasser si vous voulez garder un semblant de paix »

 

 

Un fois en vu des dragons noirs, les dragons d’or crachèrent de gigantesques flammes et frappèrent les héros. Les dragons noirs s’arrêtèrent dans le ciel et observèrent, septiques. Voyant cela, Escé, qui fuyait avec les autres, se retourna et mit à terre d’un grand coup de pied un dragon avec de partir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La traversée

 

 

Ils étaient sur le port, Escé, avec son arme gigantesque, et Øxymor, en armure bleu très foncée, ne passaient pas inaperçus. Ils s’approchèrent d’un trois mâts. Sarasin les observa, et dit :

« Ça vous plairez un séjour en prison, dites ? »

Les marins qui transportaient le matériels se figèrent, surpris, mais visiblement pas inquiets. Le capitaine s’avança :

« Qui dites-vous ?

-Franchement, ça se vois dans vos yeux, vous êtes tous des hors-la-loi, et toi, le barbu, à droite, y’a un avis de recherche sur le poteau juste à côté. Je me présente, je suis, enfin j’étais, le Seigneur-Croc, désormais, je ne suis plus que…Un citoyen. Le trône a été prit par Aoeste. Je veux dire le généralissime Okrepin. Aller, je vous laisse en vie et je ne dit rien pour les quatre gardes assommés dans l’entrepôt d’en face si vous nous embarquez. »

Les marins étaient pétrifiés par la perspicacité de cet arrivant.

« Où allez-vous ?

-A Uézarf. Comme vous.

-Comment le savez-vous ?

-Vous transportez des tonneaux de rhum des montagnes nains et du bois elfique, ça se vend très bien là-bas. Et puis c’est quand même marqué sur l’étiquette du coffre derrière le mât. »

Comment Sarasin l’avait vu, ce coffre ? Personne ne le savait.

« La jeune femme derrière moi est, ou était, l’amirale Kiérol, elle commandera votre navire, avec votre permission. »

Le capitaine allait protester quand le sourire narquois d’Escé se changea en regard menaçant et froid.

« Je n’aime pas être contrarié, j’étais tout de même empereur vu que j’ai détrôné Archéom. Je vous déconseille de me refuser cela, je tue pour pas grand-chose. »

Son regard redevint amusé et narquois.

« A part quelques armes, nous n’avons pas de bagage, allons, pressons ! On a un dragon à prendre ! »

Les marins se regardèrent avec stupeur, sans comprendre.

 

Le bateau s’éloignait du quai avec ses invités d’honneur, le capitaine avait prit les commande du navire car l’amirale était ivre mort dans la cale. Si le maréchal n’était pas intervenu avec sa robustesse inhumaine, elle aurait brûlé le bateau. Escé se décida à faire connaissance avec le capitaine :

« Vous savez, si je vous ai menacé au port, c’est parce que Koljeizer est en danger, je ne voulais pas vous faire de mal, mais la priorité…Vous ne m’en voulez pas, capitaine ?

-Non, pensez-vous donc ! J’en vois d’autre ! Et appelez-moi Fandir. C’est mon nom. Et vous, c’est quoi ?

-Mon nom ?… Si vous voulez tout savoir, j’ai deux noms. Le premier me rappelle la mort de mes parents et de tout ce qui m’étais cher, je préfère ne pas m’en rappeler. L’autre… C’est cette accumulation d’infamie qui me sert de père qui me l’a donné. Escé. Il m’a adopté après la mort de mes parents…

-Quel homme incroyablement bon !

-… Pour faire de moi une machine de guerre. J’étais juste une arme humaine à ses yeux. Je le haïs tellement !! Si je pouvais le tuer, je… Je le ferais ! Mais il est trop fort.

-Alors comment on doit vous appeler ?

-‘Seigneur-Croc’. Rien d’autre. »

Il soupira et partit.

« Dites, cap’taine Fandir, c’est un ouragan que je vois là-bas ? »

L’intéressé ne vit rien, quelques nuages  seulement.

« Hé Sarasin, plutôt que de t’entortiller dans ces cordages, utilises-les plutôt pour monter dans le nie de pie et dis-moi si tu vois une tempête. »

Sarasin ne sortit de là où il était et descendit sur le pont, et d’un grand saut, il arriva trois fois plus haut que le mât et aperçu un orage très menaçant. Il atterrit dans l’eau et attrapa une corde au passage pour revenir sur le pont sans être mouiller.

« On va par là ? Demanda-t-il,  j’espère qu’il est solide votre bateau.

-ça passera, ça passera… »

Un homme sortit de la cale.

« Cap’taine, on a un trou dans la coque, on a dut heurter un récif !

-Rassurant, commenta Sarasin.

-Et l’autre gonzesse s’est réveillé et est encore plus ivre qu’avant, là elle essaie de se déshabiller en se défendant de l’armoire à glace au chapeau.

-Elle essaie de QUOI ?? Lança l’empereur, j’arrive.

-Pour le trou…

-Dès qu’elle se réveille, je lui fais colmater le trou avec de la glace. »

Il arriva dans la cale et vit l’amirale retenu par le maréchal, les joues et le nez rouge d’ivresse et qui n’avait plus sa veste,  juste ses sous-vêtements et son pantalon. Il se prépara à l’enchaîner quand il écraser l’orbe de communication.

