Seigneur-Croc



VI – Le royaliste
25 août 2011

L’inspiration pour ce chapitre m’est venu de l’excellente série ‘Trilogie de l’empire’ de Raymond E. Feist. Opposé le Seigneur-croc, le guerrier qui frappe avant de réfléchir, face à la puissance des complots. Bien que le résultat soit un peu décevant sur les complots, elle n’est demeure pas moins une des meilleures histoires écrites à l’heure actuelle, elle est riche, très claire, et doit certainement être la meilleure avec ‘Le lourd passé du Seigneur-Croc’ et ‘La fureur divine’. Je vous souhaite une excellente lecture.

Je regrette néanmoins que le thème des combats et de la guerre soit moins présent, l’équilibre entre guerre sanglante et comédie romantique (ou sentimentale) est dur à maintenir. Trop de guerre, euh, j’écris un génocide, zéro. Et trop de comédie sentimental, je rappelle que normalement, les armes ,c’est fait pour se battre.

 

 

 

Le Seigneur-Croc et les royalistes

 

I Mécontentement

 

        A Koljeizer, la peste continue de ravagé les terre, seul Bano et Inquisatus peuvent soigner de l’ « Inquisition bactérienne » les contaminés. Le peuple, déjà mécontent de ce fléau, est enragé car le Seigneur-Croc car il a épargné Aoeste.

 

 

        A Uniphy, on célébrait la fin de la peste sans grandes pompes. A l’arrivée de l’empereur, tous se turent et s’écartèrent sur son passage. Il finit par dire :

« Mais amusez-vous ! C’est la fête ! Je veux voir cette ville dans la joie de la guérison. »

Tous retournèrent calmement à leurs activités. La présence de l’empereur était bien moins oppressante depuis qu’il n’avait plus son gigantesque Fendium. Il avait tout de même ses armes légendaires qu’étaient les lames jumelles du tonnerre. Il s’éloigna et passa près d’une maison isolée. Il vit une fille et son père se lancer une balle. Soudain, le père lança la balle trop fort et la fille ne put la rattraper. La balle brisa un carreau et le père prit un regard furieux. Il saisit sa fille par la gorge et la traîna à l’intérieur. L’empereur ne put s’empêcher un sourire :

« Elle va en baver, dire que c’est pas sa faute. Enfin, c’est pas mon rôle l’éducation des enfants des autres. »

Soudain, il entendit des cris de douleur et son sourire disparut. Il se précipita à la fenêtre et vit le père frapper de sa ceinture sa fille avec toute sa force. Le dos de la pauvre enfant était ensanglanté avec d’anciennes cicatrices dessus. Le monarque allait arrêter le père lorsqu’une main retenu le coup du mari coup. Il s’agissait de la mère qui lui hurla dessus avec force. Le Seigneur-Croc resta au cas où ça tournerait mal, et ce fut le cas, le père commença à étrangler la mère devant leur fille. Le Seigneur-croc prit le temps de passer par la porte, casser le mur mettait en danger la fillette. Après tout, un étranglement dur plusieurs dizaines de secondes. Il avait détourné le regard un instant pour entrer et quand il arriva, le père venait de briser la nuque de sa femme. Il se tourna vers sa fille. Quand l’empereur entra en explosant la porte, il se tourna vers lui, contrairement à la fille qui ouvrit un tiroir. Elle en tira un couteau et l’enfonça derrière le crâne de son père qui agonisa quelques secondes et s’écroula sur le sol. Elle regarda son empereur d’un air résigné. Elle lâcha son couteau et entendit. Le monarque approcha, regarda le père et le prit sur l’épaule, il sortit et jeta le corps aux vautours, puis revint.

« Quel est ton nom, petite ?

-…Améthyste, monseigneur.

-Bien, Améthyste, ce que tu as fait est stupide, en un sens.

-Ce n’est que justice ! Hurla-t-elle.

-Erreur, c’est de la vengeance, un assemblage de rancœur et de colère, la limite entre la justice et la vengeance est infime, il est facile de la franchir. Même s’il te battait, il te nourrissait, de quoi vas-tu vivre ?

-Je ne sais pas, mais une vie dans la rue sera toujours mieux que ma vie avec mon père. Je souffrirais autant que les autres clochards, cela n’a pas d’importance. »

A ces mots, l’empereur sentir comme une flèche lui rentrer dans le cœur.

« Tu veux… Souffrir ?

-Je m’en moque, ce sera toujours mieux qu’avant.

-… Souffrir de changera rien, cela ne fera que te rendre malheureuse. Ces mots sont stupides…

-Qu’est-ce que vous en savez ? Cria-t-elle en larmes, sur un ton enragé.

-Je les ai prononcé moi aussi, je m’en souviens très bien. Mais je reviens à ma question initiale, comment vas-tu vivre ?

-Je vivrais dans la rue.

-Ceux qui vivent dans la rue meurent, petite, je veux dire Améthyste, tu ne le mérite pas après ce que tu as du endurer.

-Et vous allez faire quoi ? M’adopter ?? S’époumona-t-elle de rage.

-J’y pensais. »

La colère fit place à la surprise.

« J’aime ton caractère, et tu es belle. Tu es exactement comme moi quand j’étais petit, lorsque l’Archempereur lui-même m’a adopté après que mes parents se soit fait tué par des pillards, sauf que lu ic’était un enfoiré de première et pas moi. Tu n’es pas intimidée par moi, qui suis l’un des plus grand combattant sur Ethariane, comme je l’ai étais avers l’Archempereur. Tu semble forte aussi, ce monstre qui te servait de père t’as exploité on dirait, tu as tout ce que les hommes demandent chaque jour à la Lumière. Si tu ne veux pas de moi comme nouveau père, viens vivre à Trachéom. »

L’empereur sourit d’un air franc :

« Tu souffriras autant que tu voudras sous ma bannière, mais je n’y tiens pas. Libre à toi de choisir entre la vie de château et la vie à la rue. »

La fille était comme assommée par une telle proposition. Elle n’arrivait pas à ce décider, comme si il était honteux d’accepter. Finalement, elle dit :

« Ce, je, tu, non vus, euh… Tout cela est trop brutal, je veux dire que c’est présenté très vite, j’ai du mal à bien saisir la situation, ma mère vient tout de même de mourir sur les coups de mon père, que j’ai tué. Cet acte est ignoble.

-Tu sais, tuer n’est pas vraiment ignoble, à la base, quand l’homme n’était qu’un singe sur un arbre, il fallait tuer pour manger, c’est un acte naturel. Tuer pour rien est ignoble, certes, et tué celui qui nous a fait vivre aussi, mais pour ton cas, c’est différent, tu aurais dû en parlé à un garde.

-Je l’ai fait, mon père l’a tué et m’a casser les deux bras en me menaçant de me tuer si je recommençais.

-Il… Il a tué un garde ? Et ben, l’armé de Trachéom me déçoit, tu aurais du le dire à un capitaine, m’étonnerais qu’il en tue un.

-J’ai jamais osé. Dites, pour l’adoptement.

-On dit pas adoptement. 

-Euh on dit quoi alors ?

-On dit… Pas la moindre idée !

-Vos enfants risque de me rejeter ? Ou ne pas apprécier ma présence.

-Mais non, ils sont très gentils, Emeraude a le cœur sur la main et Rubis n’aura aucun problème, il est très amical, quoiqu’un peu bagarreur. Il risque à la limite d’ignorer ta présence.

-Je ne sais pas…

-Bon, finit les manières, vit vivre à Trachéom, aller ! »

Le visage de la fille s’illumina.

« D’accord !! »

 

        « Une sœur adoptée ??

-il y a un problème à cela ?

-Non, pas du tout, c’est juste la surprise.

-Vas prévenir Rubis. Je vous la présenterais plus en détail après.

-D’accord p’pa. »

Emeraude partit un sourire aux lèvres.

« Aller, Améthyste, je vais te montrer ta chambre, déjà. »

L’empereur s’avança, suivit de la fille aux cheveux blonds, gênée. Ils arrivèrent devant une pièce contenant un lit, un fauteuil, et des étagères vides.

« Je n’utilise jamais cette pièce, mais elle est très entretenue, on verra pour la déco plus tard. »

Crystal passa calmement, salua la fille et reparti.

« Euh Crystal attends !

-Oui mon amour ?

-Je te présente Améthyste…

-Bonjour.

-Bonjour, ma reine… Répondit l’enfant intimidée.

-Cette fille a tué son père après qu’il ai tué sa femme, il battait toute sa famille, ce monstre, il a même tué un garde bref, comme elle ne pouvait pas vivre dans la rue, et qu’elle m’a parut sympathique, j’ai décider de l’adopter ! »

Crystal ne répondit pas, le temps de comprendre bien la phrase et de juger la décision de son mari. Puis, elle inspecta la fille et dit avec un sourire éclatant :

« Tu nous as rapporté une très belle fille ! Je ne la connais pas encore alors je prendrais mon temps pour la juger.

-Me… Merci ma reine.

-Il faudra que tu m’appelle « maman » maintenant, mais bon, j’ai un truc à faire…

-Je ne te retiens point, mon amour, vas. »

Crystal partit et Améthyste resta muette.

« Je te ferais visiter le château. D’abord, tu dois savoir où nous trouver, nous sommes donc… »

 

        Après une rapide visite, Améthyste se sentait visiblement moins gênée et bien plus chez elle. Elle demanda la permission d’aller dans sa chambre et l’empereur lui répondit qu’elle n’en avait pas besoin. En arrivant, Emeraude attendait avec Rubis. Comme Améthyste n’était plus avec le Seigneur-Croc, elle perdit d’un coup toute l’assurance qu’elle avait acquérait.

« B…Bonjour prince Rubis.

-‘Faut m’appeler frangin ou Rubis tout court, maintenant. Répondit-il sans méchanceté mais sans gentillesse.

-Je suis…

- Améthyste je sais, on me la dit.

-Désolée.

-T’excuses pas voyons, on est plus tes souverains, on est ta famille ! »

Il murmura à sa sœur quelque chose et Améthyste se sentit mal à l’aise.

« Bon, tu nous connais, maintenant, nous aussi on te connait, les présentations sont closes. Je me casse. »

Sur ces mots, il partit sans saluer sa nouvelle sœur.

« Excuses mon frère, il est toujours comme ça, pressé et arrogant. Le portrait craché de notre père. Mais il est gentil. Si tu veux de l’aide pour ranger ta chambre, n’hésite pas à m’en demander.

-Non, c’est bon, répondit-elle en soulevant sa manche et en montrant ses muscles. Avec mon père, j’en ai vu, des meubles. »

Elle entra dans sa chambre suivit d’Emeraude. Elle souleva sans problème les quelques meubles et organisa sa chambre comme bon lui plaisait. Puis Emeraude poussa un peu le lit et changea le bureau de place.

« Le lit près de la fenêtre, c’est un mauvais plan, ici, il fait chaud, alors on l’ouvre, et tu pourrais prendre un coup à cause du vent, faut t’en éloigner. Et les gardes arrivent souvent en poussa violement la porte, si tu es sur la chaise, derrière, tu vas avoir mal, donc faut être de l’autre côté. 

-Eh bien… Merci beaucoup.

-Je t’en prie, c’est naturel. »

 

 

Améthyste parvint à retrouver son chemin à travers le château et sortit, salua les gardes et vit une femme projeter des flammes sur un homme impassible.

« Euh…

-Il s’agit de l’amirale et du maréchal, répondit l’empereur, je vais te les prés…

-Salut ! C’est qui la gamine ? Demanda Sarasin en apparaissant de nulle part.

-C’est ma nouvelle fille adoptive, Améthyste, et Améthyste, je te présente le champion Sarasin le meilleur sprinteur de Koljeizer, c’est aussi l’homme qui déchirait la nuit… Et un gamin immature.

-Salutation, Seigneur, dit une voix froide.

-Salut Øxymor, ça va ? Je te présente ma nouvelle fille adoptive, Améthyste. Améthyste je te présente le champion Oxymor, c’est un mort-vivant, mais chez lui, c’est pas le cœur qui est mort le premier. On va maintenant aller voir l’amirale et le maréchal avant qu’ils mettent le feu au château. »

Les présentations terminées, ils partirent en ville, ils y trouvèrent nombre de meuble et finirent pas voir une foule autour d’une estrade où un homme hurlait au scandale. Comme l’empereur s’était offert de nouveau vêtement et qu’il n’avait plus son arme, il passait inaperçu.

« En effet, Aoeste a ravagé ces terres, on dénombre les morts à 38 000, il a prit Koljeizer après y avoir répandu la peste, un fléau terrible qui continu de tuer au dehors de cette ville. Et le Seigneur-Croc, il a fait quoi ? Rien ! Il a laisse Aoeste en vie et il rêvasse sur son trône pour savoir comment récupérer son bout de ferraille. Il n’est pas digne de gouverner Koljeizer, il faut un nouveau dirigeant qui doit être élu, mais une révolte ne le détrônerait pas, ce monstre est trop fort, alors la solution, c’est d’arrêter de lui obéir, ce qu’il faut, c’est laissé tomber les impôts, il n’est pas stupide, il ne tuera pas tout son pays, les soldats doivent déserter, les paysan cesser de produire de la nourriture pour lui, nous devons réagir, nous pouvons le détrôner !!! »

L’empereur sauta sur scène et se tourna vers la foule, il ouvrit les bras avec un sourire et dit sans une once d’hostilité :

« C’est vrai, j’ai laissé vivre Aoeste, c’est de la faute de l’outre-chaos si Koljeizer a était ravagé, pas Aoeste, si ce n’est cet argument, avez-vous autre chose à dire pour demander un changement de dirigeant ? »

L’homme qui prononçait le discours répondit sans peur :

« Oui, vous demandez quoi aux villageois ? De l’argent ? De L’or ? Non ! Une arme dont vous ne vous servez jamais ! Dites-moi, à quoi sert UNE bonne arme ?

-Il est vrai, c’est stupide, avant, je m’en servais, plus maintenant, quoiqu’avec la perte de mon Fendium, il me faut un fendoir. Mais j’en ai suffisamment maintenant. J’abolis donc cet impôt stupide, autre chose ?

-Pourquoi serait-ce vous à la tête du pays et pas un autre ? Vous vous êtes imposé au peuple, la nation, Koljeizer, c’est le peuple ! C’est à lui de choisir !

-En effet…Qui ici prétend au trône ici ? »

De nombreuse main se levèrent.

« Qui est également capable de protéger Koljeizer d’un assassin du niveau de Sarasin, de l’empire Otrajyd et de l’outre-chaos ? Qui ici a la force nécessaire pour protéger cet empire ? »

Toutes les mains se baissèrent.

« Vous êtes fort, c’est inéducable ! Mais un dirigeant doit être bon, et soucieux du peuple, l’armée est là pour la force, les dirigeants pour la politique ! Ne mélangez pas pouvoir et force !

-Mettons que vous, juste là, preniez le pouvoir, on vous élit paf vous êtes le président de la république, du coup, de Koljeizer, et le Royaume d’Okeud vous déclare la guerre, qui arrêtera le roi ? L’armé ? Il l’anéantit les yeux bandés et les mains dans le dos. Il est la 6e puissance d’Ethariane. Moi, la 4e.

-Vous avez votre place dans Koljeizer, dans l’armé, pas sur le trône.

-Je vous l’accorde, je vous l’accorde. Mais dites-moi, qui mérite d’après vous le trône, quelqu’un qui donne du tord à un empereur, ou un empereur qui a sauver Koljeizer par 5 fois en moins de 3 ans ?

-Le pouvoir n’est pas une question de mérite !

-Quelles compétences pouvez-vous produire pour prétendre à ce titre ? »

L’homme ne répondit pas. Il regarda la foule parcourue de murmure indécis.

« Je me retire, vous avez gagné cette manche, mais bientôt le peuple verra à quel point vous êtes mauvais.

-J’ai toujours reconnu être mauvais, mais aussi bon, je protège mon pays mieux que quiconque sans pour autant faire les meilleurs choix… Puis-je avoir votre nom ?

-Je suis Valkyr, le républicain.

-Bien, monsieur Valkyr, je retourne à ma lutte contre la peste…Et à la poursuite de mon « bout de ferraille » comme vous dites, mais ça, libre à vous de penser que je n’ai aucun sens des priorités. »

Il quitta la scène et prit Améthyste par le bras pour l’emmener.

« Tu sais, ça fait un bout d etemps que lleur épave est là, mais elles sont finies, et je te les offres.

-Mais… Quoi donc ?

-Rappelle-moi ton rêve ?

-Devenir magicienne. »

 

        Les constructeurs avaient déjà fini la moitié de la première tour et les fondations de la seconde. La première était destinée aux érudits et la seconde aux mages. L’empereur regardait les plans avoir attention, il en montra un aux architectes et dit :

 

« La médecine en haut c’est stupide, si quelqu’un est blessé il faut le transporter vite, alors pas le temps de monter.

-En effet, je n’y pensais pas.

-et l’alchimie ça risque d’exploser, si la base lâche la tour tient pas, faut la mettre tout en haut.

-Vous avez raison, c’est certain.

-Bon, je vous laisse. »

L’empereur partit. La peste reculait de jour en jour mais le nombre de mort restait inquiétant. Bano soignait toujours plus de gens et Inquisatus suivait à peu près. Améthyste s’était habituée à la vie de château en deux semaines. Il n’y avait plus d’impôt ou de risque de dévastation à Koljeizer et le tourisme battait son plein. Un conseil fut tenu avec le généralissime Okrepin, l’amirale, la générale Khuosufp.

« Vous voici tous, les deux expertes en chiffre de l’empire et le tristement célèbre Aoeste. Je vous ai convoqué car vous le savez, ce républicain cherche à convaincre le peuple de se retourner contre moi. Si cela devait arriver, je ne recourrais pas à la force. Je l’accepterais. Mais moi aussi, je vais convaincre le peuple, il est clair qu’il ne faut pas un empereur digne et bon, soucieux et à l’écoute, mais puissant et protecteur, et ça, ce sont des qualités que je possède. La question est : Comment le convaincre ? Il faut que ce républicain perde la face. Vous êtes tous de grand conseil, Aoeste, il faut effacer tes traces, et ça, je ne sais pas comment faire, générale, amirale, vous allez travailler ensemble pour faire quelque chose. Les pouvoirs inexplicables de l’amirale permettent de collecter des informations, et la générale les traitera avec tout son génie. Premier point, que trouve de bien le peuple chez ce républicain ?

-Je pense, dit Aoeste, ce coté « liberté et sans soucis », un empereur, ou plutôt président, choisi par le peuple, ne gouvernera pas d’une main de fer.

-Tu insinues que je le fait, moi ? Tu penses que le peuple n’est pas libre avec moi ? Plus aucun impôt, que demande-t-il de plus ?

-Beaucoup plus de choses que vous ne le pensez, répondit l’amirale, à commencer par la technologie.

-La technologie endigue la magie, si l’empire Kharwolégy a disparu, c’est parce que les mages avait était remplacé par des machines, et toutes ses armes de destruction massives, comme leur fameuse « Bombe atomique » où il suffit d’abattre l’avion en vol.

-C’est vrai, mais les paysan veulent la vie facile, ils veulent des machines pour labourer les champs, des ordinateurs pour calculer.

-Je vous arrête, vous faites d’immenses calculs par sa magie.

-La magie dont je dispose par je ne sais quel moyen est si rare que je ne connais personne la possédant.

-Bref ! Je vais vous laisser la réunion en suspend, il est évident qu’on a pas la solution. Il est l’heure n’inaugurer les deux tours. »

Les convoqués retournèrent à leur occupations et l’empereur sortit. Améthyste l’attendait surement déjà au lieu prévu.

 

        Il arriva sur le site en peu de temps et remarqua une estrade de fortune faites maladroitement sur laquelle Vylkar faisait encore un discours. Agacé au plus haut point, l’empereur saisit sa fille par la main et ils y allèrent. La fillette jeta un regard pressé aux tours magnifiques, rouges et plaquées or avec de beaux motifs. L’empereur et Améthyste montèrent sur l’estrade. Vylkar demanda d’un air de défi.

« Allons bon, vous inaugurez vos tour, celle des érudits, et celles des mages, combien de personnes avez-vous tué pour en arriver là ?

-Aucunes. Répondit le Seigneur-Croc sans la moindre hésitation et sans montrer un quelconque sentiment.

-Ah oui ? Qui est la dernière personne que vous avez tuée ? »

Le monarque fit signe à Améthyste de se rapprocher et dit :

« Le père de cette jeune fille, âgée de 8 ans. »

Des murmures parcourent l’assemblée.

« Il venait de battre sa fille, la mère s’est interposée, et s’est faite tuée. Il voulut tuer la fille aussi, mais il n’en eut pas le temps.

-Mais enf… »

La fille se tut, l’empereur venait de lui faire signe de se taire.

« Laissez donc cette jeune fille parler, empereur ! Lança Le républicain, sa version des faits intéresse tout le monde. »

La fille se plaça face à l’assembler et déclara avec assurance et force :

« Ce n’est pas le Seigneur-Croc qui a tué mon père… C’est moi !! »

Des voix s’élevèrent dans la foule, l’empereur fit détoner une explosion sonore dans sa main pour rétablir le silence.

« Il a effectivement tué ma mère, quand le Seigneur-Croc est arrivé, il s’est retourné vers lui et m’a tourné le dos, alors je l’ai tué d’un coup de couteau pénétrant derrière la tête.

-La dernière personne que j’ai tuée était le généralissime engagé par Aoeste lors de sa sombre période. Relança le monarque. Cette fille étant seule, n’ayant plus rien pour vivre, et étant trop faible pour survivre, je l’ai adopté, et sa vie compte pour moi autant que ma famille. Si quelqu’un a quelque chose à redire à mes actes, qu’il le dise maintenant. »

Un silence de cathédrale s’installa. Avec un sourire satisfait, l’empereur lança :

« C’est bien ce que je pensais, j’inaugure donc les deux tours !! »

A peine eut-il finit sa phrase qu’une femme de l’assemblé cria :

« Attention derrière !! »

Une sorte de delta-plane s’écrasa sur la tour des mages dans une grande explosion qui incendia le 2e étage. Alors que la panique se répandait, et que la foule fuyait en piétinant les autres, l’empereur hurla, imbibant sa voix de colère, et fit s’arrêter tout le monde :

« Du calme, partez calmement sans piétiner les femmes et les gosses à la manière des Otrajydiens !! Allez ouste, et on ne piétine pas les nouveaux-nés ! Ouste ! »

Il jeta un coup d’œil en arrière et vit un seconde delta-plane foncer vers la seconde tour, sans prendre le temps de libérer un sceau, il se jeta sur sa route et encaissa l’explosion. Désormais à moitié nu et brûlé par les flammes, l’empereur entendit le républicain appeler à l’aide, car sa fille visitait la tour des mages, qui brûlait. Épuisé par ses blessures, il demanda faiblement :

« Quel étage ?

-Quoi ?

-Ta fille, crétin ! Quel étage ??

-…3e »

L’empereur bondit et traversa la fenêtre, il en ressortit avec dans ses bras la fille du républicain, la jambe droite calcinée par les flammes. Il hurla :

« Soldats, en avant ! »

L’amirale Kiérol leva les mains et une pluie torrentielle s’abattit soudain pour lutter contre les flammes. Le droit et haut maréchal fut le premier à se jeter dans les flammes et à grimper les escaliers se consumant. L’empereur retourna dans le bâtiment, suivit par les vaillants soldats de Trachéom. Des explosions retentirent et enflammèrent la deuxième tour et une épaisse fumée noire se répandit sur l’herbe verte qui entourait les deux tours. Les guerriers ressortaient et rerentraient sans cesse avec un homme, une femme ou un enfant des les bras. L’horreur et la terrible se diffusait dans la foule en fuite. Toujours plus de soldats rentraient dans la tour et lutter contre les flammes. Un vent surpuissant vint accroître la force de la pluie pour éteindre l’incendie qui gagnait du terrain sur le bois de la tour des érudits. La rage montait dans le Seigneur-Croc et un déferlement de puissance balaya la zone en repoussant les débris. La tour des érudits finit par s’effondrer dans les décombres et la poussière en faisant trembler la terre. La seule tour restante fumait comme une cheminé et l’empereur s’y précipita. Il entendit un mage appelé à l’aide et repoussa une poutre avec tant de violence qu’elle traversa le mur. LE mage lui hurla :

« La tour va exploser ! Le sort n’est plus contenu, tout va sauter ! Il faut fuir. »

L’empereur trembla de colère et le sol vacilla sous ses pieds. La tour s’effondra sur elle-même, sur le Seigneur-Croc et les soldats luttant désespérément contre l’incendie déjà agressé par la violence de la pluie. L’empereur pour voir la sphère violette du sort de sortit en éjectant les débris sur son passage. Répétant les paroles du mage, le Seigneur-Croc fit resurgir la panique qu’il avait arrêtée. Il prit la fille du républicain dans ses bras et tourna le dos à la tour qui allait exploser. Soudain, il se rendit compte qu’Améthyste était encore devant la tour, regardant les flammes dévorer la structure de bois et de fer déjà en ruine.

« Dégage ! Hurla l’empereur, ça va sauter !! »

Mais sa nouvelle fille de fit rien, elle regardait juste son cadeau partir en cendre. Une grande lumière apparut au cœur de l’incendie et le monarque comprit que la tour allait exploser sur le champ, prenant le premier objet qui lui tombait sur la main, il lança le bouclier d’Aoeste vers sa fille, et se tourna pour protéger celle du républicain.

 

        L’explosion dévasta les restes des deux tours, Améthyste disparut dans l’explosion alors que le bouclier passait à toute allure devant son visage. Dans un bruit assourdissant, tout les sens tombèrent en panne, on ne pouvait ni entendre, ni voir, ni sentir. Même une personne aussi entraînée que le Seigneur-Croc perdit toute possibilité de perception.

 

 

 

 

 

La vie ou le rêve

 

 

 

        L’empereur était désormais totalement nu dans le dos, ses vêtements ayant brûlés et ses épaulières éjectées. Retrouvant enfin la vue, il vit la fille qu’il tenait dans ses bras, elle n’avait rien, mais semblait traumatisée, il tourna la tête pour voir sa fille, mais ne la vit pas, ses brûlures lui torturaient le dos et il tomba dans le coma après avoir lutté plusieurs minutes contre. Il se réveilla en sursaut en entendant le républicain dire sur une estrade de fortune :

« C’est cet empereur que vous voulez ? Il n’a pas réussir a sauver deux filles en même temps ! »

Ses gestes devenus violent à l’extrême par la colère et l’adrénaline de la panique, il bondit sur l’estrade et arracha les planches en arrivant.

« J’peux savoir qui t’as sauvé toi ? Un mage ? Un érudit ?? Ta propre fille ?? T’as pas bougé d’un orteil, t’as juste dit à quel étage été ta fille, ah ! Quelle prouesse !! Avec toi à la tête de ce pays, le peuple a du souci à se faire !! »

Le républicain se rétracta, vaincu.

 

 

 

        « Comment va-t-elle ?

-Très mal, Seigneur-Croc, elle mourra sans ce soutien »

Améthyste venait de se réveillé. Elle soufrait le martyr sans comprendre. Elle entendit ces deux derniers dialogues, ainsi que son empereur dire au chirurgien :

« Vous savez que je déteste ça, mais si vous pouvez la sauver, faites-le ! »

Puis elle s’endormit.

 

        Elle s’éveilla en sursaut, dans une pièce qu’elle ne connaissait pas. Une infirmière entra avec un tableau sur roulette. Elle dit :

« Vous êtes réveillé ? Fort bien, j’ai là des ordres venant de votre père. Alors écoutez attentivement, des gens meurent pendant ce temps. »

Ces mots firent frémir la jeune fille qui trembla d’angoisse, une silhouette qu’elle connaissait vaguement passa par la porte et prit la tête de l’infirmière et lui dit :

« C’est ça, va sauver tes vies, je vais faire ces ordres : Du vent !! »

La silhouette était Sarasin, il botta le derrière de la femme pour qu’elle sorte plus vite, saisit le tableau et dit :

 « Tu vois cette ligne rouge ? La partie droite de ton corps a était protégée par le bouclier que le Seigneur-Croc t’a lancé, ça t’a sauvé ! La partie gauche de ton corps est anéantit : Elle a était remplacé à contrecoeur par la technologie tant haïe par notre empereur. »

Il lança sans force un couteau qui se planta dans la côte gauche de la fille, un peu de sang coula, mais la lame ne s’enfonça pas. Sans douleur ni prévention nerveuse autre que visuel, Améthyste retira la lame et Sarasin dit :

« Mais alors…

-Oui. Je suis désolé, mais jamais tu ne pourras pratiquer la magie… Ta partie robotique est faite en un métal extrêmement dur et pourtant extraordinairement souple. Ta force…

-Tais-toi !! Hurla la fille en pleurs, Je ne veux pas le savoir…Je ne peux plus faire de magie… »

Elle pleura amèrement. Sarasin continua avec témérité son explication :

« Ta force est grande…

-Tais-toi !

-Ta résistance est impressionnante…

-La ferme !!

-Ce qui fait de toi une combattante hors pair, malgré tout…

-Silence !!

-Ton point faible reste et demeurera toujours tant que tu ne t’entraîneras pas…

-Je ne veux pas le savoir !!

-Ta partie humaine, ton inexpérience…

-Ta gueule !!!

-Et ton point faible te place…

-Tais-toi !!!!

-En dessous du niveau d’un officier…

-J’m’en fous ! J’m’en fous totalement !! J’aurais préféré mourir ! »

L’expression énervée de Sarasin fit place à une colère noire, il saisit la fille par les cheveux pour dégager sa tête couverte de larmes de ses bras et dit :

« Tu veux dire que tu aurais préféré mourir, attrister l’empereur, anéantissant sa réputation, plongeant Koljeizer dans le chaos, tout ça parce que tu n’as pas voulut t’éloigner ! A cause de toi, lui aussi, il a faillit mourir !! »

Il tira avantage sur les cheveux, ce qui fit crier la fille de douleur :

« Ne blâme pas le ciel d’avoir donné des crocs au lion, remercie-le plutôt de ne pas lui avoir donné des ailes ! Personne ne doit mourir parce qu’il en a envie ! La lumière te donne la vie, c’est a elle de la reprendre, ce n’est pas à toi d’attrister les autres par ta mort, c’est aux dieux de le faire, comme ils l’ont toujours fait !!! »

Il tira d’un coup sec sur ses cheveux et plaqua la fille sur le lit, il la lâcha et partit en arrachant la porte du poing. On put entendre la voix de l’empereur se quereller avec celle de Sarasin avec fureur :

« Tu te rends compte de ce que tu lui a dit ??

-J’ai menti ?

-Non, mais tu as fait pire, tu l’as anéantit ! Et tu n’as rien gagné ! C’est stupide ! Abruti !! »

On entendit ensuite des bruits de fer cognant un autre fer, puis de la chair, enfin l’empereur entra dans la salle, son épée trempée de sang.

« Excuse Sarasin, il ne savait pas ce qu’il disait…

-J’ai entendu…

-Vraiment désolé…

-Ce n’est pas de votre faute, les deux tours ne sont plus que des ruines, et j’ai perdu l’usage de la magie… Quelle ironie… Répondit-elle avec un léger sourire désespéré en tirant les draps de son lit d’hôpital vers sa partie humaine.

-Ce n’est rien, tu verras, même si j’ai des compétences assez vaste en magie, je préfère les armes !

-Votre Fendium est enchanté par Okzim, et vous ne l’avez même plus, pendant le dernier combat que vous avez mené, vous avez utilisé la nécromancie, et votre réputation tien au quart sur votre armageddon, de plus, si vous n’aviez pas vos capacités élémentaires et nécromanciennes, vous seriez bien moins réputation et serez dans le top des 50 meilleur combattant, et pas considéré comme la 4e puissance mondiale ! De plus j’ai peine à croire que vous ne connaissez que si peu le domaine de la magie. »

L’empereur ne répondit pas, il n’y avait rien à répondre, tout ce qu’elle venait de dire était vrai. Il désigna la fenêtre et dit :

« Regardes donc ces vastes champs d’herbe, ce n’est pas beau ? La vie est belle ! Les doux animaux et les belles plantes en sont une preuve !! La vie n’est pas que magie. Sache que le désespoir est inutile.

-Ce qui vient de se passer est la pire abomination qu’il me soit donner de voir. Mon cadeau, toutes ses vies… Qui ? Qui ??? Qui a osé commettre ça si ce n’est le diable lui-même ??

-C’est vrai… »

A cet instant, le carreau se brisa, Améthyste fut projeté en arrière sur son lit, elle se redressa et vit que le bord de son œil gauche était endommagé.

« On m’a tiré dessus, dit-elle avec franchise, la vie est vraiment belle.

-Je… Je vais le tuer ! »       

Il sauta par la fenêtre en explosant ce qu’il restait de la fenêtre. Il fondit à toute allure vers le tireur qu’il débusqua rapidement. En un bond, il saisit la gorge du tireur et vit qu’il n’avait pas prit ses lames jumelles du tonnerre. Il regarda l’homme, il tenait un fusil snipeur. Il avait une tête de revenant, malgré son halètement d’inquiétude typiquement humain, et vivant.

« Tu sembles sorti d’un cimetière.

-C’est incontestable. Mais faut pas se laisser abattre. L’agneau ne peut lutter contre le loup, mais il peut fuir. »

Le tireur lança une boule de fumigène qui rendit la visibilité nul, mais il ne put se dégager.

« C’est inutile. Lança froidement l’empereur.

-L’espoir fait vivre.

-Mais à vivre d’espoir, on meurt de faim.

-Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

-Tu peux rêver toute ta vie de voler, tu n’auras pas d’ailes pour autant.

-Et la magie ? Elle ne permet pas la lévitation peut-être ?

-Pas à un sniper, crétin ! »

Le Seigneur-Croc recula son poing, prêt à transpercer la cage thoracique, terrorisée, le tireur dit rapidement :

« Attendez ! Je ne suis qu’un mercenaire !

-Qui t’as engagé ?

-Je ne sais pas, j’ai juste reçu une lettre et une promesse.

-Où as-tu eu ce sniper ?

-C’est le mien ! Je l’ai acheté dans un marché noir.

-Y’a-t-il d’autre tireur comme toi ?

-Oui, dans un camp, des mercenaires spécialisé dans les armes à feu. Ils sont peu résistants, dépourvu de force et incapable de tirer parti de la magie.

-Qui est le meilleur d’entre vous ?

-Kanjeran, le tireur d’élite.

-Quelle est la distance maximale qu’il peut concevoir pour tuer quelqu’un ?

-Je ne sais pas ! Un peu près 2 kilomètre, je crois.

- Quelle est la tienne ?

-800 mètres !

-Mènes-moi à eux !

-Vous… Vous allez les tuer !! Je ne trahirais pas mes amis ! »

Le monarque lâcha l’homme qui tomba à genou, puis lui mit un puisant coup de pied dans le ventre.

« Je ne veux pas les tuer, mais leur proposer un travail !

-Il faut envoyer une lettre pour cela, à 18h27 exactement, dans un tronc d’arbre dans le parc, le chêne au centre…

-Mène-moi à eux ou c’est ta tête que je mettrais dans ce chêne !

-B… Bien… »

 

 

Le camp était à peine quatre tentes miteuses autour d’un feu de camp. Les hommes étaient mal vêtus et leurs armes semblaient rouillées.

« Je suis bien au camp des sniper ?

-Oui, étranger, que pouvons-nous pour votre service ?

-Je me présente : Je suis le Seigneur-Croc, empereur de Koljeizer, je vais vous soumettre un ultimatum : Rentrez dans mon armé, vous serez posté sur le toit. Vous protègerez le château. Vous serez les seules autorisées à porter des armes à feu, si vous refusez, je vous massacrerai vous, vos armes et tout le marché noir s’il le faut. Ces armes sont interdites. »

Un homme sorti de la tente et pointa son sniper son l’empereur.

« Nos armes vous arracheraient un bras. Si vous ne brisez pas le 1er sceau, vous ne pourrez y résistez. Bien que peu fort, nous sommes vifs, vous n’aurez jamais le temps. Fichez le camp ou je vous tue. »

En quelques secondes à peine, 4 épées été pointés sur la gorge de l’homme désarmé la première seconde.

« Salut l’équipe. »

Le sniper levant les mains en signe de reddition.

« Nous avons trouvé un accord. »

 

 

 

 

 

Sombre présage

 

 

        Le lendemain, l’empereur reçu une sombre nouvelle avant l’aube, un méprisable barbare terrorisait les forêts. Il ordonna à sa troupe d’élite d’accueillir les combattants des combattants et de les informer qu’ils formeront l’unité Ceta.

 

        Il arriva à Uniphy vêtu comme un paysan ordinaire. Il questionna le tavernier et d’autres personnes louches des environs sans obtenir de réponse concluante, des rumeurs ou des avis, rien de plus. Déçu, il partit. Il croisa un homme qui porté une sorte de robe boueuse et avait une capuche, ce dernier lui mit le bras au niveau de l’estomac pour l’arrêter e lui murmura :

« Je sais où est « Le Troll », suis-moi »

Sans répondre, voyant clairement que l’homme se cachait, il suivit comme si de rien était, il entra dans une petite maison près de la forêt, à peine entrer, il sentit comme un tronc d’arbre s’abattre derrière sa tête, le bois explosa et l’empereur perdit l’équilibre quelques secondes, mais s’effondra pour ne pas paraître puissant, certain d’avoir des informations décisive, le coup qu’il avait reçu était de quelqu’un d’entraîné, de fort ! Si on agressait quelqu’un qui se renseigne sur le troll avec un coup aussi fort, on est de chez lui. Lorsqu’il fit mine de se réveillé, après ce qui lui paru une éternité, il prit une droite et fit semblant de tomber de sa chaise où il été ligoté.

« Pourquoi tu cherches le troll ? Demanda l’homme qui l’avait frappé.

-Ca ne te regarde pas. »

Il prit un autre coup et fut moins convaincant en basculant en arrière, mais suffisamment.

« Pourquoi tu cherche le troll ? »

L’empereur hésita, dire qu’il voulait l’éliminer disait clairement qu’il était fort, et que dire d’autre ?

« J’ai un service à lui demander, finit-il par dire. Les hommes présents explosèrent de rire.

-On ne négocie pas avec un troll pauvre cloche, le maître n’est pas diplomate. »

Le maître, il venait d’avoir la confirmation qu’ils détenaient des informations.

« Où est le troll ? »

On lui redonna un coup, mais l’empereur de bougea pas sous la violence impressionnante du coup, il détruisit ses liens, se leva avec assurance devant les hommes. Les surplombant parfaitement de sa taille, il dit :

« Où est le troll ? »

Il frappa le sol du pied et fit une crevasse de plusieurs mètres.

« Où est-il ?? Hurla-il férocement.

-T’es qui toi ? Un vaillant héros qui veut le tuer ? Écoutes, ici t’es en face de caïds, le trou que t’as fais s’est rien par rapport à ce qu’on peut faire, nous, celui qui t’as frappé n’y pas allé pour de bon. »

Le Seigneur-Croc fut impressionné, car des hommes aussi forts ne courraient pas les rues, mais il restait très largement plus fort. Il empala l’homme prétentieux devant lui de son bras et regarda les autres d’un air menaçant.