« Euh ? »

Elle se brisa, et des étincelles en jaillirent, formant une silhouette, qui devint réelle, il s’agissait de sa fille, Emeraude. Elle était endormie, tout en étant debout, et s’écroula sur le sol, ce qui la réveilla. Elle ne put rien expliquer sur cette boule mais voulait très peu rentrer dans la cache humide où elle était avec sa famille pour échapper à Aoeste. Mais il le fallait, car sa mère s’inquièterait au plus haut point. On réveilla l’amirale, qui était sans conteste la plus intelligente de toutes les personnes à bord sur le plan magique. Encore ivre, elle tenta de gifler son  ancien seigneur, ce qui lui fit un peu mal à la main. Elle passa à la fois de la colère noire à la tristesse la plus profonde, puis finit par retrouver sa sobriété après un moment.

 

 

Quelques heures plus tard, malgré sa gueule de bois, l’amirale était enfin consciente de ses actes. Elle sortit et vit une tâche de sang sur le sol, elle se calma et inspecta son corps pour voir si elle était blessé, et vit que oui, elle avait une grande plaie dans la cuisse, sûrement dut à un pieux. On lui apprit qu’un matelot maladroit s’était amusé à la narguer avec ce pieu et qu’elle s’était libérée, puis blessé avec. Son sang n’était pas le sien, mais celui du matelot.  On lui présenta son travail, elle grommela et commença à créer avec les morceaux un artefact de retour. En un bout de temps, elle termina son travail et le prit pour le montrer à son seigneur. Sentant la fatigue, elle se mit à genoux et se frotta les yeux, Sarasin arriva et lui mit un grand coup de pied dans le derrière pour la faire lever. Il lui mit sa main sur l’épaule dénudée par sa veste déchirée et dit d’un air faussement sérieux :

« T’es réveillée ? L’orage est pour dans une heure. »

Le maréchal arriva et lui saisit la nuque de la main en disant :

« De un, elle est blessée, de deux, elle est fatiguée, de trois, elle n’est pas aussi endurante que nous, de quatre, ce que tu as fait n’était pas très galant. Alors excuses-toi ou je te brise la nuque !

-Comme si t’en était capable ! »

Øxymor survint de pointa une dague sur la gorge du maréchal et dit :

« On ne menace pas ses compagnons ! »

A peine debout, l’amirale contenu le choc subit qui s’était répercuté dans sa cuisse blessée en s’appuyant sur le mat avec sa main contenant la sphère, ce qui serra la boule entre le mât et la main de l’amirale, ce qui… L’activa. Tel du courant électrique, la téléportation traversa la chair et passa par Sarasin, puis par le maréchal et enfin par l’armure de métal d’Øxymor. Tous furent renvoyés avec la boule là où Emeraude devait aller.

« Heureusement que le ridicule de tue pas… Murmura Escé en brisant la rambarde de colère. Bon, Crystal de s’inquiètera pas, c’est déjà ça, mes compagnons m’attendent à Koljeizer, pas grave ça, et ma fille est avec moi, et on va chez mon père. C’est pas grave. Pas grave… »

Il s’éloigna et se plongea dans une colère hystérique.

 

Le navire était prit dans la tempête, Escé dormait dans une couche malgré la violence des vagues. Trois marins tendaient de forcer le gouvernail à tourner, la grand voile remplie d’air allait se déchirait sous la violence et le bateau tanguait tant que des marins étaient jeté par-dessus bord. Fandir hurlait dans ordre dans tout les sens et tout le monde obéissaient, car tout le monde savait que seul lui pouvait faire passer la tempête. Emeraude était avec son père, trop faible pour tirer sur les cordes par ce vent, ou quoi que ce soit d’autre. Le navire slalomait dangereusement au travers des rochers et manquait de couler à chaque vague.  Les planches gémissaient sous la pression et le mat semblait vouloir se décrocher. Fandir hurla à un homme d’aller réveiller le Seigneur-Croc, qui ne l’était plus mais il s’en fichait. L’homme arriva et secoua celui qui dormait si profondément. Emeraude dit :

« J’ai essayé, rien à faire. »

Le marin gifla l’endormi et réussi juste à se blesser. A bout de nerfs et presque sur de mourir, il saisir sur le pont un grand marteau de pierre et l’abattit sur le crâne d’Escé. Mais la couche de bois craqua et le sommeil persistait. Une grande vague fit voler un homme qui tirait de gouvernail par dessus bord et le bateau fonçait droit vers les rochers. Cette vague projeta également Emeraude dans la salle et elle s’écrasa sur la couche brisée de son père où elle s’empala le bras sur un grand morceau de bois, elle poussa un grand cri de douleur à peine audible avec les bruits des vagues. Escé s’éveilla, se releva un air sérieux et déterminé. Il se leva et traversa le mur de bois de la pièce en saisissant sa fille, la blessure était grave mais celle-ci lui hurla d’empêcher avant tout le bateau de couler. Il sortit et monta sur le pont, d’un grand coup de genou il mit à terre les deux hommes restant sur le gouvernail et le fit tourner d’une main et évita un rocher, puis il bloqua le cap en coinça une épée dans le gouvernail. Puis il attendit les ordres :

« Décroche le phoque ou on va chavirer !!!

-le quoi ??

-le petite voile à l’avant ! Décroche-la !! »

Il lança des poignards qui coupèrent les cordes et le phoque à peine tenu par une ficelle voletait dans un grand claquement.  Il regarda au dessus de lui et vit que le vent allait déchirait la grand voile, il le mit face au vent et en appela à toute la magie dont il disposait et mit les bras en croix. Un grand souffle de puissance déferlante fit force égal au vent et le bateau se retrouva dans un calme parfait. Ce souffle chassa les nuages autour du bateau, un grand disque de ciel bleu se forma au-dessus du bateau. Ne pouvant  tenir cette position éternellement, il cria :

« Faut faire quelque chose, je vais pas dormir ici ! Décrochez la voile, au plutôt les voiles, on attend que la tempête passe !