« Répondez… Tout de suite !!!

-Pas mal, t’as tué le plus faible, mais on va te montrer qui on… »

L’empereur tendit la main vers eux et fit apparaître une boule d’énergie couleur chair. Tel qu’il l’avait fait devant Øxymor, il dévoila son corps mutilé par des années de combats et dévoila son identité de façon indiscutable.

« Ma parole est loi et ma force est terreur. Menez-moi au troll ou vous le regretterez. »

Soudain, l’un des hommes dégaina les armes et tua ses compagnons sans hésitations.

« Tu supprime les témoins ?

-Je vous aide, empereur, c’est moi qui ai envoyé le message. Suivez-moi, quelqu’un a les infos que vous voulez.

-T’es pas marteau toi ? Tu me laisse me faire ligoter, frapper, et tu attends que je bouge pour faire mon boulot.

-Je m’assurer de votre identité. Vous savez, vous êtes associé à votre Fendium. »

Ils retournèrent à la taverne, un homme à moitié ivre était affalé sur le bar, il fut appelé, et comme s’il était un militaire parfaitement sobre, il vint d’un air impassible.

« Que puis-je pour vous ?

-Donne tes info sur le troll ».

« Je vous y mène. »

 

 

 

« A manger pour mon maître !! 

-Mais… Demanda l’empereur,… C’est un vrai… C’est ni un troll ni un homme, c’est quoi ?

-Je tiens pas à le savoir. »

Le troll frappa de sa massue et l’empereur évita après avoir pousser son compatriote. Il trancha l’arme du monstre, et d’un violent coup de pied dans la mâchoire, le mit à terre, il tenta ensuite de l’interroger.

« Qui est ton maître ?

-Mon maître c’est le maître !

-C’est qui ?

-Le maître pas être content si je dis vous qui c’est. »

Conscient qu’il n’arriverait à rien, il décapita le troll et se tourna vers le l’indique.

« Quel nul !

-Attention !! »

L’empereur fut écrasé par le pied du troll. Il le repoussa et lança le troll.

« Sa tête a été recollée ??

-Non c’en est une nouvelle. C’est le troll ! »

Il coupa le troll à la verticale, puis à l’horizontale, réduit en cendre son cœur, son cerveau, son foie, ses poumons et ses artères. Couvert de sang, il poussa un soupir de dégoût en tranchant finement la colonne vertébrale. Visiblement insupporté par l’horreur qu’il venait de commettre, il trancha les intestins et essuya son arme.

« Je pense qu’il ne se relèvera pas.

-Eh bien moi non plus mais…

-Mais quoi ?

-Il est vraiment stupide…

-Oui.

-Il a dit avoir un maître…

-Oui.

-Son maître l’a sûrement envoyé.

-En effet.

-Et si s’était Archinturcus ?

-Meuh non ! Archinturcus possède bien plus fort qu’un troll des cavernes, il a au moins des vrais trolls (Des trolls aussi intelligents que l’homme, mais plus barbares).

-Eh bien Archinturcus a peut-être des capitaines et l’un d’entre eux a envoyé ce… Machin.

-…Ce que tu dis est sensé, néanmoins je pense que tu accuses Archinturcus trop vite. »

L’arme sur l’épaule, l’empereur repartit sous les bravos des citoyens. Lorsqu’il entra, sa fille l’attendait.

« Salut p’pa.

-Bonjour Emeraude, qu’il y a-t-il ?

-J’ai une amie qui bosse dans un resto sympa et je voulais savoir si je pouvais y travailler.

-Travailler ? Tu as besoin d’argent ? Si ce n’est que ça…

-Ce n’est pas de ton argent que je veux, mais celui que je gagne à la sueur de mon front. »

Prit au dépourvu par une telle approche, l’empereur déconcerté prit quelques secondes pour assimiler cette phrase.

« C’est où ?

-Dans Ufké…

-Hum… Plus précisément ?

-Ca me dérangerait si mon père passait me voir au travail…

-Je comprends, de toute façon je ne vais jamais en ville… Enfin pas pour aller à un restaurant. D’ailleurs les vrais restaurant, il n’y en a pas des masses, tu dois parler d’une taverne classique, mais bref.

-Alors c’est oui ? Demanda la fille avec un sourire éclatant.

-Bien sûr, mais sois prudente. Je vais demander à Dimention une de ces orbes de contact (Marche selon le principe du téléphone par le biais de la magie). Tu commences quand ?

-Ce soir !

-Attends, c’est le soir ?

-Non, c’est pour rattraper aujourd’hui ! C’est de 10 h à 20 h.

-Très bien, c’est d’accord je passe pour ce soir. Je vais aller annoncer la nouvelle de la défaite du troll à Trachéom, même si je pense que les rumeurs courent plus vite que moi.

-Merci p’pa ! »

La fille sauta au cou de son père et partit. C’est seulement maintenant qu’il vit Rubis jouer un tour pendable à un garde en balança une pierre à un câble presque invisible à l’œil nu pour l’inquiéter.

« Hé Rubis t’as rien d’autre à faire ? »

Sur ces mots, l’enfant disparut derrière le mur d’enceinte où il était perché. Le Seigneur-Croc soupira et entra. Il croisa Améthyste et vit dans ses yeux une impressionnante lueur de désespoir.

« Hé Améthyste ça va ? T’as pas l’air bien. »

S’apercevant enfin de la présence de son père, elle répondit avec un sourire forcé :

« Ce n’est rien ! J’ai perdu aux échecs contre un ami ! »

Parfaitement conscient que ce tissu de mensonges ne couvrait pas un méfait quelconque, l’empereur répondit d’un air faussement soulagé :

« Très bien, as-tu rencontré l’unité Ceta ?

-Ils sont sur le toit.

-Merci ! »

L’empereur s’éloigna, regardant sa fille se diriger vers la sortie. Passant d’un pas tranquille à un sprint impressionnant, il ne parvint malgré tout pas à surprendre ses snipers.

« Salut.

-Bien le bonj…

-Passe-moi ton machin.

-Mon arme ? »

L’empereur lui arracha des mains, la tint maladroitement et regarda l’entrée du château avec la lunette.

« Vous allez tirer sur quelqu’un ?

-Moi ? User de la technologie ? Et pourquoi pas me mettre un implant ? J’ai eu une journée difficile. D’abord ma fille perd son cadeau et est « technologisée », après un troll vient mettre le bazar, je rendre et ma fille se met en tête de bosser, je chope mon fils à faire le mariole et pour finir ma 2e fille semble triste. »

Il vit sa fille sortir et entrer dans une petite forêt. L’ayant perdu de vu, il donna l’arme au sniper à côté de lui et dit :

« Utiliser ce truc pour voir ce que fait ma fille dans ce bois, exécution. »

Sans chercher à comprendre, l’homme visa avec son arme et dit :

« Elle s’assit.

-C’est tout ?

-Elle s’assit sur un arbre déraciné d’environ 80 cm d’épaisseur de tronc…

-Je m’en moque de ça ! Que fait-elle ?

-Elle met sa tête dans ses mains et… On dirait qu’elle pleure.

-Qu’elle pleure ?

-Ah ! Elle se lève… Oui elle pleure abondement. Ho ! Elle vient de fracasser un arbre du poing et… Elle recommence à pleurer…

-Faut que j’y aille.

-Attendez, là elle… Elle se frappe la joue !

-Quelle joue ?

-La droite.

-Avec quel bras ?

-Son bras droit.

-Bon sang heureusement que c’est pas le gauche mais faut que j’y aille.

-Elle pleure encore…

-J’ai compris !!! »

Il sauta de la toiture et atterrit sans bruit. Il posa son arme et avança lentement vers le bois. Il trouva sa fille rapidement et s’assit à coté d’elle, puis dit :

« J’ai perdu plein de fois aux échecs contre l’archevêque, tu sais, j’ai jamais pleuré ! Alors soit t’es vraiment une mauvaise perdante, soit y’a autre chose.

-Y’a rien !! Hurla la fille à travers ses sanglots.

-Tu pleures pour rien ? Et bien !

-Foutez-moi la paix !!

-Plutôt mourir que de laisser ma fille dans le chagrin, alors qu’est-ce qui ne va pas ?

-Ce… C’est… »

Elle éclata en sanglots.

« Tu t’es disputé avec un ami ?

-Mais non !!!

-T’as eu une mauvaise note ?

-Mais bien sur que non !!!!

-Tu t’es blessé à la joue droite c’est ça ? »

Comprenant soudain que l’empereur l’avait vu, elle cacha son visage dans ses mains.

« Écoute, comme ça on va pas y arriver, dis-moi ce qui ne va pas.

-C’est la magie !!! »

L’empereur dut se contrôler pour ne pas soupirer face à ce blocage. Toujours là-dessus… Il choisit ses mots avec précision et finit par dire :

« Bon que veux-tu que j’y fasse ?

-Rien !! Vous ne pouvez rien !!! Vous avez juste distrait mon père pour que je le tue et vous m’avez juste logé, c’est tout ! »

Insupporté par l’oublie des deux tours de magies faites en cadeau, l’empereur dit :

« Écoute, je ne peux pas te rendre la magie… Mais je peux toujours essayer de te rendre le sourire.

-Vous êtes qui à la fin ? Vous butez les gens et vous vous préoccupé des sentiments d’une gamine que vous avez vu tuer son père !!

-Je suis la bonne oreille qui t’aide dans ta vie. Je serais celui qui reste quand tu hésites. Je suis la voix du réconfort. Je suis ton père, celui qui te protège des dangers quelconque. Je suis et serais la quand il faut et j’accepterais très bien que tu me tournes le dos ailleurs que dans le chagrin !

-Foutez-moi la paix ! C’est tout ce que je demande.

-C’est la seule et unique chose que je te refuserais quand tu es assailli par le chagrin.

-Vous ne comprenez pas, vous pensez que j’ai tord !

-N’ai-je pas toujours prit ta défense que tu aies raison ou tord ? »

Améthyste se rappela que l’empereur avait dit devant une foule qu’il avait tué son père pour la couvrir, et avait clairement dit qu’il la protégerait malgré ce meurtre. En comprenant cela, elle pleura encore plus. Il sorti dans sous sa cape un échiquier et de sa poche les pièces des échecs.

« Une petite partie? »

 

        Satisfait d’avoir remonté le moral de sa fille mais conscient qu’il avait juste retardé une phase de déprime, il alla voir sa femme, il voulut toquer lorsqu’il entendit son fils dire :

« Il m’soule le maître d’arme ! Il s’croit fort !

-C’est pas une raison pour sécher son cours ! » Répondit fermement sa femme. L’empereur entra.

« On sèche les cours ?

-Et ouais ! Répondit le fils.

-Sais-tu, ô fils délinquant, que je suis en droit de te châtier pour ça ?

-T’es empereur, t’es en droit de tout faire même si je sèche pas, alors pourquoi je me priverais ? »

Prenant très mal le fait que son fils le traite de tyran ne respectant rien, il répondit :

« On va voir si t’es si fort, 6 heures non-stop de combat avec le maréchal, tu feras plus attention au cours après. »

Il prit la main de sa femme et la tira dehors.

« On a plus important à gérer que les coups fourrés de Rubis.

-J’aimerais bien savoir quoi !

-La dépression d’Améthyste. »

L’air sembla se glacer.

« Pourquoi ?

-A cause de la magie, toujours la même histoire…

-Et oui, toujours la même histoire !! »

L’empereur se tourna vers la voix de sa fille qui venait de passer l’angle du couloir. Conscient qu’il l’avait blessé, il dit :

« Écoute, ne le prend pas mal.

-Je le prends pas mal ! »

Elle passa à coté de lui en lui jetant un regard noir à travers ses yeux gorgés de larmes. Quand elle fut entrée dans sa chambre, Crystal lança un regard foudroyant à son mari :

« Bien joué !

-ça va…

-Non ça va pas ! Ce n’est pas en se comportant comme un barbare que tu l’aiderais !

-Un barbare ! Du coup je fais quoi ? Je lui mets un tape sur l’épaule et je lui dis : « T’inquiète pas, ça va aller ! » ?

-Rah ! Qui t’as toujours conseillé dans tes sentiments ?

-Toi !

-…Demande à l’amirale elle s’y connait aussi !

-Elle me sortira le nombre de cheveux qu’elle a et ses battements de cœur à la milliseconde, pas ses sentiments ! »

Comprenant que sa femme ne l’aiderait pas pour cette fois, l’empereur disparut ne laissant pour signe de départ qu’un mouvement d’air dut à sa vitesse impressionnante. Il avait besoin de conseil, il réfléchit et se décida, il réunit le maréchal, Sarasin et Øxymor.

« Si je vous ai convoqué, c’est pour un conseil en rapport avec des sentiments tristes. Pour cela j’ai besoin des conseils d’un homme expérimenté, d’un gamin, d’un homme objectif et d’un fou.

-Qui est le fou ? demanda Sarasin, moi ?

-Non, toi, tu es le gamin, tu comprendras, maréchal !

-Monseigneur ?

-Améthyste est déprimé, je l’ai réconforté légèrement, mais je l’ai accidentellement blessée après, que faire ?

-Hump… Fit-il, outré qu’on demande cela au guerrier qu’il est. Il faut donner du temps au temps. Laissé l’incident se tasser et la réconfortez-la à nouveau. Mais ce n’est pas mon domaine, je suis un guerrier et un stratège.

-Sarasin ?

-Bah, prouve lui qu’il y a pire, moi je lui ferais comprendre qu’elle n’a pas de raison d’être triste et qu’elle attriste son propre entourage et par conséquent qu’elle est égoïste.

-Déjà, son rêve s’est effondré, puis les sentiments ne se manipulent pas comme ça. Øxymor ?

-Seigneur, j’estime qu’il faut tenter quelque chose pour lui faire plaisir et lui faire oublier ça.

-Øxymor sans casque ? »

Le champion mort retira son casque, il passa de l’impassibilité la plus parfaite à un sourire vicieux. Il se pencha légèrement, mit sa main devant lui, serrée au point d’en trembler :

« Peuh ! Écoutez, montrez lui que la vie mérite d’être vécu, montrez-lui Sarasin, bien que plus faible que moi, il n’utilise pas de magie et reste très fort ! Elle doit apprendre à utiliser sa partie technologique pour rendre service, qu’elle répande le bonheur autour d’elle, elle sera aimé de tous, et retrouvera le sourire !! »

Sarasin lui remit son casque :

« C’était lui, le fou ?

-En effet, c’était clairement son conseil le plus utile, mais je prendrais note de tous vos conseils, même du tien, Sarasin. »

Brûlant de se battre avec Øxymor pour lui prouver qu’il était plus fort, Sarasin sorti en traînant la statue immobile par l’épaulière qui servait de point de vue objectif et de fou.

« Alors comme ça tu te crois plus fort que moi ? »

 

 

        L’empereur traversait calmement les couloirs, soudain il croisa le maréchal.

« Vous, ici ?

-Vous préférez moi, là-bas ?

-Mais vous deviez entraîner mon fils !

-Hein ? Je ne suis pas au courant !

-Mais que fait-il ? Sûrement un coup fourré ! »

Un hurlement de rage retentit dans le château, seul l’empereur sut reconnaître sa femme malgré la couverture coléreuse qui masque le timbre de la voix. En moins d’une fraction de seconde, il se tenait devant la même scène qu’avant, Crystal grondait son fil qui l’ignorait.

« Qu’à-t-il fait ?

-Il a gravement insulté le maître d’arme, puis l’a agressé, et c’est pas tout !

-Pour le moment c’est pas si grave mais continue.

-Il a violenté un camarade !

-Que veux-tu faire à part dire que c’est TRÈS MAL !

-Il a délibérément et pour le moment en toute impunité violé sa voisine !!!

-Comment ?? »

Il lança un regard noir vers son fils.

« Comment a-t-il osé ?

-Je ne sais pas, et il ne veut rien dire.

-Je te l’ai raconté mille fois ! Lança le fils, elle m’a draguée, s’est quasiment déshabillée et m’a jeté ! Je lui ai juste toucher la bout des seins et elle a hurlé au viol !

-Ce n’est pas une raison ! Céder à la tentation est de la dépravation ! Fils indigne ! Raaaah ! Crystal, surveille ce démon !

-Je ne suis pas un démon, mais fils d’un démon, d’un démon et d’une tanche !! »

Ne se contrôlant plus, l’empereur gifla avec force son fils. Malgré la violence de la scène, tous, même Rubis, s’accordaient à dire que c’était mérité.

« Je vais consulter Sarasin, il aura peut-être une idée.

-Infoutu de réfléchir par soi-même ! Cria le fils. Incapable !! »

Il disparut derrière la porte et Rubis sembla soulagé au point d’ignorer sa mère et de s’asseoir confortablement dans le canapé.

« Rubis !! C’est n’importe quoi !

-Ouais ouais.

-Tu devrais avoir honte.

-J’ai honte à en mourir ! Rétorque le fils avec un large sourire.

-Tu vas tout de suite aller présenter tes plus plates excuses à ta camarade !!

-Plus plates que ta poitrine ? Houlà dur !

-Quoi ? Quels propos ignoble et dénués de sens tu me sers encore là ! Le plus barbare des paysans rougirait en disant cela.

-Y’a qu’la vérité qui blesse.

-De plus tes dires sont complètement faux ! Ma poitrine est tout à fait respectable !

-T’as fini de te jeter des fleurs ?

-Il suffit ! Il faut la regarder en face, la vérité ! Tu as fait une chose ignoble !

-La vérité elle est en face de moi, et bah c’est pas très beau ! »

Crystal gifla son fils qui ne cilla même pas sous le coup, au contraire il saisit le poignet de sa mère et la fit passée au dessus de son épaule pour qu’elle aille s’écraser sur le mur. Il l’étrangla devant lui et recula son poing.

« Je ne suis pas aussi soumis que ce monstre qui me sert de père ! »

Son poing s’enflamma et les flammes formèrent un oiseau ardent.

« Par l’envol du condor enflammé !! »

Il lança son poing et l’oiseau de la taille d’un ballon en direction du ventre de sa mère, mais le coup fut bloqué par une chose que rien n’aurait plus traversait : La volonté du Seigneur-Croc. Il venait de casser le poignet de son fils pour libérer sa femme et s’était interposé, encaissant la puissante attaque comme une brise matinale.

« Sais-tu, mon fils, pourquoi je t’ai enseigné l’envol du condor ? Demanda-t-il avec un calme à vous glacer le dos.

-Pour me défendre j’imagine.

-Non… »

Il saisit sa mâchoire et hissa son fils à sa hauteur, lui jetant un regard si noir qu’il pourrait tuer sur place. Son poing s’enflamma, mais l’oiseau dessiné était nettement plus grand, ses ailes aller de son mollet à au-dessus de son épaules.

« Parce que t’es trop con pour comprendre comment utiliser l’envol du phénix !!! »

Il projeta son poing qui siffla dans l’air avant de s’arrêter net à quelques centimètres de la chair.

« Que fais-tu ?

-Escé, lança Crystal, si je m’interpose entre toi et ton fils, c’est parce que tu deviens fou ! Ce n’est pas parce qu’il a commit une atrocité et qu’il a tenté de me tuer que tu peux en faire autant !

-Ne m’appelle pas…

-Silence, barbare ! Sors d’ici immédiatement ! Je ne veux plus te voir !! »

Elle serra son fils tétanisé par la peur. Ses pupilles dilatées, son teint blanc et ses gouttes de sueur froide trahissaient sa terreur. Il avait frôlé la mort du plus près de sa vie. S’il avait frappé plus fort sa mère, si elle avait été inconsciente… Il serait mort. Jamais il n’eut aussi peur, aucune frayeur ne peut égaler la colère du Seigneur-Croc, son regard furieux, ses coups destructeur, et son air malveillant. Jamais il ne vit la mort de si près, et jamais il n’aurait plus peur dans sa vie. Il finit par s’évanouir en se rappelant de la scène. L’empereur était déjà loin, déchiré entre la fureur et le remord. Mais son esprit trancha : Rubis était en tord, un attouchement suivi d’une tentative de meurtre envers sa propre mère était puni de mort, sinon de supplice. Rubis avait échappé de peu à la justice, et la colère l’emporta sur les regrets.

 

        Améthyste refusait toujours de sortir de sa chambre après plusieurs jours. Refusant d’enfoncer la porte ou de la crocheter, le Seigneur-Croc faisait passer de la nourriture et de l’eau pas une fente dans la porte et refermait la trappe pour que sa fille ne se sente pas observée. Sarasin arriva soudainement, du sang coulait à flot de ses tempes et de sa gorge, et il semblait ravi :

«J’ai une bonne nouvelle ! Devine !

-T’as battu Øxymor ?

-Presque, il a abandonné sous prétexte qu’il avait autre chose à faire, c’est comme une victoire !

-D’un certain point de vue, oui.

-Faut qu’on fête ça ! Viens avec moi on va boire un coup en ville. »

L’empereur toqua sur la porte :

« Améthyste ! Je vais en ville avec Sarasin, tu veux venir ?

-Jamais !!!

-Bon… »

Il fit signe à Sarasin qu’ils partaient.

 

        Sarasin arriva à Uniphy le premier, sautant de toit en toit, frimant devant les passants par sa force et faisait des cascades dénuées de sens de temps à autres. Il entra dans un restaurant, suivi de l’empereur, qui avait calmement marché jusque là. Il s’assit et regarda autour de lui. L’empereur ressorti, regarda le nom du restaurant et rentra à nouveau.

« C’est quoi cette endroit ?

-Un coin avec des filles à peine fringuées, on est là pour mater !

-Parles pour toi ! »

Il commanda des boissons à la serveuse et se rendit compte que Sarasin la regardait avec avidité. Partager entre le dégoût et la déception, il engagea la conversation :

« Comment tu t’es battu ?

-J’ai misé sur ma vitesse ! Il a commencé avec sa grosse épée super lente, du coup j’ai joué l’esquive et j’ai placé quelques coups à droite à gauche… »

Il continua son récit avec passion, exprimant parfois le combat avec de grands gestes. La serveuse arriva avec les boissons et tourna le dos, Sarasin lui mit sa main sur les fesses et la serveuse fit comme si de rien n’était, quand elle fut éloigné, une grande force l’attira par le col :

« Écoute, Sarasin, que tu te comportes comme ça ne regarde que toi, mais pas quand tu es en ma présence !

-Ça va, ça va… »

D’un coup de coude, il renversa sa commande sur le sol, une serveuse arriva et commença à l’essuyer, offrant une superbe vue sur son décolleté.

« Sarasin tu abuses !

-Relax ! »

Il fit tomber la boisson de son empereur qui la rattrapa en vol.

« Tu as fini ??

-Pas de violence ! Je suis pas venu ici pour rien. »

Il vit soudain le regard glacé de l’empereur se poser sur une serveuse encore moins couvertes que les autres. Le monarque déposa ensuite son regard assassin sur Sarasin :

« La serveuse près de la table 6, tu l’as matée ?

-Je ne me permettrais pas ! »

L’empereur se leva.

« Tu ne m’as rien dit !

-Eh, me demande pas de balancer, s’il te plait. Je savais pas qu’elle était là ! »

L’empereur saisit la tête de son ami et l’envoya à travers le mur, puis se tourna vers la serveuse.

« Émeraude !!! »

 

 

        Sa voix résonna dans toute la ville. La serveuse s’était figée sur place, tremblante comme une feuille morte, pâle comme la mort et suant à grosses gouttes. Il vint se placer près d’elle, sa fille ne s’était pas retourné pour voir son père, elle lui tournait le dos, immobile depuis qu’on l’avait appelé.

« Qu’est-ce que tu fous ici ? »

La fille ne répondit pas. L’empereur frappa le mur qui vola en éclats.

« Réponds !!! »

Un silence se fit, aucun des autres clients n’osaient bouger, regardant l’empereur avec terreur.

« Je travaille.

-Tu te fous de moi !! »

Il frappa du pied le sol et les planches volèrent aux quatre coins de la pièce, traversant siège ou clients au passage. La fille prit une grande respiration, comme prit d’un courage soudain, elle posa son plateau et se retourna. Voyant son père, qui le surplombait de sa taille, ses lames jumelles du tonnerre dégainées vers elles, elle frissonna et sembla perdre son assurance. Toutes les belles phrases argumentatives qu’elle avait construites dans son esprit lui paraissaient inutiles maintenant. Il posa sa main droite sur son coude gauche, comme pour cacher ses légers vêtements et détourna le regard.

« Tu m’as dit que je pouvais travailler dans un restaurant.

-Pas un comme ça !

-Pourquoi pas ? »

Comme si elle avait touchée un point sensible, l’empereur s’arrêta de respirer. Il pointa les lames sur la gorge de sa fille qui comprenait que seule une étincelle de raison lui permettre de vivre encore. Elle réunit tout son courage pour ne pas fondre en larmes aux pieds de son père. Elle reposa sa question.

« Pourquoi pas ?

-Tu crois que ça me fait plaisir que tout le monde mate ma fille ? Déjà je vois le comportement inadmissible de Sarasin, j’en ai des frissons !

-Alors tu frissonnes devant un pervers et pas devant l’homme qui déchire la nuit, l’empereur Otrajydien, ton ami mort relevé ou devant le détenteur de l’outre-chaos ? Vous resterez toujours un mystère, père. »

Le soudain passage au vouvoiement mit l’empereur hors de lui, si Sarasin n’avait pas paré ses lames, le Seigneur-Croc aurait tué sa propre fille.

« Dégage de là, pauvre minable !!

-Calme-toi, tu vas tous nous tuer ! »

Il enchaîna les coups, se battant comme un possédé, mettant Sarasin à la frontière de la mort en quelques secondes, dans un état d’agonie horrifiant. L’empereur tourna le dos au mourant et regarda sa fille. Elle semblait voir vaguement des flammes dans ses pupilles.

« Je suis déçu, Émeraude, vraiment déçu. »

Empourpré dans la colère, il ne vit pas Aoeste arrivé et repartir aussitôt.

« Tuer sa propre fille… Dire que vous avez anéanti de nombreuse personne pour me protéger, vous vous apprêtiez à faire bien pire !

-Cesses de me vouvoyer !! »

Il saisit sa fille par la gorge et la plaqua contre le mur. Il tendit son arme sur le cœur de la fille et dit :

« On se retrouve là-haut !

-Arrête tout de suite!! »

L’empereur se retourna sans desserrer son étreinte. Il avait reconnu la voix de sa femme, mais lui lança un regard haineux. Il vit alors qu’elle se pointa une dague sous la gorge.

« Touche à un cheveux de ma fille et je me suicide sur-le-champ !! »

Un silence religieux s’abattit sur la salle. Comme si l’empereur avait été possédé, il lâcha les armes et écarquilla les yeux. Il se sentait comme libéré d’une emprise démoniaque. Sa raison avait complètement vacillé. Ne trouvant pas les mots pour s’excuser de sa conduite barbare et inconsidérée, il tourna le dos aux personnes présentes. Il lança faiblement :

« Pardonnez-moi »

Et il disparut.

 

 

 

 

 

 

 

Les risques de la politique

 

 

        Personne ne savait où était l’empereur, d’habitude, lorsqu’il voulait méditer, il allait sur la haute tour de Trachéom. Mais personne ne savait où il était et le républicain avançait sans relâche. Cette disparition durait déjà depuis plusieurs jours et la peste gagnait du terrain. Le républicain avait promit la libération du pays de l’emprise de la peste s’il était élu par le peuple en tant que représentant, personne ne s’y opposa il reçu l’aide qu’il désirait et désormais, Bano marchait à ses côtés. Mais Vylkar avait un grave problème. La panique montait. Sans le mur indestructible qu’était le Seigneur-Croc, Koljeizer était un pays vulnérable, et les gens s’en rendaient enfin compte.

 

        Bano était exploité. Fatigué de ses sorts de guérison, on ne lui accordait aucun repos. Sa maîtrise des soins ne faisait pas de lui un combattant. Trachéom semblait désert. Les gardes avaient disparus. La troupe d’élite de l’empereur, l’unité Alpha, d’après les dernières nouvelles, était la seule à être dans Trachéom. Les élèves n’y étaient plus, les professeurs étaient chez eux et même les généraux profitaient de ces vacances. Sarasin s’était remis, grâce à Inquisatus, qui était lui aussi compté dans l’unité Alpha. Même la famille de l’empereur était partie.

« La situation est critique.

-C’est une évidence, sans le Seigneur-Croc, le royaume d’Okeud peut nous écraser.

-Nous, l’unité Alpha, sommes capable de repoussé n’importe qui. Le roi d’Okeud, j’en doute, certes, mais il n’est pas agressif. Nous devons nous efforcer de trouver l’empereur.

-Il ne se montrera pas, il est trop honteux de son comportement envers sa fille. Il doit aller là où personne ne le jugera, et il nous fuira, nous. »

Personne ne savait que faire. Sans le Seigneur-Croc, l’empire de Koljeizer était à mal.

 

 

        « Vous voulez garder un empereur qui agresse sa fille ? Un empereur qui fuit ? Qui pourrait en vouloir ?? Il vous faut un président, quelqu’un de responsable ! J’organise des élections ! Que les autres candidats se présentent, que Koljeizer ai enfin un président ! »

Tous le savaient, sans Seigneur-Croc, Koljeizer changera de régime politique. Peu de candidats se présentèrent. Les élections auraient lieu dans trois jours.

 

 

        Le premier jour, la tension montait, les candidats étaient, en plus du républicain : Ozer de Uniphy. Sélèn, d’Ufké. Et Cherzy, de Jeicoser. Les discours, les débats et tout l’orchestre animaient le pays. Pendant se temps, les rare troupes fidèle à l’empereur fortifiaient Trachéom, prêt à repousser une révolte.

 

 

        Le deuxième jour, les faveurs du peuple se tournaient vers le républicain. Il avait lui-même lancé les élections, et le peuple trouvait normal qu’il soit élu, comme voyant par cela une sorte de récompense. Les autres candidats avaient presque chutés. Seule Sélèn tenait tête au républicain.

 

        Troisième jour, LE grand jour. Tout le peuple s’était réuni devant Trachéom, à une cinquantaine de mètres des fortifications. Le républicain monta sur une estrade et cria :

« Que tous votent !! »

A ce moment, un grondement de tonnerre se fit entendre, le ciel était pourtant dégagé.

« J’ai un discours à faire, jusqu’à preuve du contraire je suis encore l’empereur de ce pays. »

Le Seigneur-Croc apparut, surgissant de nul part. Debout sur le bureau de l’estrade, il lança :

« Peuple de Koljeizer, écoute-moi. »

Un silence d’église retomba.

« Je me présente comme candidat, si je gagne, alors rien ne changera. Si je perds, j’attribuerais à celui qui gagné mon trône le titre de ‘Président’. Aucun homme n’usurpera le titre d’empereur de Koljeizer. Mais je si perd, alors je partirais. Et quand vous aurez besoin de moi… Je ne serais plus là ! »

Sur ce, il se retourna et sauta sur le haut d’une tourelle. Il s’y assit et regarda le peuple.

« J’attendrais ici. Si je perds, plus personne ne me verra. »

Personne ne répondit. Tous ce pressèrent vers les urnes. L’empereur regarda la scène du haut de son pilier, soudain, il vit sa fille et sa femme le regarder férocement. Incapable d’affronter leur regard, il sauta de la colonne, planta son épée dedans et resta suspendu au dessus du vide. L’instant d’après, Sarasin était dans la même position, à coté de lui.

« J’peux te poser une question ?

-Tu viens pas de le faire sans permission ?

-Si il gagne, tu fais quoi ?

-Je lui cède ma place.

-Et nous, l’unité Alpha, on passe sous ses ordres ?

-Vous faites ce qui vous chante, mais j’aimerais que vous restiez avec moi, il y a d’autre pays à gouverner. Voyons, le royaume d’Okeud c’est pas possible, l’empire Otrajyd, j’en veux même pas… Jyz ? Ah non c’est la guerre civile.

-Et si il fait pas un bon dirigeant, tu fais quoi ?

-Je t’envoie le tuer… Ou je vais le faire moi-même.

-Tu comptes faire quoi à propos de ta fille ? »

L’empereur ne répondit pas. Il ne sentait pas la fatigue de son bras tant il était perdu dans ses pensés. Il avait violenté sa femme une seule fois dans sa vie et l’avait toujours regretté, qu’il ait tenté de tuer sa fille l’avait anéantit. Il sortit de ses pensées en entendant Sarasin ricaner.

« Tu t’es raconté une blague que tu connaissais pas ?

-C’est long une élection ?

-Non j’en fais une tout les dimanches matin ça prend deux minutes.

-Plusieurs heures hein ? Jours même ? Tu vas rester suspendu ici longtemps ? »

Il ricana de nouveau

 

 

        Plusieurs heures après, Sarasin était parti depuis longtemps. L’empereur, qui était remonté sur le toit de la tourelle, regardait les gens défiler et mettre un à un leur petit papier dans l’urne. Soudain, il entendit des bruits d’épées dans la pierre et s’aperçu qu’un officier escaladait la colonne.

« Seigneur ! J’apporte de sombres nouvelles !

-Fichez le camp !

-C’est grave !

-Bon, quoi ?

-Un nouvel ennemi approche, seigneur !

-D’accord mettez un officier sur le coup, tiens vas-y, toi.

-Mais je ne pourrais rien faire seul !

-Envoyez un général.

-Mais enfin.

-Deux.

-Seigneur.

-Les 20 généraux.

-Il est trop fort c’est…

-Ok balance toute l’armée.

-Eldric le Suppresseur. »

Le monarque se tut. Il se laissa tomber et, ignorant les gens qui l’entourait, réfléchit dans la panique.

« Pas bon, pas bon du tout même ! 18e puissance mondiale, aïe ! Je ne peux pas y aller et l’armée entière ne suffirait pas… Merde ! Eldric ! Qu’est-ce qu’il vient nous… Il a fait quoi d’ailleurs ?

-Il a dévasté le rempart d’Yérration ! Seul !

-Merde quel salaud ! Qui pourrait… Et zut je n’ai pas le choix.

-Vous y aller ?

-Non ! Certainement pas ! J’envoie Sarasin. »

Sarasin n’est pas classé dans l’ordre des puissances mondiales, mais il mérite largement sa place. On le pense plus fort que la 11e puissance, ce qui fait d’elle la 12e et lui la 11e. Sarasin n’est pas n’importe qui, il atrocement fort.

 

        L’empereur rejoignit ses troupes et croisa le regard assourdissant de sa femme.

« Tu as des excuses à présenter je crois. »

L’empereur regarda son fils, puis ses filles, et enfin Sarasin qui semblait vouloir s’effacer. Sans réussir à révulser cette haine profonde qu’il ne savait pas contre qui diriger, il tomba à genou.

« Améthyste je te demande d’excuser mon manque de délicatesse et de t’avoir blessé, ta dépression me touche beaucoup et j’ai juste voulu… Je n’ai pas d’excuses, pardonne-moi. »

Améthyste fit mine de l’ignorer, mais elle ne put retenir ses larmes.

« Rubis, je te supplie de me pardonner pour avoir agit inconsidérément. »

Les excuses étaient courtes et montraient l’empereur ne se reprochait rien ou peu de chose.

« Émeraude, je te supplie de me pardonner pour ma conduire barbare et infiniment reprochable. J’ai agi sous la colère et tenté de prendre ta vie injustement. Je reconnais te surprotéger et d’affliger des limites bien trop restreintes à tes désirs. Pardonne-moi de t’avoir plongé dans l’affliction de la pensé que ton propre père ait tenté de te tuer. »

Cette tirade exprimait clairement un regret amer à rendre fou, bien qu’il le soit déjà à moitié.

« Sarasin, il faut beaucoup de courage pour affronter ses ennemis, mais encore plus pour affronter ses amis. Je te demande d’excuser mes manières guerrières, j’ai manqué de te tuer alors que tu m’as empêché de commettre la pire atrocité de ma vie. Tu as toute ma reconnaissance et mon estime pour m’avoir combattu vaillamment pour une noble cause. »

Il se leva et regarda les quatre personnes auprès de qui il s’était excusé.

« Me pardonnez-vous ? »

Sarasin haussa les épaules.

« Si tu fais un petit quelque chose pour moi, je te pardonne sans rancune ! Tu dois bien avoir une arme sympathique en stock, ou autre… »

Il baissa les épaules et sourit à l’idée d’avoir une faveur de l’empereur. Emeraude se retourna, marcha un peu, puis dit :

« Des excuses sont peu de chose pour ce que tu as fais. Tenter de me tuer pour ça est abominable, mais je reconnais qu’il est normal que tu t’énerve. Je ne peux consentir à t’en vouloir longtemps, je t’aime bien trop, papa. Je te pardonne, mais tu ne le mérite pas. »

Elle partit lentement, suivit de Sarasin qui lui disait en plaisantant quelque chose comme

« Toi aussi tu me dois quelque chose ! »

Améthyste lança :

« Comment pourrais-je en vouloir au plus grand héros de l’histoire de ma vie ? Je vous dois tout. »

Mais le visage de Rubis s’empourpra dans la colère.

« Où vous allez ? Vous avez oublié qu’il a tenté de nous tuer ? Ce malade s’en ait prit à sa famille !! Moi, je ne lui pardonne pas !! Il ne le mérite pas, ne lui accordons pas.

-Le « malade » te rappelle que toi aussi tu t’en aies pris à ta famille, en tentant de tuer ta mère.

-Je ne… Je serais pas aller aussi loin… Tu mérites mon pardon, mais je ne te l’accorde pas. Je ne veux pas de toi comme père, je te haï sûrement autant que tu haïs ton père.

-Rubis. Finit par dire Crystal. Ton père est instable mentalement. Il mourrait mille fois pour son pays, mais son pays mourrait mille fois pour nous.

-Je me moque de cela ! Je vais dans ma chambre, et à partir de maintenant tu n’es plus autorisé à y pénétrer. »

Il se retourna :

« Tu ne sais pas ce que ça fait d’avoir un père comme toi.

-Imagine… Ton père, moi… Se prétend paladin. Il massacre des civils, des populations entières pour l’argent… Il agit avec toi comme avec une arme, tu n’es pas un être humain à ses yeux. Il ne t’a jamais dit qu’il t’aimait, jamais. Il te regard de haut. Te supprime toutes libertés. Pas le droit de sortir de la zone de forteresse, ça se limite à Uniphy. Cinq fois par semaine, il déboule dans ta chambre comme une tornade et menace la fille que tu aimes… De mort, car tu prêtes moins d’attention à ton entrainement. Tu ne l’as jamais vu pleurer, jamais le moindre sentiment. Juste un mépris incroyable de la vie… Comme si tu n’étais qu’un pantin. Il te haït. Tu ne possèdes rien sinon des outils de massacre. Et tu ne veux même pas prier… Car il est un paladin, et ça te dégoûte. Quand tu t’entraîne avec lui, tu sais pertinemment que tu finiras à l’agonie dans l’infirmerie du château, après avoir souffert plusieurs heures en combat contre lui. Chaque jour de la semaine, tu as la gueule ensanglantée. Et parfois il te sort : ‘Tu dois aller dans ce village et tout détruire au nom de la Lumière. Si tu n’obéis pas, ta petite amie mourra dans d’atroces souffrances’. Tu n’as aucun plaisir sinon l’amour que te portes celle que tu aimes. Aucun jeu, aucun mérite… Chaque exploit que tu fais est immédiatement rabaissé par ton père. Et ta mère, elle est terrorisée tant il fait peur. Il te bouscule avec une force incroyable quand il te croise. Il te méprise comme un insecte. Tu as des problèmes ? Démerdes-toi, t’es un adulte. »

Il reprit son calme.