-Elle durera peut-être des jours voir des semaines !! Répondit le capitaine, soit vous chassez la tempête entière, soit on l’essuie. On n’attend pas !

-Pas question !!  On ne passera jamais cette tempête ! Y’a que l’amirale pour nous faire passer, et elle n’est pas là !

-Si on attend on ne passera surement pas non plus ! Restez sur le pont et ça ira ! Que quelqu’un remette le phoque et que l’on soigne la fille ! »

Le puissant homme qui soufflait sur le tempête arrêta son sort et le bateau fut de nouveau prit dans les vagues, il regardait Fandir avec un regard noir et descendait voir sa fille. N’étant absolument pas préparé, le bateau sans phoque partit dans un grand chaos au travers des eaux en furie. Il enrageait, même sa force qui lui avait permis de venir à bout de Sarasin, Øxymor et l’empereur Otrajyd ne lui était d’aucun secours sur le bateau. Ne pouvant ni diriger le bateau, ni calmer définitivement la tempête, ni soigner sa fille, sa force n’était ici bonne qu’à tenir le gouvernail. Il mit un bandage à sa fille et retourna sur le pont au régnait un chaos total. Il calma de nouveau la tempête et ordonna à un matelot de remettre le bateau à neuf. Ce dernier refusa en hurla que le relâchement soudain de la tempête avait faillit leur coûter la vie, Escé relâcha encore les vents furieux et jeta le matelot par-dessus bord, puis calma encore la tempête, renouvelant son ordre. On l’exécuta et il relâcha la tempête après. Finalement, le bateau retomba sous leur contrôle et la tempête d’arrêta.

 

Le bateau se rapprochait des quais et Escé sauta sur le ponton une corde à la main et l’accrocha à une bite d’amarrage. Il traîna de force le bateau et le mit à quais. Il salua le capitaine et partit avec sa fille à la recherche du dragon promis. Il vit une femme qui le regardait avec attention, indisposé par ce regard insistant, et fini par demander :

« Vous voulez une peinture ? »

La femme répondit dans une langue étrange :

« Achala iké oza nua. »

Bouche bée, Escé demanda :

« Qui êtes-vous ?

-On m’a envoyé vous cherchez, je viens de le dire. Vous ne parlez pas l’ordrak ?

-La langue des dragons… Pas vraiment… Vous êtes celui, ou plutôt celle, qui doit me transporter ?

-En effet, je le suis. »

La femme leva les bras et explosa comme du verre. La lumière aveuglante fit place à un dragon d’or de taille pour le moins respectable, tous s’arrêtèrent pour le contempler. Les dragons existent, tous le savaient, mais peu en avaient déjà vu.

« Montez » Ordonna le dragon.

Escé s’exécuta et le dragon décolla. Il traversa les plus grands lacs jusqu’aux plus hautes montagnes, les pieds figés dans la glace, l’homme n’en demeurait pas moins impassible, mais on ne pouvait pas en dire autant de sa fille qui se blottissait dans la cape de son père.

 

 

Au bout de plusieurs heures, ils arrivèrent enfin chez les arches. Il sauta du dragon à terre et aider sa fille à descendre.

« Attend-moi ici. Je reviens. »

Il franchit la ligne rouge. Tout les arches présents lui sautèrent à la gorge et il les balaya d’un coup de pied chacun. Il en saisit un encore conscient et dit clairement :

« Vas dire à ton seigneur que son fils est là !! »

Il le jeta vers la porte et le garde atterrit non sans douleur. Il grommela et alla chercher l’Archempereur. Ceci n’empêcha pas Escé d’avancer. Il arriva en bas de la tour où était sa chambre. Visiblement, elle avait été rasée et on avait laissé les ruines où elles étaient. Il vit une épée qu’il utilisait quand il était jeune : Courte, un peu épaisse, rapide et quelconque. Son armement avait lourdement changé et sa force de se traduisait que par la destruction, c’est tout.  Le garde revient dans son dos et lança :

« L’Archempereur va vous recevoir.

-J’arrive. »

Il se retourna et partit vers la salle du trône, il poussa les deux grandes portes qui claquèrent en un grand bruit.

« Te voila enfin, Escé ! Lui cracha presque son père.

-Oui, me voila enfin, Arch ! Renvoya L’arrivant sur le même ton.

-Que me veux-tu, toi qui m’as évité tout le temps depuis ton départ.

-Tu n’es pas sans savoir que j’ai combattu les bandits, terrassé Sarasin, tué l’empire Otrajyd et vaincu Øxymor, une puissante vague de mort-vivants et que maintenant, je dois lutter contre pire encore. Tout cela m’a demandé d’ouvrir mes sceau jusqu’au troisième et cela m’a considérablement affaiblit, je viens donc te demander de me permettre d’ouvrir le quatrième. C’est toi qui les a posé, tu es donc le seul à pouvoir m’en libéré. Aoeste a prit le trône de Koljeizer en ouvrant le tome d’outre-ténèbres et en absorbant celui d’outre-lumière, l’outre-chaos est plus fort que toute la puissance de feu que je peux déployer, moi et mon armée complète. »

L’Archempereur marqua un temps d’arrêt, comme pour réfléchir :

« Et tu penses que je vais t’aider à sauvé ton pays minable ? Personne ne prête attention à lui. Et te donner de la puissance, à toi ? Tu es un fou furieux, un danger pour ce monde. Tu es… Tu es con comme une table, immature et inconscient. Qui me dit que tu n’utiliseras pas cette puissance à mauvaise escient ?