« Tu as raison. Je ne sais pas ce que ça fait d’avoir un père comme moi. »

Rubis partit froidement. Suivit de sa mère. Se souvenant des dires de l’officier, le Seigneur-Croc se hâta de rejoindre Sarasin. Il entra dans la salle trône et vit que tout le monde était réuni, l’amirale, le maréchal, Aoeste, Sarasin, Øxymor, Dimention, Inquisatus, Rubis, et Émeraude, ainsi que sa femme. Elle lui fit signe d’approche.

« Mon amour, je suis contente que tu te sois excusé. C’est… Un bon début.

-Pourquoi je ne vois rien que l’ombre dans cette pièce ?

-Comment est-ce possible, regarde ! Que vois-tu dans cette pièce ? Moi je vois l’amirale, une femme qui t’aime et t’estime.

-Je vois une femme que j’ai rejetée, au passé lourd et douloureux.

-Le maréchal, un homme qui t’estime et qui t’es loyal…

-Je vois un homme qui me soupçonne de manquer à mes devoirs.

-Je vois Aoeste, un enfant que tu as entraîné et qui t’apprécie.

-Je vois un garçon que j’ai entraîné, qui me doit tout et qui m’a détrôné.

-Je vois Sarasin, un homme drôle qui est ton ami.

-Je vois un homme immature et un assassin terrible qui tue pour le plaisir.

-Je vois Øxymor, ton ami qui est revenu malgré sa mort

-Je vois mon ami mort et relevé par la magie la plus noire et qui doit porter un casque pour ne pas me sauter à la gorge.

-Je vois Dimention, ton ami qui t’aiderait à faire n’importe quoi !

-Je vois mon ami démoniste qui fait n’importe quoi.

-Ainsi qu’Inquisatus, ton vieil ami que tu as sauvé de la corruption.

-Je vois mon ami contraint de porter un collier pour échapper à la corruption.

-Je vois ta fille qui t’a pardonné.

-Je vois ma fille que j’ai faillit tuer.

-Je vois ton fils, aussi combatif que toi !

-Je vois mon fils qui a honte de moi.

-Tu vois le noir partout

-Non, pas partout, je vois du bien en toi, que du bien… »

Sarasin commença à sortir de la salle tranquillement.

« Sarasin, attend un instant…

-Tu parles avec hésitation, d’habitude c’est « Hep Sarasin ! ».

-Je… Bref j’ai un défi pour toi.

-Un défi hein ? Je me régale d’avance, raconte-moi ça !

-Tu connais Serahine le Suppresseur ?

-Ah lui ? Et bah il est mort non ?

-Oui, son successeur est Eldric le Suppresseur, il a anéantit le Rempart d’Yérration.

-Et je dois le retrouver et le tuer hein ?

-Sarasin, il est la 18e puissance mondiale, mon armée entière ne suffirait pas, mais toi, tu peux le battre ! Je sais que tu es plus fort que lui, moi j’ai autre chose à faire, vas-y et rapporte-moi son médaillon.

-D’accord mais je le garde, le médaillon.

-Euh d’accord mais… Pourquoi ?

-Dessus, il y a marqué « SS » signifiant Serahine le Suppresseur, je le porterais comme « Sarasin le Suppresseur ».

-Ben, garde-le. »

Sarasin disparut, comme il en avait l’habitude. L’empereur se dirigea vers sa chambre et croisa Améthyste, elle ne pleurait pas, mais des larmes fuyaient ses yeux.

« Que se passe-t-il ? »

La fille explosa en sanglot sans prévenir, elle avait perdu la force de soulever sa chair et seule la technologie la maintenait debout.

« Seigneur…

-Ne m’appelle pas comme ça…

-Pardonnez-moi, je vous ai menti… Je n’aurais pas du ! J’ai honte !!

-Allons allons, raconte-moi ça… »

Elle pleurait toujours.

 « Améthyste, j’ai là quelque chose qui peut te remonter le moral. »

Une main ferme le saisit par l’épaule.

« Je vous y prends, Seigneur-Croc, cet objet n’est pas fait pour ça !!

-Maréchal, fichez-moi le camp !

-Bien, mais avant toute chose, ce bracelet n’est pas fait pour ça, il est unique ! Il n’y en a trois au monde, il n’est pas là pour le moral, il est là pour la survie et la guerre.

-Ouste ! Je ne veux plus vous voir !! »

Le maréchal tourna les talons et partit calmement.

 « Améthyste, voila pour toi, le bracelet d’harmonie, je t’offre ce trésor. Il te permet d’utiliser la magie malgré la technologie, je le gardais pour moi, mais je n’aurais pas d’autre meilleure raison de l’utiliser. »

La fille fondit en larmes.

« Ce n’est pas çaaaaaaa »

Elle s’étouffa dans son sanglot.

« Ce, ce n’est… J’ai menti !!! Ce n‘est pas la magie !! C’est… »

Elle ne put continuer. L’empereur la prit dans ses bras et l’emmena dans sa chambre.

« Raconte-moi tes malheurs, mais d’abord, mouche-toi !

-Ce… Si je pleure c’est… C’est pas la magie c’est… »

Elle pleura de nouveau.

« Ce… Je… J’étais amoureuse et … On m’a rejeté !! C’est tout c’est rien ! »

Elle pleura encore abondamment. L’empereur jura intérieurement, il aurait du voir au travers de ce mensonge ! Il n’avait pas été suffisamment à l’écoute de sa fille.

« J’suis désolée… Pardonnez-moi !!

-Je te pardonne, c’est à moi de m’excuser, j’aurais du le voir…

-Non ! C’est ma faute !! »

Il pleura encore. Sarasin parut dans le couloir, armé jusqu’aux dents.

« Encore en train d’chialer cette gosse ?

-Sarasin !!! Hurla l’empereur, je te donne trois secondes pour t’excuser et partir, sans quoi je te revends en pièce détaché sur le marché noir !!

-Désolé, désolé ! Du calme… »

Il s’empressa de partir.

« Pourquoi vous me défendez toujours ?

-… Pardon ?

-Dès qu’il m’arrive un truc vous me défendez, pourquoi ?

-Jamais ne le laisserais ma fille en proie aux moqueries.

-Mon père il faisait jamais rien pour moi…

-Ton ancien père était un… Comment dirais-je… Une ordure. »

Améthyste le reprit en laissant échapper une injure vulgaire.

« Ça va mieux ? »

Améthyste hocha la tête. Le Seigneur-Croc renonça à lui demander qui elle avait aimé, c’était de loin la dernière chose à faire. Il se leva, et posa sa fille épuisée par les larmes sur son lit, puis partit en disant :

« Si tu as besoin de quoi que ce soit, la moindre chose, demande-le. »

Il ressortit et tomba sur le maréchal.

« Hump ! Lui lança-t-il furieusement mais avec respect. Ses pleurs ont cessés, vous lui avez donné le bracelet, ou tenter une autre manière désespérée pour retenir ses larmes ?

-Maréchal, vos insinuations insultantes sont passibles de peine de mort ! Elle a refusé le bracelet, la magie n’était pas la cause de son chagrin. Ne me croyez pas cœur de pierre, ne prenez plus jamais ce ton et ne me reprochez plus jamais l’éducation de mes enfants, et partez sur le champ, je vous ai assez vu. »

Il lança le bracelet comme s’il s’agissait d’une babiole. Le maréchal se jeta à terre pour réceptionner l’indestructible objet.

« Rangez-moi ça à sa place. »

Le maréchal retint des propos injurieux, mais il se doutait que son seigneur venait de faire preuve d’une extrême patience pour être resté calme, n’importe qui d’autre ne lui étant pas proche aurait subit une mort atroce.

 

        L’élection venait de finir, le Seigneur-Croc l’avait emporté à 62% contre 38%. Valek était furieux, mais il se doutait qu’il faudrait bien du temps pour faire pencher la balance de son coté. L’empereur était terrifiant, mais sa protection était impassable, la plus grande des armés s’écraserait sur les frontières du pays et le plus grand des assassin serait anéantit par Sarasin. Les nécromanciens ne pourraient rien tenter face à Øxymor, et tout réseau d’espionnage serait contrecarré par l’amirale. Une horde de démons serait vaincu par Dimention, le plus grand des démonistes, et le risque permanant d’Archéom faisait frémir tout personne pouvant utiliser la religion contre arme. Outre le Seigneur-Croc lui-même, il y avait son père. L’Archempereur interviendrait forcément dans un conflit où il penserait perdre son fils, bien qu’il le méprise. Personne, même pas la plus grande puissance mondiale, n’attaquerais Koljeizer sans y être obliger ou sans une puissance astronomique. Le Seigneur-Croc n’était pas conquérant, mais guerrier jusqu’aux tréfonds de son âme. Il rendait son pays non pas une menace mais un intouchable. Valek s’était clairement lancé un défi à la limite de l’impossible. Mais tel était la volonté de son maître…Il ferait sans poser de question ce qu’on lui dirait, tout ce que le mystérieux sénéchal lui dirait de faire, et il avait fait un excellent travail en ralliant à lui 38% de la population de Koljeizer.

 

        Le général gisait à terre, presque mort. Il lui fallait des soins de toute urgence. Son adversaire venait de le terrasser. Bien qu’il soit le plus faible des généraux, être vaincu par Rubis prouvait un grand potentiel.

« J’en ai marre de tout le temps gagné, je ne me suis même pas fait blesser ! Hep Amirale !! Battez-vous !

-Et puis quoi encore ? Vas cogner dans tes oreillers de plumes, gamin ! Laisse les grands faire leur boulot. »

L’empereur eu du mal à ne pas rire devant le visage rouge de colère de son fils.

« J’suis fils de l’empereur, crétin !

-Tu as oublié d’accorder avec le féminin, ça ne se voit pas que je suis une femme ?

-Crétine ! Ah, ça sonne faux ! Abrutie !

-Seigneur-Croc… Soupira l’amirale, dois-je me battre ?

-Non, finis ce que tu as à faire.

-Je vous remercie.

-P’pa ! Tu veux que je progresse ou non ?

-Tu veux te battre contre moi ?

-Ouais ! Bonne idée ! Viens de battre ! On va voir ce que tu as dans le v… »

Un bruit de métal tombant sur le sol fit remarquer enfin à Rubis qu’il était désarmé.

« Comment dire ? Tu es… Pas assez fort.

-Ah ! Tu vas voir ! Espèce de taré !

-Là t’as raison.

-Barbare !

-J’aurais du mal à te contredire.

-Fils de crétin !

-Ca dépend, mon père biologique ou adoptif ?

-Fumier ! »

En un instant, Rubis était à terre, et l’empereur avait une grande plaie sur la joue.

« Pas mal, tu te bats bien !

-Ourgh… Je te vois maintenant.

-Je l’ai vu… Ou plutôt sentit… Ta vitesse est impressionnante, mais travail ta force et ton endurance.

-Des reproches, encore ! Toujours !

-C’est des reproches ou des mensonges. »

Rubis lança son épée sur son père qui l’évita facilement puis partit.

« Allons bon… Amirale, d’après vous, pourquoi… Amirale que faites-vous ?

-Rien rien… Une sorte de jeu que j’ai par magie, le but est… »

Le Seigneur-Croc attrapa le bracelet runique de magie que l’amirale avait comme une montre, l’analysa puis lança :

« Ce n’est pas le moment de jouer, amirale, d’après vous… Voulez-vous bien laisser ce machin tranquille ! Donc, d’après vous, pourquoi mon fils m’en veut toujours quoi que je fasse ?

-Je ne sais pas. Vous n’avez qu’à lui donner un poste important.

-Bonne idée, merci… C’est si intéressant que ça ce jeu ? »

L’amirale ne prit la le peine de regarder son seigneur et continua sa partie.

« Franchement… »

 

 

        Sarasin était arrivé au rempart d’Yrrétion depuis deux bonnes heures, mais rien n’avait été accomplit. Il buvait les réserves d’une auberge rasée. Finalement, il se leva et ramassa ses armes.

« Bon, Eldric, J’arrive »

Il sortit et tomba face à face avec quatre hommes de carrure plus qu’imposante. Ces colosses de plus de 2 mètres de haut étaient immobiles, droits comme la justice, fixant Sarasin, la main sur l’épée.

« Bonjour, braves gens, commença Sarasin, auriez-vous l’extrême amabilité de m’indiquer la route vers Eldric le Suppresseur ? Il se trouve que dernièrement, du moins à ce que l’on raconte, il aurait…

-Tais-toi ! Ordonna l’un d’autre eux, le Suppresseur veut te voir.

-Ah ouais ? Bah très bien j’aurais pas à le chercher.

-Donne-nous tes armes, nous te passerons des menottes et te banderons les yeux pour le voyage.

-Vous voulez pas non plus me couper un bras ? Sérieusement qui déposerait les armes et se laisserait faire prisonnier devant des ennemis beaucoup plus faible que lui ?

-Toi peut-être ? Tu feras ce qu’on te dis de faire, de gré… »

Il s’élança soudain avec une épée plus longue que le Fendium, mais pas aussi large, et ce avec une agilité et une vitesse impressionnante.

« …Ou de force. »

Sarasin s’élança vers lui, il ne put passer la garde parfaite de son adversaire mais le projeta au loin. Lorsque les autres se joignirent à la bataille, ils furent anéantis.

« Tu es bien plus fort que ces atroces nullités, mes compliments, même si c’est à porter d’un enfant.

-Fais-toi prisonnier, ou je le ferais par la force.

-A la force, je répondrais par la force !

-Je me nomme Lezenglès, voici le nom de l’homme qui t’a vaincu. »

Il se jeta sur son adversaire et freina sa course en voyant que Sarasin ne faisait aucun mouvement.

« Tu cherches à mourir ?

-Monsieur Lezenglès, attaquez le premier ! »

Sarasin encaissa un violent coup de genou, mais ricana :

« Face à aucune hostilité, tu perds tout tes moyens hein ? Moi c’est pas pareil ! »

Sarasin passa dans le dos de son ennemi et y planta ses dagues, il fut surpris par la résistance de la chair de Lezenglès. Il esquiva un coup meurtrier et reçu un coup de manche pour être éjecter en arrière. Il subit une violente série de coup et se trouva acculé contre les décombres.

« Es-tu décidé à te rendre ?

-Ah… Aïe… Je préfère mourir avec honneur que vivre sans…

-Ce n’est pas un déshonneur de…

-Mais tu sais… C’est encore mieux de vivre avec honneur !! La danse de l’assassinat ombragé tome 6 : Embuscade ! »

Sarasin disparut, réapparaissant une milliseconde pour frapper et disparaissant.

« Sarasin, t’es vraiment… »

Il pointa son épée en avant et Sarasin apparut dessus.

« Prévisible !

-Ah ouais ? A ta place j’aurais rien vu venir… »

Il se dissipa comme une épaisse brume trompeuse. L’illusion ayant prit fin, l’homme qui déchire la nuit surgit derrière Lezenglès et l’empala au niveau de la nuque, il remonta et explosa la boîte crânienne dans une fontaine de sang.

« T’as rien vu venir… »

 

 

        Des quatre hommes venus le chercher, Sarasin n’en avait épargné qu’un. Il le réveilla avec une grande claque.

« Hé ! Ho ! Aller mon gars, debout !

-Veuillez nous suivre sans faire d’histoire…

-Hé ! J’ai buté l’autre taré increvable !

-Lezenglès ?

-Ouais il parait. Mène-moi au Suppresseur. Maintenant !

-Oh non encore deux p’tites minutes au lit… »

Sarasin lui décocha un coup de pied qui lui brisa les cotes.

« Aaaarg t’es trop con ! Comment tu veux que je marche comme ça ?

-Euh…

-En plus t’as pas besoin de moi c’est là d’où vient la fumé, là regarde !

-Ah c’est là ? Merci. »

Il décapita l’homme encore à terre et se dirigea vers le camp.

 

 

        « C’est toi que l’on appelle « Le Suppresseur » ?

-C’est toi qu’on appelle « celui qui déchire la nuit » ?

-En effet, je suis Sarasin.

-Je suis Eldric, enchanté. »

Ils se serrent la main, chacun essaya de propulser l’autre à travers le camp, mais aucun n’y arriva. Sarasin se décida à regarder l’homme dans les yeux, il portait une cagoule noire avec des barreaux de fer rouillés devant son visage. Il portait des poignards et des épées à la ceinture, mais derrière lui, dans une tente, se trouvait une lance avec une lame aussi grande que celle d’une épée.

« Où est Lezenglès ?

-Quelque part dans les cieux… Ou en enfer ? C’est un mec bien ou non ?

-Tu… Tu l’as tué ? Tu es à la hauteur de ta réputation pour réussir à vaincre mon second.

-Ton second ? J’imagine le niveau de tous ses sous-êtres qu’il y a autour de nous ! »

L’un des curieux s’approcha en hurlant des injures, et sa tête fut expédiée dans un autre pays.

« Soyons plus précis, je suis Eldric le Suppresseur, détenteur du médaillon du Suppresseur, vainqueur de nombreux ennemi et 18e puissance mondiale.

-Je suis Sarasin, l’homme qui déchire la nuit, détenteur des techniques légendaires des neufs tomes de l’assassinat ombragé et détenteur unique de la danse de l’assassinat déchiré. Je suis au service du Seigneur-Croc plus comme un ami qu’un soldat, et je me soumets à son autorité qu’après un affrontement dont il sort toujours vainqueur.

-Vous entendez ça les gars ? Il bosse pour quelqu’un d’autre ! Si au moins tu étais de son niveau !

-Tu l’es, toi ? Au niveau du Seigneur-Croc ? 4e puissance mondiale ?

-En parlant de puissance mondiale, t’es à quel rang, toi ?

-Je… Ne suis pas classé.

-Quoi ? Le classement mondiale descend jusqu’à la 50e puissance mondiale et t’es pas classé ?

-C’est le moment de te prendre ta place ! »

Sarasin parcourut les mètres qui les séparaient d’un déchirement de la nuit et manqua de planter Eldric au bout de son couteau.

« Pas mal. La nuit, tu la déchires quand ?

-Quand il fait nuit.

-Evidemment »

Eldric lança une attaque frontale qui fut parée, mais au lieu d’enchaîner d’autres attaques à une vitesse inhumaine, il resta dans cette position et quelque secondes après, un trou noir commença à se former au bout de ses lames. Les armes de Sarasin furent aspirées par l’étrange entité noire.

« Ton pouvoir se limite à l’ombre, pas moi. »

Tel une tornade, le trou noir aspira la poussière et les hommes au alentour luttèrent pour ne pas être emportés, mais ce faible vent était bien insuffisant pour faire fléchir Sarasin.

« Qu’avons-nous-là ? Une déchirure de la nuit au soleil qui aspire. Tu distords l’espace, comme moi. Mais vu cette boule de la taille d’une tête, et vu que tu ne t’en sers pas pour te déplacer, tes pouvoir sont inférieurs aux miens.

-Tu as faux sur toute la ligne.

-Quelle ligne ?

-Ce sort agit sur le plan atomique. Il sépare les électrons, les protons et les neutrons pour ensuite les rejeter autour de lui, parfaitement séparés. Il ne te réduira ni en lambeaux, ni en cendre, mais en chaque atome qui te constitue.

-Un sort pour le moins impressionnant, mais cette inspiration ne suffit pas.

-Je n’en veux pas, elle est bêtement due à l’air autour de l’attaque qui subit le sort. L’air disparait, ça fait un phénomène d’aspiration.

-Je vois… »

Sarasin bondit en évitant la sphère. Il frappa violement Eldric à la mâchoire d’un coup de pied, il fut paré, esquivé mais réussi finalement à lui planter la cuisse. Il prit un douloureux coup de dague dans l’épaule d’une puissance telle que l’os céda.

« D’accord… »

Sarasin jeta ses dagues et dégaina de plus grandes épées.

« La dernière fois que je les ai utilisé c’était… Après les avoir trouvées. J’aurais aimé les tester contre le Seigneur-Croc mais bon… Tu seras le premier adversaire de valeur à tomber sous leurs forces. »

Les armes faisait plus d’un mètre de long et dessinaient une lame parfaitement droite, simple, dont le bout était pointu.

« Je te présente Ysimos et Kasimos, les lames ardentes !

-Les lames jumelles du brasier.

-Pardon ?

-C’est leur nom, c’est pas les lames ardentes mais les lames jumelles du brasier. Il existe 5 types d’arme portant le nom de jumelle : Les lames jumelles du tonnerre, que le Seigneur-Croc possède. Les lames jumelles du brasier, que tu as. Les lames jumelles du cyclone, de l’Archempereur. Les lames jumelles de la Terre, personne ne sait qui les a, et enfin les lames jumelles de la Eau et glace… »

Il dégaina deux épées dont les lames luisaient d’une blancheur incomparable sur l’acier.

« C’est les miennes.

-Passionnant ce cours, répondit Sarasin, mais tu oublies une chose, les lames jumelles sont faites par deux, mais pas pour être utilisé ensemble. Les lames jumelles sont faites pour être utilisées dépareillées. »

Il dessina de sa lame un schéma. L’eau éteint le feu, le feu est attisé par le vent, le vent déporte les nuages de la foudre, la foudre stérilise la terre, la terre absorbe l’eau.

 

« Le feu fait fondre la glace, mais l’eau éteint le feu. La terre absorbe l’eau, la foudre détruit la terre, le vent déporte l’orage et le feu est attisé par le vent !  Tu es désavantagé et avantagé par rapport à moi.

-La glace emprisonne, elle paralyse ! L’eau ne fait qu’engloutir et prend la forme de ses obstacles comme un fuyard, l’eau n’est rien.

-Ah ça c’est bien vrai ! Bon aller je te plume, je te pique ton pendentif et je te prend tes épées.

-Essaie un peu ! »

La seconde d’après, Eldric était couvert de flammes et se roulait à terre pour les éteindre et Sarasin taillait la glace qui lui immobilisait les pieds.

« C’est chaud ? demanda Sarasin en se libérant.

-Disons que…ça jette un froid ! »

Il blessa Sarasin au bras et le blessé se rendit compte que son bras était complètement engourdit et qu’il ne bougeait qu’avec une extrême lenteur.

« Tu devrais te soigner, tu vas attraper froid !

-T’inquiète, j’ai le sang chaud, et il bouillit dans mes veines. »

Il plaqua son épée brûlant sur sa blessure qui cicatrisa non sans douleur et retrouva sa motricité.

« J’ai beau faire, t’es péremptoire ! Tu me fais froid dans le dos.

-Tu sais, j’ai eu chaud !

-Tu vas subir mon ultime attaque !

-Quelle originalité. »

Eldric planta ses armes dans le sol et un iceberg emprisonna Sarasin. Un trou noir se forma près de lui, aspirant peu à peu l’imposant bloc de glace qui fondait sous la chaleur des épées de son prisonnier. La glace commença à frôler la sphère de vide quand la glace explosa sous la force de l’assassin.

« Jamais tu ne me tueras, Eldric.

-Il ne faut jamais dire jam… »

Eldric ne put finir sa phrase, une croix avait était dessinée sur son torse par les lames brûlantes de Sarasin. Ses poumons ne lui permettant plus de parler, il n’avait plus que quelques secondes à vivre.

« Tome de l’assassinat ombragé 8 : Assassinat. Quand je dis jamais, c’est jamais, et jamais tu ne sauras comment je t’ai tué, toi et tes hommes. »

Tous les sbires du suppresseur s’écroulèrent d’un mouvement fluide. Sarasin s’empara du pendentif et des épées, et prit la route de Trachéom en marmonnant :

« Les épées de la légende sont miennes… »

 

 

        Depuis maintenant une semaine, l’amirale jouait jour et nuit à son nouveau jeu. Elle en faisait l’éloge chaque jour, mais seule elle pouvait comprendre sa complexité magique. Aujourd’hui, l’amirale avait joué encore plus que d’habitude. Elle semblait euphorique et concentrée sur son jeu lorsque l’empereur entra.

« Amirale. »

L’amirale ne répondit pas, absorbé par son gadget.

« …Maréchal.

-Monseigneur ?

-Généralissime.

-Seigneur ?

-Champion Sarasin.

-Ouais ?

-Champion Øxymor.

-Je vous suis tout ouïe.

-Dimention.

-Hum, oui ?

-Vous allez me faire le plaisir d’exécuter un ordre que je vais vous donner. Sauf contrordre, faites ce que je vous dis : Tuez-moi ! »

Sans réfléchir, Øxymor fut le premier à attaquer, suivit de Sarasin, le maréchal, et toute la troupe sauf l’amirale, qui jouait dans son coin.

 

        Le combat fit rage dès le début, l’empereur détruisit le 4e sceau. Il dégaina son arme et fit face à Sarasin, il attaqua, fut paré, puis il tomba à genou pour le faucher, mais l’assassin sauta et prenant appuie sur le plafond, il bondit vers le Seigneur-Croc qui bondit en arrière et s’empala sur l’épée d’Øxymor. Figé sur la tranchante barre d’acier, il ne put parer Aoeste qui le charger et du faire de son mieux pour garder sa tête collée à ses épaules. Il se dégagea non sans douleur de l’épée Øxymor qui était bien décida à lui briser la nuque et le maréchal se jeta sur lui et l’immobilisa. Les quelques secondes qu’il lui fallut pour envoyé ce dernier à travers la salle furent de trop pour atteindre Dimention qui eut le temps d’incanter une « Décharge des enfers » qui manqua de lui ôter la vie lorsqu’il l’encaissa. Il mit à terre Sarasin, bloqua le coup d’Øxymor et donna un grand coup de coude à Aoeste avant de s’en prendre à Dimention qui mordit rapidement la poussière. Il se tourna vers Øxymor et fut pris par derrière par Aoeste, le contrecoup activé. Après un armageddon aveuglant, l’empereur mit à terre le mort-vivant et le généralissime, et enfin remarqua que l’amirale était restée loin du combat. Il marcha vers elle d’un pas décidé et s’arrêta devant elle.

« Qu’attendez-vous pour m’attaquer, Amirale ?

-Je… Dit-elle en rougissant, je ne comprends pas c’est… Non mais…

-Je vous ordonne de me lancer une boule de feu la plus puissant possible dès maintenant ! »

L’amirale tendit le bras et après ce qui parut une éternité, une flamme de la taille d’une balle s’écrasa sur le torse de l’empereur.

« C’est une blague ? C’est même pas chaud !

-Je… C’est… »

Un soldat entra dans la salle sans prévenir.

« Je suis occupé, soldat ! J’espère qu’il y a au moins un mort, ou presque !

-Je ne sais pas, mais c’est plus important qu’un mort ! »

Le soldat tenait dans sa main une enveloppe bleue cachetée par un sceau étrange sur de la cire rouge. Le monarque acquiesça

« Donnes-moi ça ! »

Dit-il alors qu’il avait déjà arraché la lettre des mains du soldat.

« Cessez de m’attaquer. »

Lança l’empereur alors que Sarasin aller lui planter sa dague dans la nuque.

« Vous voulez un thé ? »

L’assassin lui tendit une tasse.

« …Il est empoisonné ?

-Je n’ai plus le droit de vous attaquer mais j’ai toujours ordre de vous tuer.

-Rah ! Ne me tue plus ! Voila ! Tu ne vois pas ce que j’ai dans les mains ?

-Si si, mais c’est pas une mauvaise nouvelle, ou alors y’a erreur sur la personne.

-Il ne fait pas erreur sur la personne, et mauvaise nouvelle ou non c’est d’une importance vitale. »

Il ouvrit la lettre d’un coup d’épée et lu la lettre :

« Cher Sarasin, »

 L’empereur tendit la lettre à Sarasin.

« Pour toi.

-Moi ?

-Qui d’autre ? »

Il lut :

« Cher Sarasin,

        J’ai le plaisir de vous informer qu’après votre combat avec Eldric le suppresseur, les majors et moi-même avons décidé de vous inclure officiellement dans le classement mondial des puissances. Vous occupez maintenant la 8e place.

 

        Cordialement »

La lettre fut déchiré en bas par la force de Sarasin qui la serrer de plaisir.

« Je suis la 8e Puissance mondiale !!

-Félicitation ! Lui lança l’empereur en toute franchise. Une bonne idée qu’a là le Majab. Il faut fêter ça ! »

Tout le monde s’approcha de Sarasin pour le féliciter, et l’empereur se tourna vers l’amirale et lui posa la main sur l’épaule. Elle vacilla sous la force qui pourtant n’aurait pas faire trembler un soldat.

« Nous en discuterons plus tard… Servez-vous encore de ce gadget et je vous mets à pied un mois. »

 

 

        La fête fut grande bien qu’elle n’inclue que les officiers et plus haut gradé. Oui, une fête a été organisée grâce à la décision du Majab. Mais qui est le Majab ? Le Majab est le chef du conseil des Majors. Les majors sont les 3 premières puissances mondiales, l’Archempereur en fait parti. La première puissance mondiale est appelée le Major Absolu, ou Majab. Il est charger d’organiser les puissances mondiales et qui s’oppose aux grandes menaces. L’empire Otrajyd, l’homme qui déchire la nuit, des morts-vivants et même l’outre-chaos ne méritent pas l’intervention d’un Major. Aussi recevoir une lettre de lui est très rare et très important. Ses décisions font force sur la loi. Quiconque y désobéit est exécuté. Malgré leurs pouvoirs, leurs forces et leurs droits, les Majors vivent normalement et n’interviennent que rarement. Les conquêtes sont l’Histoire, les malheurs sont le Destin, et les religions sont la Foi. Histoire, Destin et Foi sont les trois principes des Majors, ils peuvent aller en lors encontre, mais ne le font jamais, et jamais ça ne s’est fait.

 

 

 

 

        Après cette grande fête, le silence retomba sur le château A l’exception des soldats de garde, une seule personne veiller encore, l’amirale, qui jouait sans cesse à son jeu. Elle était si absorbée qu’elle ne fit pas attention aux soldats qui patrouillaient à moitié endormis. Son poignet où était l’écran de son jeu qui illuminait son visage d’un bleu ciel. Un lent sourire se forma et en sauta en l’air en poussant des exclamations :

« J’ai réussi !!!

-Oui… Vous avez réussi à être mise à pied, amirale. »

Elle se retourna vivement et vit l’empereur l’observait de l’autre bout du couloir. Il se rapprocha lentement et lorsqu’il fut à sa hauteur, il arracha l’insigne d’amiral accroché à la chemise de la femme.

« Fiche-moi le camp, si tu rejoue à cette chose, tu seras déchu de ta citoyenneté et banni de ces frontières. »

Il partit sans ajouter un mot.

 

 

        De sombres nouvelles avaient été apportées. Une base étrange s’était implantée en plein milieu de Koljeizer.

« Seigneur, vous ne comprenez pas ! Il n’y a pas de différence ! Que se sois moi, vous et le Majab, le résultat ne changera pas ! Un bouclier sape notre force !

-Donc que j’envoie un officier ou un soldat sera pareil ?

-Exactement ! Enfin, seul l’expérience jouera, pas la force, ni la magie, ce bouclier l’empêche. »

L’empereur se redressa sur son siège et prit un air grave.

« C’est sérieux, si ce que tu dis est vrai _ Ce dont je ne doute pas _ Un groupe de dix personnes pourrait tuer n’importe qui sur cette terre ! Il faut faire quelque chose ! Si on ne joue pas à la force, on jouera au nombre. Combien sont-ils ?

-Nos éclaireurs, du moins les trois qui sont revenu sur les huit, disent qu’ils seraient une centaine au minimum. D’après la taille du complexe militaire, il ne peut abriter plus de trois cent soldats à moins de posséder un souterrain. Ils ont des armes à feu, ça c’est sur ! Ce qui fait que le nombre devra vraiment être écrasant pour que l’on obtienne la victoire.

-Oui, je comprends, l’heure est grave. L’unité Ceta va faire son entré, mais se sont des snipers, pas des soldats de corps à corps, enfin ils tirent de loin, ils ne doivent pas avancer.

-Ce n’était pas dans le rapport, mais sachez qu’ils possèdent des armes à longues distances, des armes explosives et des armes à répétition accélérée qui faucheront nos soldats !

-Hum, je vois… »

 

 

 

L’empereur regardait le bouclier mauve qui entourait leur base. Il ramassa une pierre et la jeta dedans, elle perdit toute sa force une fois passée et tomba à 20 mètres.

 « Je prend les contrôle de cette opération.

-Laisse-moi m’en occuper. »

Rubis se tenait derrière lui, immobile, les bras croisés.

« Je préfère mener moi-même cette dangereuse opération.

-Tu mets en doutes mes compétences ? Je ne suis peut-être pas de ton niveau, mais c’est le seul moyen de progresser.

-Je ne sais pas… Avoua l’empereur, je vais demander aux soldats. »

L’empereur monta sur un rocher et lança à ses troupes.

« Cette opération sera dirigé par mon fils, Rubis, que ceux qui ne veulent pas y participer avance d’un pas »

Personne ne bougea.

« J’ai besoin de 150 volontaires, relança Rubis. »

Toute l’armée avança d’un pas. L’empereur ne peut retenir l’émotion d’une telle confiance. Il posa sa main sur l’épaule de son fils.

« Prends soin d’eux. »

 

 

        L’escouade partit. 70 soldats d’un coté, 40 d’une autre, 30 en diversion. Le tout dans un plan élaboré à un point plus qu’impressionnant, même le maréchal en resta sans voix, ce plan valait bien un des siens, et il était le meilleur stratège du pays, sinon du continent. Les soldats entrèrent en action au signal, et la bataille fut impressionnante.

 

        Pendant ce temps, l’empereur avait fait venir l’amirale devant le bouclier anti-magie.

« Amirale, activez votre gadget ridicule, c’est la seule fois où je le demanderais.

-C’est quoi l’idée ? »

Elle fit néanmoins ce qu’on lui demandait.

« Je veux que votre autre main se couvre de vos flammes, aussi petites soient-elles. »

Après maints efforts, elle y parvint. Sans demander l’avis de quiconque et sans s’excuser, l’empereur saisit l’amirale par les vêtements et l’envoya valser de l’autre coté du bouclier. Les flammes disparurent aussitôt qu’elle fut entrée, mais le gadget resta en place.

« Technologie… Murmura-t-il. Je ne veux plus jamais vous voir avec.

-J’ai bien compris depuis le temps que vous me le rabâcher. »

L’empereur l’attrapa par le poignet et l’immobilisa. Son air était grave, mais ni coléreux, ni haineux.

« Vous frapperiez une pauvre femme sans défenses ? Demanda l’amirale, vous n’êtes pas galant ? »

L’air du Seigneur-Croc devint effrayant, la haine et la colère retenues s’y peignirent.

« Amirale, ne vous réfugiez plus jamais derrière la galanterie, sinon, je trouverais un autre amiral, et vous, vous serez banni de Koljeizer. »

L’amirale réussit à ne pas trembler de peur, elle fixa l’empereur dans les yeux, et lui cracha presque :

« Pas la peine de me menacer ainsi, je démissionne. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Retournement du passé

 

        La bataille que menait Rubis fut gagnée. Trois morts, onze blessés. Un score que seul le maréchal pouvait prétendre vouloir atteindre. Rubis avait réaliser l’impossible, sans la technologie dont disposaient les ennemis, sans le soutient de la magie, sans la force des soldat, il avait vaincus 100 hommes armés jusqu’aux dents. Et oui, ils avaient tous une arme étrange dans le dentier.

 

 

        Mais les nouvelles ne purent être bonnes longtemps. Le lendemain de la bataille, Sarasin voulut s’entretenir avec l’amirale. Il toqua. Toqua plus fort, il appela l’amirale, il hurla, puis il tenta de se calmer, et finit par défoncer la porte d’un coup de pied.

« Amirale, j’ai à vous parler !! Ami… »

Il vit une lettre sur la table de la pièce. Elle était destinée au Seigneur-Croc, mais il s’en fichait éperdument.

Seigneur-Croc, si je vous dois encore un titre.

        Inutile de me bannir, inutile de me chercher, je pars. Si vous voulez tant me retrouvez, demandez donc au diable, et qu’il vous emporte.

Il déchira la lettre.

« Devinez un peu sur qui tout ça va retomber… »

 

 

        Sarasin partit directement avertir la garde, mais en tenant le Seigneur-Croc loin du tout ça. Il dévasterait tout, mettrait le pays à feu et à sang pour retrouver sa chère amirale, et en cette période de rébellion du peuple, c’était la pire chose à faire que de saccager un pays pour retrouver quelqu’un qui nous a abandonner. Il s’assura que les frontières resteraient fermées à l’amirale, puis alla dans la première taverne qu’il trouva. Il chercha en discrétion un vendeur de rumeurs :

« Je cherche une femme… Commença-t-il.

-Pour les élans amoureux, ce n’est pas ici fiston.

-Ta gueule ! Cracha-t-il. Je cherche une certaine Kiérol, tu sais, l’amirale de notre bon empereur.

-Ah oui…

-Et fais pas comme si tu ne savais pas qu’elle était mise à pied.

-Vous réduisez le stock d’info que j’ai à vendre.

-Je la cherche, où est-elle ?

-Quarante pièces d’or.

-Vendu.

-On sait pas grand-chose. On sait juste qu’elle est pas loin de Ufké.

-D’accord. »

Il paya le vendeur de rumeurs avec un lourd pourboire.

 

        Arrivé sur place, il se reposa un instant de son sprint plus rapide que le son.

« Bon… »

Il respira un bon coup et s’étira. Un verre ne l’empêcherait pas de continuer ses recherches. Il voulut entrer quand quelqu’un le bouscula.

« Ne vous excusez pas, c’est dangereux. Lança-t-il.

-Ta gueule pèquenot, j’suis pressé, y’a une nouvelle fille au bordel d’en face.

-Tiens donc ? Parle-moi d’elle. Relança l’assassin en retenant l’homme par le col.

-Et pourquoi ? Je la veux pour moi. »

Sarasin lui lança une bourse. Au poids, elle devait contenir plus d’une centaine de pièce d’or.

« Je sais pas beaucoup de chose sur elle, mais elle a commencé à 13 ans, s’est arrêté à 27 et là, elle reprend du service. C’est un peu comme une fille vierge et expérimenté non ?

-Euh… Bref ! J’ai à lui parler.

-Moi d’abord. Et tu sais où c’est au moins ? »

Sarasin lui lança une autre bourse.

« Je t’y conduis. »

 

 

        Sarasin arriva devant la chambre. La porte était entrouverte.

« C’est toi le premier sur sa liste ? Demanda Sarasin à l’homme.

-Oui, mais j’ai un quart d’heure d’avance. Tu peux lui parler, mais que parler hein ! Après tant de temps de retenu, c’est comme si elle était vierge non ?

-Façon de voir les choses. Un quart d’heure, c’est jouable… Un bon conseil, reste pas ici. Il va s’énerver. »

Il disparut.