-Moi, je te le dit et j’en fais le serment…

-Mets-toi à genou.

-Pas même devant la Lumière ! »

L’Archempereur avança ver son fils, le dominant par sa taille.

« Quand tu es partit, tu m’as assurée que quand tu reviendrais, ce serais pour faire tomber mon empire Finalement, tu rampes à mes pieds à cause de ta soif de puissance.

-Je ne rampe pas à tes pieds, je ne rampe devant personne. Je te demande poliment de me restituer ce qui m’est dû pour sauver mon pays, parce que la force ne mènerait à rien. Mais t’imagine même pas à quel point ça me démange de d’arracher la gueule à grands coups d’épée !!

-Ce n’est pas en me menacer que obtiendra ce que tu veux.

-Rends-moi ma force !

-… Va-t-en, je ne veux plus te voir.

-Qu… »

L’Archempereur dégaina.

« Hors de ma vue.

-Arch ! Si tu ne m’obéis… Je t’attaque !

-Tu es ridicule. »

Le Seigneur-Croc respira un grand coup et posa un genou à terre.

« Je t’en supplie. »

Il attendit la réponse de son père, il sentait le poids de l’ingratitude sur ses épaules, le poids de l’ignorance qu’il avait eu envers son bienfaiteur, quand bien même ce dernier ne chercher qu’à l’exploiter.

« Quand on a un temps soit peu de dignité, on ne trahit pas son sauveur avant de lui demander grâce.

-Je veux bien sacrifier mon honneur à moi, et vivre dans la misère pour le reste de ma vie, tant que je peux sauver les centaines de milliers de paysans et de soldats innocents, ils n’ont pas à subir mon incompétence et de… De mon agressivité barbare. J’assume tout moi-même, mes actes ne doivent nuire qu’à moi, et pas les autres. »

Sans se relever, il attendit de nouveau. Il regarda le pavé de pierre simples sur lequel il était agenouillé, il était fissuré et vieux, mais entretenu, une fissure devait être dut à une épée, une veine de calcaire n’était pas naturel. Sans penser à autres choses que ce sol, il entendit :

« Tu peux finalement faire preuve d’humilité quand tu le veux. Je vais accepter… Mais une fois que tu seras libéré de cette entrave, tu devrais être sous mes ordres jusqu’à ta mort !

-Quoi ?!

-A moins… Que tu me terrasse en duel ! »

L’Archempereur prit une épée longue et fine, à une main, et rien dans l’autre.

« Tu es bien présapontueux pour prendre une arme que c’est pas ta favorite !

-Tu es bien présomptueux pour ne pas prendre ton arme de prédilection ! Traduit Emeraude.

-En garde ! Fit Escé.

-Je suis toujours prêt. »

Le Seigneur-Croc chargea et fit dévié comme un gamin par son père. Celui-ci se perdit dans ses réflexions tout en combattant :

« Il n’est pas progressé. Son style est mal dégrossi, juste une force colossale imprécise et stupide. Il ne prend pas de risque, comme s’il avait peur. Aucun avenir. Un vrai gamin. »

Il dit :

« Tu es pathétique ! Tu crois vraiment que personne ne meurt dans ton pays pendant que tu gesticules comme un gosse ? As-tu donc à ce point peur d’être blessé ?

-J’suis pas motivé, répondit l’empereur avec sarcasme.

-Pas motivé ? La haine que tu éprouves pour moi n’est-elle pas suffisante ?!

-J’marche pas à la haine !

-Et ta femme, qui est prisonnière d’Aoeste, ça suffit pas ?! Et c’est moi le cœur de pierre ?! J’ai vaincu un seigneur élémentaire pour sauvé mon fisl, et toi, tu n’oses pas risquer ta vie pour celle, que tu cries à qui veut l’entendre, que tu aimes plus que tout au monde ?!

-TA GUEULE !!! »

Le Seigneur-Croc explosa de rage. Il frappait plus fort, plus vite, et plus violement. Arch pensa :

« Il n’est plus pareil. Il ne frappe plus pour tuer, il frappe pour détruire. Quelle est cette fureur obsessionnelle qui lui donne cette force ? Je n’ai jamais entendu parler d’un foudre de guerre qui ne mise que sur sa colère ! »

L’épée d’Arch se brisa. Immédiatement, il dégaina son bouclier, gravé du sceau des arches et renforcé en métal rare, ainsi que son épée favorite, longue, lourde et puissante.

« Ta fureur ne suffira pas !

-C’est c’qu’on va voir ! »

Arch se baissa rapidement et d’une frappe ascendant, transperça son fils à l’épaule.

« La victoire est mienne. »

Escé lâcha son Fendium, retint son père d’une main, et dégaina une lame jumelle du tonnerre de l’autre. Il égorgea son père et le repoussa d’un coup de pied furieux. Arch se releva d’un bond et en un flash lumineux, la blessure cicatrisa.

« J’ai baissé ma garde, mais c’est pas m… »

Toujours dans sa colère compulsive, le Seigneur-Croc reprit le Fendium et frappa de toute ses forces sont père qui para.

« Le combat est fini, continuer serait s’acharné. »

L’empereur n’écoutait plus, il était passé en mode Berserk. Une colère immense, une rage venue droit de l’enfer. Il hurla :

« Je vais marcher sur ton cadavre éviscéré !!

-Eh ben… »

Arch bloqua un coup, para un autre, esquiva un troisième et dévia un dernier de la pointe de son épée. Esquiva, para, esquive, déviation, bloqua. La garde de l’Archempereur est sans faille. Le Seigneur-Croc donna un dernier coup descendant. Arch dévia le coup sur le coté, et transperça son fils à la gorge.

« C’en est fini de toi. Je vais te soigner. »

Il se dégagea et continua l’assaut. Arch lâcha ses armes.

« Escé, tu as une grande volonté, et tu as une grande résistance physique. Tu es endurant, fort, et ta rage te permet de faire de vrai prouesses. Néanmoins… Tu as atteints tes limites ! »

Le Seigneur-croc s’effondra au pied de son père, vidé de son sang, vaincu par l’hémorragie et les blessures.

« Tu as progressé, finalement. J’accepte d’accéder à ta requête. »

Il incanta un sort de soin et en baigna Escé.

« Tu devrais bientôt être rétabli. »

Il fit d’autres signes, inconnus, et le sceau sur la nuque du Seigneur-Croc se modifia légèrement.

« Tu es en mesure de le briser, désormais. Et si tu le fais, le contrecoup des trois premiers sceaux sera endigué. Tu as atteints une nouvelle strate de la puissance. »

Il retourna dans la salle du trône.

 

 

 

 

Retour en force

        Le Seigneur-Croc s’était réveillé à même le sol, et on lui expliqua qu’il était libéré du 4e sceau, puis on le pria de partir. Il ressortit du château et ne vit pas le dragon, ni la femme, il grimpa en haut d’un arbre. Depuis le plus haut sapin de la forêt enneigée, il vit aigles et faucons, mais aucun reptile volant. La route pour le prochain port était à quatre jours de marche. L’archimage vint se poser devant lui dans sa bulle de lévitation.

« Tu veux aller à Trachéom ?

-J’aimerais, pouvez-vous faire quelque chose ?

-Eh bien… Il ricana. Je peux t’envoyer près d’une personne d’un grand niveau de magie.

-L’amirale ? »

Il fit un geste de la main pour écarter cette proposition.

« Cette gamine ne sait que fait feu et eau, vent et terre, il faut un grand manipulateur de magie, si Okzim était là…

-Dimention est largement plus fort que Okzim, je ne sais pas où il est.

-Très bien, je t’envoie près de lui, attention, il se peu très bien qu’il soit très loin de Trachéom, plus loin que d’ici.

-Il n’aime pas voyagé, je prends le risque.

-Bien, répète après moi : Icra kirime

-Deux secondes. »

Il fit volte face et arracha sa fille à ses rêveries.

« Mais euh !

-Alors ? Fit-il.

-Répète : Icra kirime

-Icra kirime, répéta Escé sans réfléchir.

-Acali

-Acali.

-Je suis un crétin.

-Je suis un…Quoi ?! »

L’archimage pouffa de rire.

« Presque, j’ai presque réussi !! Aller, à plus tard ! »

Il leva la main en signe de salut et Escé s’évanouit dans l’air avec sa fille. Il reprit conscience entouré de gaz mauve et vert, une étrange énergie parcourait la pièce. Il se retourna et vit une abominable créature gémir en sortait d’une brèche dimensionnelle. Il prit peur et tua la créature d’un grand coup de Fendium.

« Tu viens d’anéantir quatre heure de travail, abruti !! »

Escé regarda autour de lui et vit l’acolyte de Dimention lui hurler dessus, il le saisit par la gorge et le monta d’un mètre vingt pour qu’il soit à sa hauteur.

« Où est Dimention ?

-Seigneur-Croc ! Je ne vous avais pas reconnu !

-Je suis plus Seigneur-Croc.

-Dimention est dans l’autre salle.

-Bien »

Il lâcha le petit acolyte et fit signe à sa fille de la suivre, puis il partit vers la porte. Il entra et vit une créature encore plus hideuse que le précédente lui sauter dessus, il la plaqua en appuyant le thorax avec une force démentielle et dit :

« Dimention t’es où ? Répond ou je bousille ton boulot.

-Korf korf juste en dessous… »

 

« Alors on agresse ses amis ?

-Alors se transforme en hideux démon et on agresse ses amis ?

-Je ne t’avais pas reconnu.

-Tu te doutes que moi non plus. On est à Trachéom ?

-Oui, c’est toujours ma salle, Aoeste ne m’a pas chasser.

-Faut que j’aille le détrôner.

-Comme ça ?

-Comme ça !

-Il n’est pas seul, Ses « Issimes » sont avec lui, je pense que le maréchal et l’amirale te seraient utiles. De même pour Øxymor et Sarasin.

-J’apprécie ton conseil. Mais j’ignore où ils sont, et je ne vais pas traverser le château en long en large et en travers pour chercher la planque.

-Tu chercher Crystal hein ? C’est là que les autres sont ? Dans la tour d’Okzim, le lieu est abandonné.

-Et l’escalier à 50 mètre de la salle du trône. Je serais repéré.

-C’est pas dit, vire tes armes et tout ça, met ces vêtements en lambeaux, je te ferais passé pour un esclave.

-Un esclave ???

-L’esclavage a été rétabli par Aoeste.