 

 

        La porte de la salle du trône vola en éclats.

« Seigneur au boulot ! Vous avez une vie à sauver.

-De quoi ? Fous-moi la paix ! J’essaie de battre Inquisatus, pour une fois que je le domine… »

Sarasin trancha l’échiquier aux pièces à l’effigie de la famille de l’empereur.

« Tu viens et tu la fermes.

-Pourquoi ?

-Tu ne me pardonnerais jamais de te le dire en public, mais viens ! Fais-moi confiance ! Sinon tu le regretteras.

-Non, je ne veux pas le savoir. »

Sarasin lui planta son épée du brasier dans les côtes.

« Tu me remercieras.

-Rêve toujours. »

L’empereur dégaina ses épées du tonnerre quand Sarasin le propulsa hors de la salle. Maintenant seul, Sarasin lui chuchota à une vitesse affolante :

« Kiérol est dans un bordel c’est une tu-vois-ce-que-je-veux-dire alors ramène-toi t’es la seul à pouvoir la raisonner. »

Il reprit son souffle.

« Que dis-tu ?

-J’ai dis…

-La ferme ! On fonce ! Et… Merci. »

 

        L’horloge sonna six coups. Les filles montèrent à l’étage, seule une y était déjà. Les clients assoiffés les suivirent en déposant sur le comptoir la somme due. Au fond du couloir, Kiérol marmonnait des menaces, des immondices, des excuses. Assise sur le lit, seule meuble de la chambre, tournant dos à l’entrée. La porte s’entrouvrit.

« Je suis ton client. »

Kiérol était déjà nue. Elle ne prit pas la peine de se retourner.

« Alors commençons.

-Oui, commençons la morale ! »

La voix était différente, un homme gisait à terre, estropié. Cette voix, Kiérol la connaissait trop bien. Elle trembla.

« Kiérol !! »

 

 

        « Kiérol !! Pourquoi avez-vous fait ça ? Hurla l’empereur.

-Foutez-moi la paix.

-Plutôt mourir.

-Trouvez-vous un autre amiral.

-Mes menaces ont été vaines à ce que je vois. Te rappelles-tu de ce que je t’ai dit quand je t’ai élevé au rang d’amirale ? Devant la source que tu avais créée ?

-Ce jour là près de la source la Lumière sait ce que vous m’avez dit, mais l’été finit sa course. Les feuilles de l’automne vous offriront des ciels moins bleus.

-Vous êtes une belle plante, amirale.

-Je ne suis plus amirale.

-Je vous nomme amirale, bouclez-la.

-Je décline cette promotion, partez.

-Vous êtes une belle plante, Kiérol, vous pouvez croître à l’infini durant l’été. Mais je suis la terre qui vous soutient, je suis l’eau qui vous abreuve, je suis le soleil qui vous illumine. Les arbres perdent leurs feuilles en automne, sans parler de l’hiver que vous avez connu. Sans moi, votre vie deviendra comme mon âme, de la couleur de vos cheveux. »

L’amirale contempla une mèche de cheveux, et toujours sans se retourner, elle lança :

« Je n’ai même pas envie de vous dire que vous faites fausse route et que vous êtes bon.

-Je vous en remercie.

-Des paroles, voilà ce que vous avez. Et un mot, un titre : « Amirale », je n’ai que faire de ce mot.

-Les autres putains vendraient leurs mères pour se voir offrir un tel honneur !

-Ma mère est morte !

-J’en ai rien à foutre ! Écoutez… Je vous offre un haut grade, je vous offre un foyer, je vous offre une vie dont tout le monde rêve.

-Je parviendrais à l’avoir moi-même.

-Dans cette vie ??

-Quand bien même je ne l’ai pas, je m’en passerais.

-Tout ce que vous voulez, c’est ce gadget inutile. Abandonnez-le, je vous offrirai une chose que vous ne pouvez imaginer que dans vos rêves les plus fous.

-J’aimerais bien savoir qu… »

Sans prévenir, l’empereur la saisit par le menton et l’embrassa. Kiérol se débattit vainement par réflexe, puis profita du moment dont elle avait rêvé toute sa vie.

« Voila ce que je peux vous offrir, l’amour, MON amour, cette chose que vous vouliez tant sans jamais l’avoir. Ne niez pas que vous ne m’aimez plus, c’est chose vaine. »

Kiérol recula d’un pas, baissa la tête, regarda son poignet, puis dit.

« Pardonnez-moi…

-Par pitié ne pleurez pas… »

Il se retourna et murmura d’une voix sombre:

« Je ne le supporterais pas. »

Il sortit de la pièce et ferma la porte. Il lança un regard neutre à Sarasin, qui avait observé toute la scène, impassible.

« Sarasin, à propos du baiser…

-Quel baiser ? Répondit-il avec un large sourire.

-Baiser ? J’ai dit ça ? Je voulais dire autre chose, mais j’ai oublié quoi ! »

Il sourit, mais ne put rire.

« Amirale, lança-t-il au travers de la porte, je vous attend demain, avant midi. Si vous ne venez, pas, c’est moi qui viens, et ça sera un bain sang. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cédez le pouvoir

 

        Lorsque l’empereur revient à Trachéom, une grande foule s’amassait autour d’une estrade sur laquelle se trouvait Vylkar Le Seigneur-Croc y monta et l’homme qui l’y avait précédé lui tendit une enveloppe.

« Voici notre bien-aimé empereur !

-Salut.

-Dites-moi…

-Alors toujours à monter le peuple contre moi ? La routine ? Et la famille ? Comment va ta fille que j’ai du sauver des flammes parce que t’en étais pas capable ? Elle te parle encore ? Dingue !

-Et vous, votre fille, elle vous parle depuis que vous avez tenté de…

-Je vous conseille de ne pas terminer cette phrase. »

Il sourit malgré la menace.

« Qu’avez-vous fait récemment ?

-Hein ? J’ai vaincu une armée technologique…

-C’était votre fils.

-Exacte, j’ai… Sauvé mon amirale.

-Et la peste ?

-Je vais m’en occuper, mais je ne suis pas Bano, et…

-La peste n’est plus, je m’en suis occupé. Lisez ça. »

Il décacheta la lettre et lu :

« Résultat des élections :

-      Seigneur-Croc : 36%

-      Vylkar : 64% »

Il garda son assurance sur le visage, et un calme inacceptable. Néanmoins, il était terrifié.

« Je rappelle une chose, vous agissez sans autorisation, votre élections et toute votre campagne électorale n’est qu’une invention que je n’ai jamais reconnu officiellement, aussi ce dossier n’est rien, car ici, c’est un empire, et pas une république. »

Il lança le dossier à terre.

« Je suis empereur, j’ai tout les droits ! Pour garder un trône stable, je dois vous tuer et restreindre les libertés individuelles de chacun. »

Des hurlements d’indignation émanèrent de la foule.

« Mais… »

On ne l’entendit pas avec ces cris, alors il hurla :

« MAIS… »

La foule se tut.

« De nos jours en tant qu’empereur, faut être réaliste. Pour régner faut terroriser, ou laisser des commandes au peuple. La terreur, je l’ai assez vu sur cette terre. L’unité Alpha et Ceta sont dissoutes. Amirale, maréchal, Aoeste, je sais que vous tenez à vos grade, surtout vous, maréchal, néanmoins pour venez de le perdre. Sarasin, je sais que tu t’en tape, Øxymor je sais que tu resteras avec moi, et que le grade ne rentre pas en ligne de compte. Je garderais le 7e étage de Trachéom pour moi et ma famille. Si je suis banni de ces terres, je détruirais ce que j’ai créé. Et n’oubliez pas ces mots : Mes invagues connaissances percevront la lettre : l’inverse de l’envers est désormais la partie de la cité en dessous du chef suprême de navigation. Vylkar, vous êtes désormais à la tête de ce pays.

-Parfait, ma première décision sera bien sur… »

Il eu un rictus sadique.

« De mettre à mort tout les anciens membres de l’unité Alpha ! »

A peine eut-il le temps de prononcer sa phrase qu’une lame d’acier était pointée au dessus de son œil gauche, bloqué par un voile d’ombre.

« Dimention, donnes-moi une raison de le laisser la vie, je lui cède le pouvoir et il tue mes amis.

-Serais-tu DÉBILE ??? Tu as lutté désespérément pour le bien du peuple ! Tu lui as laissé le choix d’avoir un nouveau souverain, tu t’es battu dans les règles de l’art !! POURQUOI TUER LE NOUVEAU HÉROS DU PEUPLE ?? Abruti sinistre ! »

Il envoya valser l’empereur loin du républicain.

« Que je ne te reprenne plus jamais à faire des choses qui déshonore ce que tu as toi-même construit ! »

Il se tourna vers l’autre homme qui commença à se tenir la gorge comme s’il étouffait.

« Et vous, ne vous montrez plus jamais ingrat, autrement je vous sors les tripes par le milieu de la gorge et j’arrache votre âme pour la mettre dans une pierre que je donnerais à mes démons pour qu’ils jouent avec ! »

Il relâcha son étreinte. L’ancienne unité Alpha et Ceta étaient sur le point de partir quand Sarasin leur passa le mot suivant :

« RDV a la taverne la plus proche. »

 

 

        « Le boss m’a impressionné, il a dut travailler ça un bout de temps, mais j’ai compris. Les invagues connaissances, c’est les connaissances qui ne sont pas vagues, c’est les proches, c’est nous. Percevoir la lettre, c’est voir, donc, la lettre, une lettre est un message. »

Il but son café et reprit :

« L’inverse de l’envers, c’est l’endroit. Désormais, l’endroit qu’il possède, c’est le 7e étage. La partie de la cité, c’est le quartier, et le grade sous le chef suprême de navigation est le grade sous le grade « amirale », soit le grade « général ». En gros, le message c’est « Mes amis verront le message, l’endroit est désormais le quartier général. »

Il commanda un autre café et reprit.

« Il n’y a plus qu’une chose à faire : Aller le voir, mais voila : Kiérol, Aomushni, Aoeste, Øxymor, Dimention, Inquisatus, les 4 tireurs d’élite, et moi, ça fait 10 personnes à faire entrer discrètement chez l’emp… Euh le boss, dirons-nous. Moi, pas de problème ça me connait. Mais vous… Non là j’ai pas d’idée. Le maréchal est trop fanfaron pour se courber et se cacher…

-Comment ?

-Pardon, le maréchal est d’une trop grande carrure pour passer inaperçu. Une femme aussi belle que Kiérol attire l’attention, les snipers ça se voit et tout le monde à la trouille de Dimention.

-Ah bon ?

-Tes expériences foireuses explosives, tu sais… »

Il prit sa tasse, but et finir par dire :

« Il n’y a qu’un moyen pour ne pas éveiller les soupçons : Je vais tenter de tuer notre nouveau « Président », ah ça sonne faux ! Je préfère empereur ! Vous profiterez du chaos, et moi je n’aurais pas de problème, mais pour que l’emp… Arg le boss ne soit pas mêler à tout ça, c’est lui qui devra protéger notre pr… Pré…

-Président. Lança Inquisatus.

-Voila, s’il me blesse grièvement, alors il n’y aura pas de soucis. On fait ça, et maintenant. »

 

 

Après une journée mouvementé de changement politique, le nouveau président se reposait sur la salle du trône avec à ses cotés l’ancien empereur, désormais Escé. On attendit des cris, des ordres, des « halte !! », et des hurlements de colère, Sarasin entra en courant à peine plus vite qu’un garde, poursuivit par tous ceux qu’ils avaient croisé, et nargué. Il se jeta sur le républicain, et Escé le sauva. Tout ce déroula comme prévu.

 

 

        Après quelque semaine de tranquillité au 7e étage, le nouveau président changea du tout au tout. Il ordonna un régime de tyran, censitaire, et de terreur. Les troupes lui obéissaient aveuglément.

« J’aurais du le tuer moi-même !

-C’était à moi de le faire, répliqua Escé, écoute Sarasin, le peuple a fait son choix, il n’a qu’à l’assumer.

-Qu’importe !! On bute ce malade et tout redevient comme avant.

-Le peuple apprendra de son erreur, il comprendra que moi, je suis bien sur le trône de ce pays.

-J’aurais du te fumer quand tu l’as sauvé et l’anéantir.

-C’était mon devoir.

-Escé ne…

-M’appelle pas comme ça !

-Sérieux là j’y vais le buter là ! Là ! Tout de suite ! Là !

-Il fait nuit, laisse-moi dormir. Je suis debout depuis quatre jour moi.

-Non !

-Je t’assomme.

-…D’accord bonne nuit. »

L’empereur se retourna et marcha d’un pas tranquille qui s’accéléra jusqu’à être une course folle au fur et à mesure qu’il cherchait dans l’étage.

« Où est ma femme ???

-Vous ne savez pas ? Répondit Kiérol, elle fait je-ne-sais-quoi et elle rentrera plus tard.

-C’est dangereux ! »

Elle pouffa de rire.

« Elle est au château ! Personne n’est assez fou pour s’en prendre à elle sans que vous soyez au moins à… Non qu’importe la distance qui vous sépare, s’en prendre à elle c’est du suicide douloureux. »

L’empereur soupira.

« Et m…

-Il y a un problème ?

-Euh Kiérol… Ce… J’ai pris l’habitude de dormir avec ma femme, et sans elle je… »

Il soupira.

« J’peux pas dormir.

-Comme un enfant qui veut son nounours quoi ? Railla l’amirale d’un air moqueur et énergique.

-Pas la peine d’en rajouter.

-C’est trop mignon !

-Continuez et je vous empale !

-Ça l’est moins. Elle rentrera demain.

-Quoi ? J’ai pas dormit depuis quatre jours !

-Il vous faut quoi pour dormir ? Elle précisément ? Une femme ? Une présence comme un chien ?

-Un chien ne suffit pas. Le notre dort souvent au pied du lit, ou sur. Il faut une femme qui… Enfin voyez…

-Oui, je vois. Que vous aimez.

-Je n… »

Elle eut un regard malicieux.

« Vous me nommer « Gardienne de sommeil » ?

-P… Pardon ? Ça sonne atrocement faux.

-Je vais dormir dans votre lit, vous dormirez peut-être vous aussi. »

Sarasin passa entre les deux personnes.

« C’est parti pour les histoires de cul !

-Et en parlant de cul… »

L’empereur lui botta le derrière avec tant de force qu’il traversa le mur et disparut dans les ténèbres.

« Ce type…

-Alors vous ne m’avez pas répondu ?

-Faut que j’arrête de détruire tout les murs du château, c’est quand même le mien… Bon, laissez-moi à mon « triste » sort, je vais pas mourir pour si peu. Un homme peut tenir 10 jours sans dormir avant de mourir, moi c’est douze.

-Vous avez dit que vous m’offririez votre amour. Je ne l’ai jamais vu en fait, même si je n’y comptais pas trop, vous pouvez me céder une part de votre lit non ? Considérez de c’est professionnel.

-Je préfère considérer que vous tapez l’incruste. »

L’amirale pouffa de rire à nouveau.

« Au lit ! Allez ! »

Ils entrèrent dans la chambre. L’amirale se retourna pour fermer la porte et quand il regarda à nouveau Escé, il était déjà changé, couché dans le lit.

« Bonne nuit amirale.

-Bonne nuit, répondit-elle en se changeant. Et ne regardez pas !

-Avouez que vous aimeriez ça. Vous me connaissez non ?

-Oui, coincé…

-Pardon ??

-Je veux dire respectueux.

-J’préfère. »

Elle se glissa sous les draps. A peine eut-elle fini son mouvement que le guerrier se retourna et posa son front contre l’épaule de la femme avant de s’endormir aussitôt comme une bûche.

« C’est pas sérieux ! »

Elle se dégagea et aussitôt l’homme revint se blottir contre elle, la saisissant par la taille avec fermeté.

« Mais ! Mais ! »

Elle voulait paraître gênée, mais elle fut rarement si heureuse dans sa vie. Après de longues minutes d’hésitation, elle tourna la tête vers l’homme endormit et approcha ses lèvres des siennes, puis recula.

« Non ! Je ne dois pas ! »

Elle se figea, puis recommença et recula encore.

« Kiérol reprend-toi ! »

Elle se frappa sans force la tête du poing et Escé s’éveilla.

« Seign…

-J’ai sentit votre pouls s’accélérer.

-C’est rien… Mon pouls ?!

-… Vous m’avez réveillé pour rien ??

-Mais j’ai rien demandé moi ! »

Il sembla dubitatif, puis se blottit à nouveau contre elle et s’endormit. Au bout de quelques minutes d’attente, elle répéta son manège, avançant toujours plus prêts et recula toujours plus violement.

« Kiérol arrête ! Dit-elle à elle-même.

-Amirale, je veux dire Kiérol, vous vous sentez bien ?

-Aoeste ! Depuis quand es-tu ici ?

-Trente secondes à peine. Mais j’ai vu ton petit manège pas mal de fois.

-Euh ne lui dit pas !

-Non non. »

Elle s’allongea et aussitôt, Escé se mit sur le dos et mit son bras en travers du torse de l‘amirale, le plia pour que sa main revienne sur la hanche de la femme et plaça son autre main sous sa propre tête, se donnant un air décontracté.

« Euh ! Hum ! Aoeste…

-Un problème ?

-Et bien c’est toujours gênant quand quelqu’un vous montre son amour même inconsciemment.

-Amour vous croyez ? Vous vous fourvoyez. Regardez. Avec son bras en travers de votre torse, il calcul inconsciemment votre rythme cardiaque et respiratoire, si l’un des deux augmente, vous êtes en situation de stress ou de danger, il se réveillera pour vous défendre. Cette main sur votre hanche est à coté de la place où devrait se trouver son épée, quant à la main qu’il à mit sous sa tête, c’est pour saisit le Fendium qu’il n’a plus. Ce n’est pas de l’amour, c’est une conséquence. On ne dirait absolument pas mais… »

Il baissa la voix pour donner de l’importance à sa phrase.

« Il est protecteur, plus que vous ne pourriez le croire.

-Ah bon ? Il peut vraiment sentir mon pouls en dormant pour… Me défendre ?

-Ne bougez pas ! Malheureuse ! Sinon votre rythme cardiaque va augmenter, il va se réveiller et ça va me tomber dessus ! »

Escé se redressa vivement.

« Trop tard… Commenta Aoeste.

-Un problème Kiérol ? Votre pouls a encore augmenté, mais si c’était peu…

-Non ! Coupa-t-elle, absolument pas !

-Ce n’était pas que quand je me suis réveillé en fait. Parfois je sentais dans mon rêve que j’ai d’ailleurs déjà oublié, que vous vous penchiez sur moi et reculiez rapidement.

-Ce…

-J’ai quelque chose sur la figure ? »

Un silence pesant s’abattit sur la pièce.

« En fait je…

-Elle essayait désespérément de se retenir de vous embrasser. Lança Aoeste d’un ton moqueur.

-Kiérol vous avez perturbé mes rêves… »

Il sembla peser la situation.

« J’suis désolée !

-Aoeste dégage d’ici.

-Je ne pense pas que ce sois prudent.

-Tu sors ! Je suis….

-Coincé ! Elle me le dit souvent ! Je m’en vais c’est bon… »

Il sortit de la salle. L’amirale rougit chaudement.

« Tu lui as dit que j’étais coincé ?!

-Euh enfin ! Non ! Je l’ai…Sous-entendu ! Enfin non ! Disons qu’il a deviné ma pensé !

-Vous pensez donc que je suis coincé ?

-Euh ! »

Elle rougit d’avantage.

« Tout ça pour un baiser, marmonna-t-il, fallait le demander, idiote ! »

Il la saisit fermement et l’embrassa un long moment.