-Le fourbe !

-L’idiot, plutôt, aucun esclave de l’aime, tu pourras les monter contre lui.

-Va m’en chercher un ! »

Dimention claqua des doigts et un esclave sorti d’une pièce caché d’un rideau.

« Maître ?

-Ce monsieur a à te parler.

-… Va dans la tour de Okzim, quand tu y seras, tu diras que « Celui qui l’a vaincu demande l’homme à la remonté funèbre dans le laboratoire de Dimention. » Puis pars…Maintenant !! »

L’esclave obéit sans chercher à comprendre.

« En attendant… Emeraude, je te confie à Dimention.

-Quoi ?! J’vois pas avoir affaire avec ses démons hideux !

-Qui qu’est hideux ? D’insurgea le démoniste. T’as pas vu ta gueule !

-Oh ! Qu’est-ce tu dis sur ma fille ?!

-J’l’ui dis c’que veut ! Et les démons hideux l’em… »

La discute continua un moment. A force de temps, un mur sembla déformé, comme si la chaleur le troublé, Sarasin apparut :

« On m’demande ?

-Sarasin… Répondit Escé en lui jetant son arme. Embarques-moi ça à la planque je suivrais, un esclave ne se balade pas avec ça. Et prend mes fringues.

-Que qui quoi ??

-Vas-y ! »

Sarasin allait protester mais Dimention lui mit la main sur l’épaule et lui jeta un regard disant clairement : « Ne discutes pas. » Et il partit

 

Sarasin partit et Escé regarda ses nouveaux vêtements.

« Tu aime avoir des esclaves ?

-Je suis quand même un démoniste. »

Sur ses mots, Escé sorti. Quand un garde lui demanda où il allait, il répondit que Dimention lui demandait un cube des âmes chronique à incubation sinusoïdales version R-24.004 à extraspasio intratemporel et le garde le lassa passer et se tenant la tête. Il arriva dans la tour et se dévoila le visage. Comme si un voile tombait, tous devinrent visible, Øxymor, Sarasin, l’amirale, le maréchal, Crystal, Rubis, et le Fendium. Il dit juste :

« Que les combattant me suivent. Emeraude est avec Dimention. »

Après avoir organisé l’assaut, autrement dis, après avoir pris les armes et hrulé ‘On va les défoncé !!!!’ Les combattants le suivirent en tenue d’esclave, devant la salle du trône, les gardes demandèrent.

« T’es pas allé chercher le cube machin chose pour Dimention toi ! T’as ramené des amis ! »

Escé découvrit son arme.

« Bah si, un cube de j’ai-oublié-quoi c’est ça.

-Seigneur-Croc, loué soit la Lumière !

-… Quoi ? J’suis quand même un méchant !

-Aoeste est terrible ! Et il se targue d’être juste ! tout le modne le haï, si vous voyez ce qu’il fait subir à la population !

-Laissez-moi entrer, j’vais y remédier !

-Bien sur. »

Les gardes s’écartèrent et ouvrirent les portes. La troupe entra dans la salle du trône et Aoeste, manifestement déformé par son pouvoir, sauta sur son trône en hurlant :

« Qui êtes-vous, pourquoi êtes-vous entré ?? »

Les combattants retirent leur tenu qui les masqué et dévoila les tenues de combats des guerriers, à l’exception d’ Øxymor qui n’avait pas son armure et d’Escé, qui n’avait pas ses épaulière et sa cape.

« Aoeste, il est tant de payer !! »

Cinq personnes sortirent de l’ombre.

« Le conseils des Issimes ne cède pas le passage !! »

Aoeste fit les présentations. Un homme en armure très lourde et doré était le maréchalissime, la femme à lunette de ski était l’amiralissime, l’homme droit et fin au casque romain était le généralissime, celui à la dague et vêtu de tissu était le championnissime, il parait, et celui en armure rouge était le gardiennissime. Si Aoeste était très fort pour ses performances en combat, ses capacités à inventer des grades étaient très limitées sinon inexistante. Seul Escé et le maréchal parvinrent à ne pas rire.

« Comment va la peste ? Demanda Escé.

-Bien, bien, Bano moisi au fond d’un cachot et le nombre de morts va bientôt passer la barre des 500 morts par jour.

-Tu n’es qu’une immonde ordure infâme, Aoeste, je vais de mettre en morceaux si petits qu’on te sortira d’ici avec un balai ! »

Il fonça sur son ennemi et les cinq Issimes se mirent en travers du chemin, le maréchal s’avança :

« Chaque combattant à son adversaire, seigneur, vous tuerez bien un généralissime pour nous faire plaisir hein ? »

Le maréchal se mit, droit comme un « i », devant le maréchalissime, les mains derrière le dos et les yeux débordants d’assurance. Au contraire, son ennemi était en garde et visiblement pas sur de lui, ses yeux reflétaient la peur et l’inexpérience.

« Un capitane le tuerait. » Dit froidement le maréchal en sortant son épée. Il fit quelque passe et constata l’inexpérience rattrapée par la force de son adversaire, il se sentit insulté qu’un homme théoriquement plus haut placé que lui tout en ayant un grade lui ressemblant est si peu d’apprentissage, il fit un feinte, une parade, une autre feinte, une technique indescriptiblement complexe et tua son ennemi en lui planta son épée large dans l’endroit le moins protéger de son corps, son œil.

 

L’amirale constata, elle, que l’amiralissime était d’une lenteur effroyable pour préparé ses sorts ridicules comme lorsqu’elle cria :

« Pluie ! »

Une forte pluie s’abattit sur le château. A l’extérieur. Constatant son erreur, elle cria :

« Terre ! »

Mais il n’y avait pas de terre dans la salle du trône, l’amirale murmura :

« Feu »

Des flammes titanesques sortirent de ses paumes incendiant tout dans la pièce, noyant son adversaire dans un torrent de feu.

 

Le champion Sarasin regardait avec désespoir son adversaire, une dague dans la main droite, mais pas dans l’autre, du tissu, le cuir absorbe mieux les coups sans pour autant gêner, des couteaux de lancer au dessus de sa main droite, il en avait prit un de sa main gauche puis le prit dans la main droite, cette perte de temps ridicule donner à Sarasin l’envie d’en rire, ou d’en pleurer. Rapidement, il constata la lenteur affligeante de son adversaire. Il passait plus de temps à esquiver qu’à attaquer, il ne para jamais et n’utilisait pas sa main libre. L’ennemi passa derrière Sarasin et hurla :

« Tome de l’assassinat ombragé danse 7 ! »

Il planta sa dague dans les deux genoux de son ennemi, du moins essaya, puis les hanches, stoppé par le tenue en cuir, il fit une petite plaie aux côtes, puis les coudes, qu’il rata, et enfin la nuque, mais ne réussit pas à traverser l’os, Sarasin se retourna lentement et dit :

« Non, mais… T’as les bases mais… C’pas comme ça. »

Il passa derrière son ennemi, un couteau dans chaque épaule, dans les bras, les coudes, les avant bras, les poignets, les mains, chevilles, genoux, cuisse, colonne vertébrale par deux fois, nuque, un coup derrière le crâne et une épée plantée dans son sommet :

« Voila, c’comme ça. »

 

Dans une immobilité digne d’une statue, Øxymor fixait son adversaire d’un air absent, il avait mit son armure bleu foncée et observait son adversaire. Ce dernier se battait avec un marteau rectangulaire de 100cmx100cmx60cm. Il donna un grand coup à Øxymor dans le ventre, ce dernier ne cilla pas. Il encaissa le coup sans broncher, tourna lentement la tête vers le championissime.

« Tu manque de force. »

Il lui donna à son tour un grand coup de poing la figure, son adversaire recula et Øxymor lança :

« Tu manque d’endurance. »

Prenant son courage à deux mains, il attaqua le mort-vivant de sa masse à la tête et fut paré.

« Tu manque de vitesse. »

Øxymor lui envoya un coup d’épée dans l’épaule et dit :

« Tu manque d’agilité »

Insulté, son ennemi visa l’œil et planta son épée sur la grille du casque.

« Tu manque de précision… 6×7 ?

-De ? Quoi ?

-Tu manques d’intelligence. »

Øxymor investit son épée de force impie et dit d’un regard morbide.

« En somme, qu’as-tu ? »

Il empala son ennemi froidement et laissa l’homme à l’armure écarlate baigner dans le liquide de la même couleur.

 

Escé regarda son ennemi, le généralissime, seul grade compréhensif accordé par Aoeste, après l’avoir observé, il dit :

« Tu vaux pas Aoeste quand il était gamin. J’vais te couper en deux, tu préfère l’horizontal ou la verticale ? »

Le verdict tomba : Verticale. D’un simple coup, le Seigneur-Croc fendit l’épée, le bouclier, l’armure, la chair et les os de son adversaire pour encastrer son Fendium dans le sol.

 

Aoeste ne bougea pas, il s’attendait visiblement à la défaite de ses subordonnés. Il se leva, se plaça devant une fenêtre et fit un grand bond en arrière et sorti, suivi d’Escé, le seul capable de vaincre. Dehors, une légion de soldat attendait.

« Allez-y, mes braves, dit Aoeste, tuez-le ! »

Toute la légion comme une personne s’avança d’un même pas. Le Seigneur-Croc, le Fendium à la main, se préparait au combat. Il traversa le front en faisant voler les hommes, Okzim, dans le Fendium, embrasa la foule et sema la panique, il traversa en long et en large la légion semant la mort et la désolation. Il freina sa course et regarda derrière, et vit dans les flammes rouges et or des cadavres incandescents, des étranges silhouette fuyaient les flammes ou se roulaient pour les éteindre, y’a plus que 3 types en vie dans la légion, tout les autres sont terrassé. Ceux qui incantent n’ont plus de souffle, il ne reste que celui qui frappe, avec son épée de cuivre rouillée et sa dague tordue. Les dernièrement cités s’enfuirent, laissant Aoeste seul avec son ennemi.

« Fini de se reposé sur les autres, cette fois je suis de taille à te battre.

-Même l’immortel qui te sert de frère n’a pas réussi. Pareil pour le type en jaune.

-Inquisatus ??

-Dans un cachot, ou une salle de torture, selon l’heure. »

Sans chercher à questionner d’avantage le sombre Okrepin, Escé déclara :

« Je te défi en duel ici et maintenant, et je récupérerais le trône. »

Il fondit sur Aoeste qui leva la main, concentrant un vortex noir et blanc chaotique. D’immenses météores de flammes tombèrent, chacun était paré lorsqu’il s’approchait du Seigneur-croc qui contrait en lança son Fendium enchaîné à son poignet qui tournoyait en grands cercles. Aoeste laissa tomber la magie élémentaire et lança de violents éclairs noir qui, tel la foudre, frappa son ennemi à de nombreuses reprises. Escé planta son Fendium sur le sol.