« Maintenant laissez-moi pioncer ! »

Il reprit sa position protectrice et s’endormit sur une Kiérol débordante d’une joie si intense qu’elle ne put dormir elle-même.

 

 

        Le lendemain, dans l’après-midi, l’empereur se leva enfin, ne pouvant pas dormir sans l’amirale, la femme venait donc de se lever. Il sortit à peine de sa chambre qu’une ombre se planta devant lui avec une vitesse impressionnante.

« Vous avez bien dormi monseigneur ? Dit-elle avec un sourire narquois. Mais non suis-je ! La réponse je la connais ! Vous avez pallié l’absence de votre femme cette nuit !

-Sarasin ? Aoeste t’en a parlé ? Alors tout le pays est au courant.

-Tu me crois incapable de garder un secret ?

-Je te crois incapable de maintenir ta langue derrière tes dents plus de trente secondes d’affilées, et même comme ça tu crierais sur les toits tout ce que tu entends.

-Ta femme t’attend dans le bureau.

-J’y vais.

-Et préviens l’amirale.

-Elle ne l’est plus.

-S’en fout ! »

Le Seigneur-Croc partit dans la direction donnée et croisa Kiérol.

« Vous ici ? Je n’aurais pas à vous chercher. Ma femme veut nous parler. »

Elle pâlit.

« Euh ? Elle va pas nous manger. Dit Escé.

-J’ai peur.

-De qui ? »

Elle ne répondit pas. Il dut la traîner jusqu’au bureau.

« Crystal, me voila. Kiérol semble à plat je sais pas pourquoi.

-Je n’ai pas eut toutes les informations de cette nuit ? Lança-t-elle d’un ton sévère.

-Hum… Je pense que si, il n’y a pas grand-chose à dire.

-Assis-toi. Kiérol reprenez-vous et asseyez-vous. »

Elle s’exécuta.

« A propos de la nuit dernière… Commença Crystal.

-J’assume toute la responsabilité de cet acte ! Lança l’amirale en se jetant à genou. C’est à cause de mon caprice que le Seigneur-Croc a fait ça. Prenez les sanctions qui s’imposent. »

Le guerrier et sa femme se regardèrent l’air perplexe.

« Les sanctions ? Demanda Crystal.

-La responsabilité ?! Eh, je suis maître de moi-même !

-Elle a parlé d’acte.

-Elle parle du baiser, simplement.

-Tu ne me caches rien ?

-Sur ma tête plutôt mourir ! Je l’ai juste embrassé.

-Bien. J’ai trois questions, répondis-y franchement, sans formes.

-J’écoute. »

Elle désigna Kiérol, toujours à genou.

« Aimes-tu cette femme ?

-Oui.

-L’aimes-tu plus que moi ?

-Non.

-Compte-tu coucher avec elle ?

-Non.

-Je sais ce que je voulais savoir. Vous pouvez partir.

-Kiérol ! Lança Escé, pour l’amour du ciel relevez-vous !!

-Mais… Répondit-elle sans se relever, c’est… Tout ?

-Vous vous attendiez à quoi ? A ce qu’elle se fâche ? A se qu’elle me quitte ? Sachez que dans ce pays il n’y a aucune loi sur la polygamie. Par chance la morale est assez élevée pour que les hommes et femmes se contentent d’un seul conjoint. J’estime que l’état n’a pas à se mêler des histoires de couples. S’il y a assez de place dans mon cœur pour deux femmes, qu’il en soit ainsi.

-Mais c’est…

-C’est quoi ?

-J’allais dire immoral mais…

-Ce qui serait immoral, ce serait que je vous aime que par intérêt ! Si je peux donner assez d’amour pour deux femmes, c’est une bonne chose ! Relevez-vous pour votre fierté ou restez à genou pour mon pied dans le derrière ! »

Kiérol bondit pour se remettre debout.

« Maintenant salut j’ai à faire.

-Où allez-vous ?

-A la cathédrale, je n’y pas ai mit les pieds depuis longtemps sauf pour voir Inquisatus.

-Seigneur-Croc… Je le sais déjà, mais j’ai besoin de l’entendre de votre bouche… M’aimez-vous ?

-De tout mon cœur.

-Toute votre vie ?

-Même dans la mort.

-Jusqu’à la fin ?

-Et plus loin.

-Je… Je suis heureuse… »

L’empereur partit après avoir embrassé Kiérol et rattrapa sa femme, et lui demanda :

« Pourquoi tu es aussi énervée ?

-Tu ne devines pas ?

-Non. »

Elle le gifla.

« Tu as volontairement dénigré la valeur du baiser que tu as donné à Kiérol. Elle attendait ça depuis des années, et toi, tu lui dis qu’il suffisait de demander et tu la traites d’idiote ! Et pour finir, tu lâches « Laissez-moi pioncer » !! Tu as bafoué l’amour qu’elle a pour toi !

-Je… Je n’y avais pas pensé. J’étais fatigué…

-Je sais, tu as une bonne excuse, mais ne commets plus cette faute. »

L’empereur partit d’un air songeur. Il pensa à toutes les fois où il avait ignoré les sentiments que Kiérol avait pour lui.

 

 

        Il alla à la cathédrale comme il l’avait dit et croisa le Sarasin qui regardait dans une fosse.

« Y’a quoi en bas ?

-Des fauves en tout genre ! Des lions, des guépards… Bref de tout.

-… Dans une fosse ?

-Pauvre idiot tu ne sais pas où tu es ? Je ne te le dirais pas.

-Qui tu traites te pauvre idiot ? »

Sarasin lui mit une claque dans le dos et le fit tomber.

« Toi. »

Un gardien passa et voyant Escé dans la fosse, hurla à Sarasin qui regardait la scène.

« Ne restez pas planté là ! Faites quelque chose ! Il faut aider…

-Hé c’est vos fauves, sauvez-les vous-même. »

Aussitôt les bêtes volèrent de l’enclos à grand coup de poing. Le guerrier sortit.

« J’en ai pas tué. Génial l’idée du zoo entre le château et la cathédrale. Mais renforcez la barrière de sécurité. »

Il partit.

« Seigneur Sarasin !

-Pas de Seigneur SVP.

-Mais les fauves sont…

-On s’en moque »

Il disparut.

 

 

        Arrivé à la cathédrale, le Seigneur-Croc fut abordé violement par Inquisatus.

« Ah Seigneur-Croc ! Vous venez sûrement pour la fosse !!! Ce fou de « Républicain » se comporte comme un royaliste et a fait cette fosse pour y jeter les brigands pour qu’ils se fassent dévorer sous les yeux assoiffés de sang du public !! Sur le chemin de MA cathédrale !!!

-En réalité j’étais venu me recueillir…

-Et bien la cérémonie commence bientôt ! Asseyez-vous !!! »

L’empereur s’exécuta sans un mot. La cérémonie débuta. Inquisatus ne masqua pas sa colère et fit les rituels avec de grands gestes violents et des commentaires à tout bout de champ. A la fin de la cérémonie, il trouva sur l’autel une lettre écrite par le monarque.

Mon père,

J’ai vu votre cérémonie et je me permets de soulever certains points :

-Versez deux gouttes de vin dans votre eau, et non l’inverse.

-Les hosties sacrées ne sont pas des biscuits d’apéritif que l’on consomme sur envie.

-Enoncer aux fidèles les choses à éviter était une idée intéressante, mais les accuser à tord et à travers, non.

-Le dernier prophète de la lumière est mort écartelé et pas décortiqué.

-Ne faites plus référence au infidèles comme « les enfoirés d’en face. »

-La personne qui s’en levé en pleine cérémonie que vous avez traité d’attardé mental et de « ridicule avec sa cape noire », c’était moi.

PS : Ci-joint une boîte de calmant fait à base de plantes et la liste des lieux où en trouver.

Inquisatus était si furieux qu’il ne put d’indigner ou regretter ses gestes, mettre la scène de condamnation à mort de grande barbarie entre sa cathédrale et Trachéom l’énervait trop.

 

 

        « Finalement, commenta l’empereur en s’éloignant de la cathédrale, je n’ai nulle part où me recueillir ou me reposer…

-Vous, non tu sembles inquiet.

-Oh Améthyste ! Comment ça va ?

-Bien, bien. »

Il remarqua quelle était légèrement vêtue mais suffisamment pour ne pas provoquer les foudres de son père.

« Tu vas quelque part ?

-Je vais assister au discours du « Roi Vylkar. »

-Il faut que j’y sois ! Cette tenue… C’est étrange…

-Oui, elle met en évidence que mon bassin a exactement la même mensuration que ma taille et que seules mes épaules dépassent du rectangle qu’est mon buste.

-C’est cela, exactement. Il faudrait régler ça un jour…

-C’est sur que c’est pas sexy.

-Oui comme tu dis_ Même si j’aurais employé un autre terme_ un jour on le fera.

-On va être en retard. »

Ils allèrent vite sur la place de Trachéom.

« …Et c’est pourquoi les impôts seront doublés jusqu’à nouvel ordre et le service militaire obligatoire. De plus je tiens à préciser que le droit de cuissage est rétablit pour les nobles. Le clergé n’a pas cette permission.

-Stop stop stop ! Arrêtez la musique ! Rangez les violons !

-Escé !

-Seigneur-Croc.

-Vous ne l’êtes plus.

-Le droit de cuissage ?? Les nobles ? Le clergé ?

-Oui, le droit de cuissage est officiel. Le peuple est divisé entre trois partis, le tiers-état, les pèquenots, les nobles et le clergé.

-C’est quoi le droit de cuissage ? »

Un grand blanc suivit.

« Le droit d’ordonner à une personne de peuple de coucher avec vous sous peine de mort.

-Je ne peux pas laisser faire ça !!!

-Et si ! Vous reviendrez sur votre parole ?

-… Non, le peuple à choisit son dirigeant.

-Bien ! T’es un bon chien ! Améthyste ! »

Elle regarda autour d’elle.

« Moi ?

-Oui ! J’ai décidé de faire valoir mon droit de cuissage ! »

L’empereur le saisit par la gorge.

« Répète ?

-Papa, arrête. »

Elle se rapprocha du roi et se tourna vers le public, puis retira ses vêtements sans gênes, montra son corps robotisé recouvert d’un fine couche de plastique ressemblant vaguement à de la peau. Un gémissement dé dégout parcourut la foule.

« Quand commençons-nous ? »

Le roi ne se démonta pas.

« Nous commencerons par quelque chose que tu peux tout de même faire, puisque ta tête est humaine. »

Il para de justesse la lame d’Escé.

« Méfies-toi… Ce ne sont pas mes lois, je n’hésiterais jamais à les transgresser.

-Vous êtes encore plus stupide que je ne le pensais, vous avez remarqué que j’ai paré votre attaque ? »

Le guerrier pâlit. Il n’avait peut-être pas libéré de sceau, mais il avait été paré par un homme qui ne s’était pas jeté dans les flammes pour sauver sa fille.

« Vous méritez pire que la mort.

-La vie est injuste hein ? »

Il frappa Escé de toutes ses forces et le mit à terre.

« En tant que roi de Koljeizer, j’ai le droit de vie ou de mort sur mes sujets, je te condamne à mort pour avoir tenté de m’assassiner. »

L’empereur leva la main tout en rester assis et murmura :

« Horâs ! »

Un éclair vert traversa le ciel, aussitôt Vylkar avait :

[Sarasin] Trois poignards dans la colonne vertébrale et une épée dans le sommet su crâne

[Øxymor] Une épée à travers le cœur et une à travers le foie.

[Aoeste] : Deux épées à travers la nuque.

[Maréchal] : Une épée dans chaque œil.

[Amirale] : La bouche envahie de glace jusqu’aux poumons.

[Dimention] : L’âme incinéré, déchiré et atrocement torturée

[Seigneur-Croc] : Les membres tranchés et une claymore dans le front.

[Snipers] : Des balles dans le crâne.

L’attaque ne dura qu’une seconde.

« Bravo, félicita le guerrier, parfaite synchronisation. Notre combat fut long, mais sa victoire fut courte.

-Utiliser le code vert pour un naze dans son genre… Se plaignit Sarasin.

-Seign… »

Vylkar vivait encore malgré l’impossibilité physionomique et l’état de son âme, il parvint à murmurer :

« Arch…Arch…

-Mon père ?? S’emporta l’empereur.

-Arch…Us…Turcus… Seigneur Archin… »

Il s’effondra.

« C’est un coup d’Archinturcus, je vais le tuer !!

-Calme-toi ! Nous avons remporté une guerre, rétablissons les lois.

-Amirale vous avez raison…

-Je ne suis plus amirale, rétablissez ça siouplait !

-Oui oui…

-Il a dit cela par auto-nécromancie, c’est fort. »

Il contempla le cadavre de Vylkar.

« C’est vraiment une fin minable… »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La revanche de l’empereur

 

 

        Le Seigneur-Croc était de nouveau sur le trône de Koljeizer. Il rétablit les lois et le peuple l’acclama. Mais deux jours après son avènement, le majab lui rendit visite lui-même.

« Bonjour Seigneur-Croc, commença-t-il, ou plutôt Escé. Je viens vous ordonner de reprendre le trône de Koljeizer.

-Qu’est-ce que vous m’chantez ? Je l’ai reprit ! Ce taré de Vylkar a fait valoir son droit de cuissage sur ma fille Améthyste. Ça pardonne pas.

-Et alors ?

-Alors sa mort est très peu enviable, mais surtout je sais qui l’a envoyé, Archinturcus. Je m’occuperais de son cas.

-Quand ?

-Je ne sais pas, là je veux aller voir mon père.

-Vous feriez un duel avec lui comme je l’ai demandé.

-Je le tuerais. »

Il se retourna.

« Seigneur-Croc…

-Oui ?

-Je me suis déplacé pour rien ?

-Il faut croire.

-Je déteste ça.

-Vous me prenez de haut et je déteste ça, mais je la ferme, prenez sur vous. »

Il partit en courant, rester pour affronter la colère du majab était folie, mais il savait que la première puissance mondiale ne prendrait pas la peine de lui courir après.

 

 

             Il alla en Wyrim, à Archékelbézyn, la forteresse des arches.

« Laissez-moi passer. Dit-il en franchissant la ligne rouge.

-Tuez-le ! »

Les gardes fondirent sur lui et valsèrent dans les kilomètres environnement. L’empereur hurla :

« Père !! Viens te battre ! Ou je raserais ta forteresse ! »

 Il attendit un moment, puis fracassa les remparts. Il dévasta les chapelles et les autres lieux sacrés sans remords.

« Arch !! »

Il détruisit la première aile de la forteresse.

« Arch !! Viens te battre ! »

Il continua son massacre.

 

 

             « Archempereur !

-Qu’il y a-t-il, archimage ?

-Votre fils ravage la forteresse !

-Avec le raffut qu’il fait, je suis au courant.

-Mais faites quelque chose ! »

Il se leva.

« J’y vais, j’y vais… »

 

 

             « Arch ! Viens te battre !

-Escé, je suis derrière toi !

-Te voila enfin !

-Je me rappelle le jour où tu as dit que la prochaine fois que tu reviendrais, mon empire tomberait, et quand tu es venu, c’était pour me supplier.

-Tu as une bonne mémoire. Je vais te détruire, enfoiré ! Ces sceaux qui retiennent ma force ! Tu ne les as pas fais pour moi ! Tu les as fais pour toi ! Pour que tu sois toujours au-dessus de moi ! Je ne te le pardonnerais jamais !

-C’est juste pour ça que tu es venu mettre mon domaine à feu et à sang ? Je te croyais plus raisonnable.

-Je vais t’anéantir pour tout ce que tu m’as fait !!

-Bon… »

L’Archempereur jeta sa cape et dégaina ses épées jumelles de l’ouragan et l’empereur ses épées jumelles du tonnerre.

« Le vent surpasse la foudre, lança l’empereur des arches.

-Le fils dépasse le père, lui répondit le Seigneur-Croc.

-Prétentieux.

-Enfoiré. »

Des nombreuses images apparurent autour du fils, représentant toutes un cadavre, une tombe, des os brûlés ou amas de chair. Il y en avait plus d’une dizaine de millier.

« C’quoi ça ? Lança le Seigneur-Croc.

-Ces images représentent chaque personne que tu as tuée. »

Elles commencèrent à tourbillonner autour de lui. Elles représentaient une fillette jouant des un pré, un homme embrassant sa femme, un marchand buvant avec ses amis, une famille…

« Chaque vie que tu as prise. Tu n’es qu’un fléau pour l’humanité. »

Les images disparurent et le Seigneur-Croc en fit apparaître d’autre représentant son village natal, et lui, enfant, puis tout ses succès, les dragons, les bandits terrassés, l’homme qui déchirait la nuit, l’assaut de l’empire Otrajyd, la vague de morts-vivants et son propre ami l’étant, sa victoire éclatante contre l’outre-chaos et une image représentant chacun de ses amis.

« J’ai fait de grandes choses. Regarde cette image, c’est Dimention, avant, il était un mage ridiculement faible qui a sombré dans les ombres, maintenant, il est à mes cotés et est le plus puissant démoniste qui soit. Regarde Sarasin ! Bannit par les siens, abandonné de tous, il est désormais la 8e puissance mondiale à mes cotés. Regarde Øxymor ! Un enfant que j’ai ramassé dans un marécage puant et qui maintenant est le plus dévoué de mes soldats.

-Tu…

-Tout ce qu’on jette je le ramasse. »

Les images tourbillonnèrent autour de l’Archempereur, il les chassa.

« Je suis loin d’être l’incarnation de la bonté, je n’en ai pas la prétention, mais je suis l’incarnation de la réussite, de la force !

-Ce n’est pas la modestie qui t’étouffe. »

Ils disparurent pour faire place à de grands bruits de lame qui s’entrechoquent. La neige qui recouvrait le sol s’envolait peu à peu pour laisser seulement la terre qui se trouvait en dessous et s’envolait également. Le Seigneur-Croc bondit en arrière et chargea son père qui esquiva sur le coté et tenta de lui trancher la gorge mais fut paré. Pendant ce temps, Essef et Esgey étaient venu assister à la rencontre. Escé lança :

« Tu n’es pas de taille face à moi, abandonne !

-C’est moi qui te domine, abrutit ! Écoute la voix qui dit « vas chercher la lumière » et la raison de ton existence te sera révélé et tu comprendras que ce combat n’a pas de sens !

-Même si j’ignore le but de ma vie, je m’en moque éperdument !! »

Il parvint à blesser son père au coup, une légère entaille dans le muscle sur le coté droit de la gorge. Un grand cri retentit derrière.

« …Essef ?

-Tu feras terriblement souffrir ton frère. Chaque coup que je reçois, il subit le même, mais la douleur est exactement 142 fois plus intense. »

Escé regarda son frère qui lui lança un regard suppliant bordé de larmes.

« Je renonce à te combattre. »

Il jeta ses armes.

« Mais j’ai juste une question… »

Il se rapprocha de son père.

« Est-ce toi qui as collé cette maladie à Essef pour te protéger indirectement de moi ?

-Tous les moyens sont bons pour rester en vie.

-Les sceaux étaient pour que tu restes au dessus de moi. Tu as si peur de moi… Pourquoi ? »

L’Archempereur ne répondit pas.

« POURQUOI ??

-Je ne te le dirais pas. »

Le Seigneur-Croc renonça.

« Un jour, je trouverais le moyen de te tuer.

-Un jour tu comprendras que j’ai agit l’intérêt de tous. Tu ne réalises pas. »

 

 

             Le majab était furieux que le combat n’ait pas lieu. Mais désormais la paix et l’harmonie régnait sur Koljeizer, et avec toute cette longue histoire, la famille de l’empereur s’était agrandit. Mais bientôt, la politique n’aura plus sa place face à la menace qui plane sur Éthariane.

 

 

 

 

 

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