« La foudre tombe toujours sur les hauteurs, surtout en métal. Ce n’est pas la magie qui m’arrêtera.

-Alors la force ! Technique interdite : L’avancée de la mort ! »

Le sol se flétrit sous les pieds du tyran. (Aoeste, z’avez rien suivi ?). Il avança, lentement, anéantissant toute forme de vie autour de lui. Il chargea et frappa de son épée, Escé para d’une main.

« La mort n’est pas suffisante. Destruction du 4e sceau… »

Un grand souffle balaya la zone emportant les arbres et la terre. Il bondit et cria :

« Âmes errante, vous qui errez sans but, venez avec moi me soutenir dans ma lutte ! Que le siphon d’âme brille encore et que rejaillissent vos esprits d’or ! »

Des spectres bleuté difformes apparurent de façon aléatoire dans toutes la région, jusqu’à Uniphy, tous se regroupèrent près du lanceur de ce sort et un vortex d’âme tourbillonna autour de la paume droite d’Escé.

« Votre basique magie élémentaire n’aura pas raison de moi ! Hurla Aoeste.

-C’est de la nécromancie ! »

Le vortex se referma sur lui-même formant une sphère bleue illuminant de puissance tout Koljeizer.

 

Au rempart Ymbération un soldat prévient son supérieur :

« Y’a une lumière bleu qui brille à Trachéom.

-Hein ? Mais c’est vrai ! »

 

Le sol frémissait sous cette puissance torrentielle. Cette puissance divine impressionna Aoeste au plus haut point, même l’outre-chaos ne suffisait pas à lutter.

« Mais par l’enfer qu’est-ce que vous êtes ?

-Le Seigneur-Croc, maître absolu de Koljeizer, celui qui ira au-delà de toutes limites ! »

Aoeste leva les yeux, un grand disque de nuages noirs tournait au dessus de lui, derrière, les flots étaient en tempête. La grande sphère diminuait à vu d’œil, concentrant toutes sont énergie en un seul point.

« Que les âmes convergent en un même être et que tu soit éradiqué ! »

Des plaies s’ouvrirent sur son bras droit et du sang coula à flots, ses cheveux brûlèrent légèrement et des factures apparurent. Il lança la boule qui ne faisait que la taille d’une boule de billard. Aoeste sorti son épée corrompu et frappa la sphère qui grandit d’un coup et déversa tout son pouvoir. Les regrets, la peine et la fureur des âmes obligèrent Aoeste à reculer, son épée se fissura et il senti ses bras fléchir. De son côté, le lanceur de ce sort était la main gauche sur le bras droit et la main droite dirigée verts la boule, la contrôlant à distance. Aoeste commença à prendre le dessus et ce fut au tour de la boule de reculer. Son épée fissurée tenait bon et la boule semblait se désagréger.

« Puissance, chaleur, prenez tout ce dont vous avez besoin. Mes bras, mon cœur, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. »

Escé se déforma, une aura couleur chair émanait de lui laissant sa peau couverte de cicatrice couleur grise effrayante. Il jeta son Fendium dans sa sphère pour transpercer Aoeste, mais la sphère explosa en un magnifique déferlement d’énergie qui balaya Aoeste. A bout de force, il s’approcha de celui qu’il avait vaincu et dit :

« L’outre lumière, outre ténèbres, séparez-vous, libérez-vous… »

Les deux tomes apparurent sur le torse d’Aoeste inconscient. Ses compagnons s’approchèrent.

« Amirale, quel est le record du monde de lancer d’épée d’un Kg ?

-Environ 56 000Km pourquoi ?

-Quelle distance nous sépare de notre lune ?

-382 437Km exactement.

-Inscrivez le nouveau record. »

Il accrocha les deux tomes à une épée de soldat et la lança en direction de la lune.

« Nouveau record !!

-Pourquoi ne pas les avoir détruits ?

-Qui sait ce qui me serait tombé dessus ? »

 

 

 

 

Nommé officiellement Seigneur-Croc, l’empereur alla voir Aoeste, encore inconscient, il était avec Dimention.

« Pour le Fendium ?

-Disparu, comme Okzim, probablement absorbé.

-Réveille-le. »

Un sort démonique tira Aoeste de son sommeil.

« Aoeste, tu sais ce qui s’est passé ? »

Aoeste ne répondit pas.

« Tu as cédé à la tentation de la force, tu as dévasté ce pays, tu m’as fait perdre mon arme favorite, et mon ami qui s’y trouvé, et sais-tu ce qu’il y a de plus dur pour moi ?

-… Non…

-Je ne peux te tuer car non seulement ta force m’est très utile, mais en plus, tu es mon ami. Néanmoins je peux pas laisser passer ça. Qu’aurais-tu fais à ma place ?

-…Je ne sais pas…

-Moi non plus. »

Aoeste baissa la tête, abattu et terrassé par l’amertume.

« Aoeste… Relève-toi. »

Il leva la tête. L’empereur lui saisit le visage et déclencha un puissant sort de feu qui lui balafra le visage. Le généralissime n’émit aucun son.

« Tu vas garder cette cicatrice jusqu’à ta mort. Je t’interdis de l’enlever, quel que soit le moyen mit en place. »

Aoeste dégaina son épée et se coupa les cheveux de devant.

« Je ne la cacherais jamais. Soyez sans crainte. »

L’empereur tourna les talons.

« Je ne pardonne qu’une fois. »

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